Discours de Corinne Valls en hommage à Léon Klein

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, mon cher Claude

Mesdames et messieurs les élus

Mesdames et Messieurs les représentants des associations des anciens combattants et de la mémoire

Mesdames et messieurs les porte drapeaux

Mesdames et messieurs, chers amis

 

C’est avec une très grande émotion que nous nous retrouvons réunis aujourd’hui en cette maison du peuple pour rendre hommage à Léon Klein.

Chacun comprendra que mes premiers mots aillent a Daniele et Serge, a Michèle, Madeleine, a leur famille pour leur présenter, au nom de la municipalité toutes nos plus sincères condoléances.

J’ai voulu pour parler de Léon, a Léon, ceindre l’écharpe tricolore, l’écharpe de Maire parce que Léon c’est avant tout le résistant, celui de la MOI, l’évadé du dernier convoi en partance de la gare de Bobigny pour Buchenwald.

C’est le militant des associations d’anciens combattants, le passeur de mémoire notamment aux cotes de son, de notre ami Albert Giry, disparu, lui aussi, bien trop tôt.

Et je ne saurais que trop remercier pour sa présence et l’hommage qu’il va lui rendre, notre député Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale qui rajoute à cette cérémonie pour Léon le caractère officiel qu’il méritait bien.

L’écharpe tricolore en mémoire de Léon, également parce qu’il a joué un rôle dans la vie politique de notre ville.

Jeudi soir encore, quelques heures avant de s’éteindre, il me disait combien il était heureux et fier d’avoir participe à notre réélection.

Nous nous étions rencontrés au sein du Parti Communiste mais l’adhésion de Léon, si elle s’appuyait sur une idéologie parfaitement maitrisée, n’était nullement partisane. Son appétence pour la vie, peut être parce qu’il avait failli la perdre plusieurs fois durant cette période sombre de l’histoire de notre pays, donnait a son engagement un relief humain et humaniste, un refus de toute forme d’injustice.

Et tout naturellement avec Albert, Jacques et d’autres amis, il a constitue en 2001 le groupe des 13 dits dissidents du PC, puis le mouvement des citoyens communistes et enfin, parce que cela faisait partie de notre évolution, le mouvement de la gauche citoyenne.

Oui il était comme cela Léon, toujours a scruter l’horizon, à voir plus loin que l’instant présent pour construire une vie meilleure.

C’est dire l’exemple qu’il a été pour moi et tout ce qui nous rapprochait. Tu le sais Daniele, il était mon père romainvillois, j’étais son autre fille, celle de Romainville, celle de son engagement politique, jusqu’en mars dernier encore.

Même quand il était fatigué, toujours tiré à quatre épingles, fort élégant, comme le lui avait appris son métier de tailleur, il était présent à nos réunions, à tous les moments de campagne  électorale car tout manquement lui aurait été intolérable.

Oui tu nous as Léon accompagné au long de ces années les amis du MGC et moi, comme tu l’as fait pour les adhérents de la maison du combattant et de la mémoire, en donnant systématiquement ton opinion, en prodiguant des conseils.

Mais aujourd’hui nous avons bien du mal à entendre ta dernière recommandation à Daniele. Comment veux tu que nous ne soyons pas tristes, comment refouler nos larmes.

Bien sur pour nous tous tu demeures cet amoureux effréné de la vie, le danseur de Charleston et de tango, j’entends ton rire et, comme chacun d’entre nous, je n’oublierai pas l’homme de valeurs, le défenseur de la République que tu es.

Nous t’aimons

Combiner défense du patrimoine et évolution de notre ville, voilà les perspectives !

Romainville est une ville qui bouge! L’endormissement qui a prévalu trop longtemps n’est pas à l’ordre du jour. La mixité sociale a encore à progresser dans certains quartiers. Mais, pas à n’importe quel prix, surtout pas au détriment de l’histoire, du patrimoine de notre ville. Nous avons reconduit des promoteurs hors de notre territoire, car ils avaient obtenu de propriétaires dans le centre ville, la vente de leurs biens comme « La vieille ferme » d’une très ancienne et respectable famille Romainvilloise, mais aussi deux autres biens, avenue de Verdun et rue St. Germain. La défense patrimoniale ne doit ni être sélective, ni partisane.
Ces diverses ventes touchaient à l’équilibre urbain et patrimonial du quartier. C’est pourquoi nous avons refusé. C’est ce qui nous guidera avant l’adoption du plan d’urbanisme patrimonial. Mais tout n’est pas à intégrer dans le volet de défense patrimoniale, car trop souvent, introduit sous prétexte de confort individuel, l’évolution de notre ville est figée et les risques sont alors la détérioration irrémédiable ou les locations non-maîtrisées. Des lors il convient que la puissance publique, force d’intérêt général, se prononce.
Jacques Champion,
Président du groupe des élus du Mouvement de la Gauche Citoyenne
Ainsi que : Amal Djedid, Marie-Jeanne Calsat, Patrice Calsat, Htaya Mohamed, Aida Daoud, Isabelle Boulaudat, Guy Droz,