Campagne politicienne pour faire oublier le passé

A 4 mois des élections départementales (cantonales) le TSV semble reparti de plus belle.

Pour certains la campagne a commencé mais les sujets évoqués semblent bien loin des enjeux départementaux, les propositions inexistantes pour les habitants et le développement du territoire.
Alors, comme à l’approche de chaque rendez-vous électoral, les accusations vont bon train pour éviter tout débat public sur les idées, les besoins des Romainvillois.

Loin des enjeux électoraux, nous proposons de rétablir quelques vérités et d’expliquer encore une fois notre action en faveur d’un développement urbain maîtrisé au service des habitants.

On entend, ici ou là, la chanson habituelle mettant en cause l’action de la municipalité, notamment en matière d’urbanisme :. Il faut surtout ne rien bouger et revenir au temps où la ville dormait tellement que personne ne savait la situer, sinon en Normandie.

D’ailleurs le laxisme pendant des décennies a coûté très cher à la ville.

Aucune rue réhabilitée, un patrimoine HLM vieillissant où pour lequel il a fallu voter un Plan Stratégique de patrimoine de 30 millions d’€ afin de maintenir les lieux en état, des équipements publics (crèches, écoles, gymnases) en panne sèche, des transports comme le métro et le tram laissés à l’appréciation des tiers, des commerces disparus etc…

Bilan au point mort. Une ville qui se recroquevillait sur elle et qui mourrait.

Ainsi, aujourd’hui on accuse le maire de complicité de la loi du marché immobilier, elle l’organiserait même, car elle vendrait le patrimoine de la ville.
Les détracteurs oublient de souligner les évolutions proposées pour renforcer les services publics (ancienne bibliothèque remplacée par la médiathèque, foyer des Retraités transformé en Maison de ressources pour les seniors, le Gymnase Vallès dont les normes pour les sportifs étaient dépassées depuis belle lurette remplacé par le gymnase Besson), l’OMS (Office Municipal du Sport qui n’existe plus depuis 6 ans) Maison des associations, restaurant communal pour 10 personnes dont on se souvient qu’ils étaient tous inaccessibles aux handicapés. L’ancien Bains-douches modernisé
qui accueille aujourd’hui la Police Municipale.
Bref ce patrimoine a largement été reconstruit, modernisé et la maison des Associations a été installée dans l’ancienne école maternelle des Bas-Pays, mais sans doute, ne s’en souviennent-ils pas car le Bas-Pays, c’est loin, ça toujours été loin, et ce n’est qu’un quartier!!

Depuis de nombreuses années, la majorité municipale conduit une politique de gauche en faveur du développement du territoire au service de tous les Romainvillois. Une action publique cohérente et structurée, pensée pour les habitants.

Faut-il rappeler que la ville avait perdu 3000 habitants entre 1975 et 1990 et que les commerces fermaient les uns après les autres faute de chalands, devenant une cité dortoir!

Faut-il rappeler que les concertations des années 2001-2002-2003 sur le projet de ville avaient abouti à une volonté partagée de mixer la population et d’accueillir de nouveaux habitants, débouchant sur la transformation du COS en PLU, en 2009.

L’ANRU de 2007 aura été l’occasion de redessiner ce centre-ville avec le quartier Cachin, dédensifier pour mieux redensifier autrement avec des résidentialisations et l’organisation du stationnement.

Aux côtés de cette nouvelle approche du quartier, la réalisation d’une Maison de l’enfance, d’une Maison des Assistantes Maternelles, de la médiathèque, d’une maison des retraités, d’un gymnase, de l’agrandissement de l’école Nationale de Musique, la reconstruction et l’agrandissement du centre Municipal de Santé auront permis de sortir quelque peu ce quartier de l’insécurité, de l’anonymat et de l’indignité.

Cette transformation urbaine va permettre de retrouver des équilibres de mixité sociale et fonctionnelle grâce à l’arrivée de véritables commerces, d’un marché aux comestibles renouvelé face à la vétusté de l’actuel, une desserte renforcée par la création d’un parking public de 100 places.

Cette dynamique de la ville a permis en quelques années de reconstruire des équipements scolaires structurant une politique globale en faveur de la jeunesse ; une école maternelle au bas-pays, un groupe scolaire de 20 classes Péri -PVC, une MAM ( Maison d’Assistantes Maternelles) et deux autres en cours dans le quartier Duclos- de Gaulle.

La ville a aussi accueillit 2 crèches, une dans la rue de la République et Bio-Crèche à coté du Monoprix, en augmentant le nombre de berceaux achetés par la ville.
565 logements sociaux liés à L’ANRU ont été reconstruits par petites unités dans un périmètre de 500 mètres autour du quartier Cachin.
65 % de ces reconstructions ont été réalisées dans le cadre de négociations avec des opérateurs privés au prix de 2200€ le m² avec des prestations identiques aux logements privés.

Malgré les constructions nouvelles, la ville, mais comme toutes celles de la Seine-Saint-Denis ont un flux migratoire légèrement négatif, c’est à dire qu’il y a plus d’habitants qui sortent qu’il y en a qui entrent. Au recensement de 1999 la ville comptait 23500 habitants, en 2009 elle en comptait 25800 et en 2013 elle en comptait environ 26000.
Depuis ce recensement de 1999, les chiffres sont connus de reconstruction minimum pour notre ville : pour conserver le même nombre d’habitants il faut réaliser 80 logements par an afin de faire face aux demandes et aux évolutions des familles (jeunes qui deviennent indépendants, divorces, séparations etc…)

Dans ce domaine, le retard pris dans les années 1980-1990 a été suffisamment préjudiciable à la ville, pour que soit respecté, les décisions prises de redressement. Car les retards pris concernaient l’entretien et le renouvellement du parc social, mais aussi l’inexistence d’une offre d’accession à la propriété.

Aujourd’hui, dans chacun des programmes réalisés par les promoteurs, des locataires HLM de Romainville ont acheté et achètent à des prix inférieurs de 10%, permettant un turn-over plus souple dans le parc social, car nous partageons l’idée de ceux-ci, « qu’on n’est pas voué à rester toute sa vie dans le logement social ».
Cette demande s’étend donc aujourd’hui à d’autres offres que nous allons proposé comme par exemple, la location-vente.
Les prix qui sont tirés par le bas le sont, grâce à la charte que nous imposons aux promoteurs.
Autrement dit c’est une solidarité entre public logé dans le privé et dans le public qui s’opère.
Les principales parcelles de foncier de la ville qui sont en vente sont préemptées par l’établissement régional du foncier, organisme public qui négocie en référence du prix des domaines (organismes fiscaux) avec les propriétaires.
Cet établissement public peut porter le foncier jusqu’à 8 ans permettant par cette anticipation une plus grande maîtrise publique.

En outre, la ville impose depuis le début 2014, date où ont pris fin les achats d’appartements de l’OPH pour L’ANRU, en VEFA, à tarif préférentiel, une participation financière des promoteurs au m² pour les équipements publics.
Toutes les constructions en ZAC ou aux abords sont soumises à cette règle, ce qui permettra de financer, notamment, la réalisation d’un nouveau groupe scolaire sur la ville.
Le carré 16-25 ans, équipement public en direction de la jeunesse sera construit sur l’espace de Gagarine dans le cadre de la restructuration de la cité.

On l’aura compris la ligne directrice des projets urbains de la ville vise en premier lieu de tenter à maintenir les prix du foncier, au départ, car des propriétaires qui vendent en veulent toujours plus, freiner les ardeurs des promoteurs quand cela touche au secteur public ou à l’intérêt général, faire appliquer la charte qui bloque les prix de sortie de partout, de tirer parti comme par exemple aux coudes cornettes où le promoteur va construire une crèche et une maison médicale (afin d’accueillir de nouveaux médecins) pour être rétrocédées au public.

Ou sur la couverture de l’A3 avec une négociation serrée avec l’Etat qui aura permis de descendre le coût des talus de l’autoroute de 2,4 millions d’euros à 600 000 €, qui ajoutés à une participation de l’opérateur constitueront des approvisionnements pour l’aménagement de la couverture estimée à 3 millions d’euros.

Ensuite adapter un plan local d’urbanisme aux réalités du terrain et des problématiques rencontrées comme au Bas Pays, sur l’avenue des Bretagnes où celui-ci a été modifié, afin d’agrandir les distances entre les bâtiments, descendre la hauteur sur une bande de 30 m de R+3 à R+1 et au-delà des 30 mètres, de diminuer de 3 étages ou encore dans le quartier des Ormes, sur le site pollué de l’usine Wippelec, afin non pas de densifier outrageusement, mais de permettre un Rez de Chaussée surélevé le long de la rue, pour une plus grande luminosité des appartements, soit un mètre cinquante de plus qu’un R+3 qui ne paraît pas exagéré, au regard des nombreuses constructions de cette hauteur, dans ce quartier.

L’approche politicienne de ce site très pollué, qui pendant 10 ans a été la préoccupation régulière des élus-es de la ville, est particulièrement scandaleuse, car c’est au moment ou une société de dépollution, qui n’est pas un promoteur, est choisit et qu’il investit 3 millions d’euros, que tout le monde hurle aux loups.

En tout état de cause, si l’enquêteur de la révision du PLU nommé par le tribunal, demande de ne pas appliquer cette modification sur cette parcelle, nous nous exécuterons.

Dès lors il faut un sacré manque de vision politique et une méconnaissance totale des attentes des Romainvillois pour déclarer que la ville bétonne de partout, car si la mémoire est courte à quelques uns, les anciennes ZAC des Bas -Pays (autour de la maison Jacques Brel) et ZAC du Chemin Vert (les cités Duclos, Neruda, de Domnis des années 1980-1990 sont des exemples flagrants à ne jamais reproduire, les habitants en savent, eux, quelque chose.
TSV = Tout Sauf Valls.
VEFA= Vente en État Futur d’achèvement.
Jacques Champion
Président du Mgc

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Maternité des Lilas: le MGC condamne les propos scandaleux sur l’IVG

Le Mouvement de la Gauche Citoyenne à voté, sans aucune réserve le vœu concernant la maternité des Lilas en conseil municipal du mois d’octobre, vœu présenté par le groupe EELV écologie les Verts. Tous les groupes politiques de gauche l’ont voté.
Ce vœu a été représenté au conseil communautaire de l’agglomération Est-Ensemble le 18 novembre 2014, voté également par toute la gauche, sauf un élu de Bagnolet appartenant à la Gauche, vice-président de l’agglomération.

Cet élu s’en est pris très violemment à l’IVG en déclarant que la pratique de l’interruption volontaire de grossesse était un acte barbare!!

Propos scandaleux et révoltant que nous condamnons avec la plus grande fermeté.

Des enseignements doivent être tirés par l’exécutif de l’agglomération Est-Ensemble
contre ses propos qui ne relèvent ni du débat politique, ni du débat démocratique mais plutôt d’une morale religieuse anti-nomique avec les règles laïques de notre République.

La droite et le centre ont quant à eux, réécrit le voeu pour faire disparaître des formulations, notamment la référence au mariage pour tous.

Rappelons que la maternité des Lilas est un centre d’accouchement et d’IVG
en lutte depuis plus de 2 ans pour sa reconstruction aux Lilas.