Déclaration de Corinne Valls

En ce samedi 6 septembre, cérémonie de la commémoration de la libération de notre ville, j’avais noté certaines absences, conséquentes, me semblait-il, de la perte de tous les repères.
Je n’imaginais nullement à quel point ceux qui n’ont de cesse de brandir la démocratie, moins les valeurs de la République, il est vrai, s’étaient perdus.
La libération de Romainville voilà 70 ans mettant un terme à l’occupation nazie, marquait, comme sur tout le territoire français, le début de la prise de conscience, de la grandeur mais aussi des turpitudes du genre humain.
La grandeur de toutes celles et ceux qui ont su mettre leur vie au service de la Liberté, qui ont su agir pour que revive la République Française.
Turpitudes de celles et ceux qui n’ont pas hésité à assassiner, torturer, trahir, trafiquer ou même dénoncer leurs voisins et compatriotes.
Une prise de conscience, disais-je, que l’on aurait pu croire servir d’expérience et d’exemple pour la suite.
Or dans une ville comme la nôtre, je ne puis que constater que certains, fonctionnaires de l’Etat en leur temps, reproduisent aujourd’hui les actes de leurs aînés qualifiés de « collabos » par l’Histoire.
Oui, quand ils n’aiment pas leurs voisins, pour des raisons qui leur appartiennent ils n’hésitent pas par écrit interposé à suggérer, supputer, dénoncer.
Leurs victimes sont avant tout des femmes et des hommes dont chacun, pour peu qu’il possède le sens de l’humain, peut imaginer comment ils vivent le fait de voir leur nom traîner dans la boue alors qu’ils n’ont rien à se reprocher.
Mais au-delà et sans tomber dans l’affect, comment comprendre qu’en 2014 l’on puisse reproduire les faits et gestes abjects de certains de nos anciens.
Comment se regarder dans le miroir le matin lorsque l’on opte pour de tels comportements?
Si seulement ils avaient vérifié quelques uns des faits qu’ils colportent avec délectation, ils auraient compris que tout cela n’est qu’affabulation et mensonge. Peut-être le savent-ils et persistent-ils dans la seule visée de salir et faire mal.
A ceux là, la justice réglera leur sort.

La séance du Conseil municipal du 17 septembre n’est pas allée à son terme.

En effet, une question orale a été déposée par une élue de l’opposition faisant état de rumeurs et de fausses accusations dans la ville, mettant nommément et injustement en cause un cadre de Romainville Habitat.
Face à la relance de la question par cette élue de l’opposition, le Maire de Romainville a été amenée, avec l’accord de sa majorité municipale à lever la séance et a précisé qu’elle avait engagé une plainte pour diffamation tant à l’encontre de ladite élue que de ceux qui depuis des semaines colportent ces rumeurs.
Le Conseil municipal sera convoqué ultérieurement par Madame le Maire.
De tels procédés sont indignes d’une élue et sont la négation des valeurs républicaines. Se faire l’écho de telles rumeurs en l’introduisant dans l’assemblée communale rappelle des heures les plus sombres de notre histoire et jette le discrédit sur l’ensemble des élus. Cela ne fait que favoriser le discours haineux et suspicieux du Front national.
Devant de tels agissements, nous appelons les élus de l’opposition à un sursaut républicain en se désolidarisant publiquement de telles pratiques.

Communiqué de la majorité municipale de Romainville.

Défendons ensemble la Maternité des Lilas!

La Maternité des Lilas incarne une conception unique de la grossesse au nom d’une « certaine idée de la naissance et de la parentalité ». Depuis près de quatre ans, cette maternité est en lutte pour sa pérennité face aux contraintes budgétaires et aujourd’hui son avenir est menacé par le projet de l’intégrer au centre hospitalier intercommunal de Montreuil.

Depuis le début, les élus du Mouvement de la gauche citoyenne soutiennent le projet de reconstruction de la maternité des Lilas aux Lilas. L’accès aux soins sur notre territoire doit rester accessible à tous. Sa fermeture conduirait à accentuer gravement le déséquilibre notoire de l’offre de soins hospitaliers entre l’Est et l’Ouest parisien. S’il est nécessaire de trouver une meilleure efficience des équipements hospitaliers, cela ne doit pas se faire au détriment de la rentabilité sociale et du bien commun qu’est la santé.

Depuis cet été, six mairies et le siège d’Est Ensemble affichent fièrement leur soutien à la reconstruction de la maternité des Lilas aux Lilas. Il est dommage que certaines villes, dont les deux villes de droite, n’aient pas marqué leur soutien à ce combat important qui concerne l’ensemble de la population.