A nos détracteurs!

Nos détracteurs qui affirment que nous nous abaissons devant les promoteurs devraient lire cet article du journal Le Monde.

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2016/05/12/la-fronde-des-promoteurs-contre-les-maires_4918197_3234.html

A Romainville, notre charte promoteur, adoptée en 2012, agit contre la flambée des prix de l’immobilier, favorise la construction de logements de qualité et durables et permet un véritable parcours résidentiel pour les habitants tout en garantissant la participation des opérateurs au financement des équipements publics indispensables pour assurer à chacun sa place dans la ville et conserver la singularité du territoire en proposant un cadre de vie amélioré aux habitants actuels et un accueil de qualité aux nouveaux habitants.

 

La fronde des promoteurs contre les maires

Les exigences des élus freinent la reprise du marché, selon les professionnels de l’immobilier.

« Pour ancrer la reprise, il faut libérer des terrains constructibles, alléger les normes et les réglementations, accélérer les permis de construire », dit Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI. | PHILIPPE HUGUEN / AFP

Les promoteurs sont heureux : leurs ventes ont bondi, au premier trimestre, de 14,7 %, comme l’a annoncé la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), jeudi 12 mai. Deux facteurs de soutien sont identifiés : la part des investisseurs, qui reste forte, à plus de 50 %, et le retour des accédants, solvabilisés par le nouveau prêt à taux zéro, en vigueur depuis le 1er janvier.

Cette satisfaction des promoteurs se mâtine d’une importante critique.

« Pour ancrer la reprise, il faut libérer des terrains constructibles, alléger les normes et les réglementations, accélérer les permis de construire, mais nous constatons, sur le terrain, que les maires ne vont pas dans ce sens », déplore Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI.

Au cœur des récriminations : l’interventionnisme des élus et leurs exigences très détaillées. Les maires demandent aux promoteurs de s’engager en signant des chartes réputées contractuelles, mais, en fait, imposées. Mme François-Cuxac a incité ses adhérents à ne pas les signer et a écrit à quatorze villes – dont Bordeaux, Tours, La Rochelle, Reims et, en région parisienne, Romainville et Montreuil (Seine-Saint-Denis), Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ou Nanterre (Hauts-de-Seine) – pour contester leur légalité et leur effet inflationniste sur les prix des logements.

« Beaucoup de ces dispositions, que nous avons fait analyser par des juristes, sont illégales, argumente la FPI. La charte de Nanterre, adoptée le 22 mars en conseil municipal alors que le plan local d’urbanisme [PLU] est tout récent [décembre 2015], est un modèle du genre : la ville impose, par exemple, de remettre un dossier technique très détaillé, que ne prévoit pas le code de l’urbanisme. Alors que le gouvernement voulait justement simplifier et accélérer l’instruction des permis, ces villes rajoutent des formalités. »

Romainville, notamment, demande un compte rendu de la concertation obligatoire avec les riverains.

« Du chantage »

La FPI souligne un risque de discrimination des acquéreurs quand ces chartes imposent l’exclusivité de l’achat des logements à prix encadrés aux habitants de la ville ou de leur réserver la commercialisation des autres programmes pendant un mois, comme c’est le cas à Nanterre, à Romainville ou à Vitry. Montreuil, elle, va jusqu’à prévoir de communiquer aux promoteurs sa liste de candidats accédants. « Il est assez logique, quand une ville fait des efforts sur le prix du foncier, que cela ­profite à ses habitants », répond Patrick Jarry, maire (Front de gauche) de Nanterre.

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Autre illégalité : imposer un partenaire privilégié, par exemple le bailleur social, qui achètera les logements sociaux construits par le promoteur ou l’architecte. « Ces chartes, c’est du chantage, car, si on ne les signe pas, on ne peut pas travailler dans les villes, on n’obtient pas de permis », s’insurge Christian Terrassoux, président de la chambre d’Ile-de-France de la FPI, qui a, néanmoins – au nom de sa société Pitch Promotion et comme une quarantaine de ses confrères – signé la charte de Nanterre. La charte de Romainville le dit sans fard :

« Tout dépôt de permis de construire sera conditionné à la signature de la présente charte. »

Les maires se montrent aussi pointilleux sur les prescriptions techniques. Les copropriétés ne devront pas dépasser soixante logements à Romainville et les paliers ne pas desservir plus de quatre appartements, tandis que les parties communes seront éclairées par la lumière du jour ; Nanterre exige un cellier de 4 mètres carrés pour 70 % des logements, des placards, un WC séparé à partir de trois pièces, ainsi que des logements traversants, des citernes de récupération d’eau pluviale, des nichoirs à oiseaux… Romainville comme Nanterre prescrivent des surfaces minimales.

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Privation de liberté

« Toutes ces exigences majorent les coûts de construction d’au moins 20 % », affirme la FPI.

« Peut-être, mais il faut tirer la qualité vers le haut, oppose Patrick Jarry, nous ne voulons pas de logements low cost, et nous sommes très attentifs à leur qualité, à leurs finitions, à leur durabilité. » 

« C’est nous, les maires, qui, sur les marchés, prenons en pleine figure la colère d’habitants insatisfaits par leur logement », renchérit Serge Babary, maire LR de Tours.

La plupart de ces villes ajoutent, à toutes ces contraintes déjà coûteuses, des prix de vente plafonnés, qui privent les promoteurs de la liberté de fixer leurs tarifs. Bordeaux a ainsi l’ambition de construire, en quinze ou vingt ans, 50 000 logements le long de ses voies de transport, dont 30 % d’HLM et 30 % d’accession sociale à moins 2 500 euros le mètre carré TTC, parking inclus.

« D’accord pour des prescriptions techniques dans certaines zones et pour des prix plafonds dans les opérations publiques, mais pas dans les privées. Les maires vont trop loin », conclut MmeFrançois-Cuxac.

Isabelle Rey-Lefebvre

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Des choix qui représentent l’intérêt général

L’implication des citoyens dans la vie publique constitue l’essence d’une vie locale. Avec la charte du dialogue citoyen, les conseils citoyens mais également les nombreux ateliers urbains et réunions de concertation sur l’aménagement de notre ville, l’éducation ou les transports, c’est ce que nous nous attachons à faire, nous élus de la majorité municipale, au quotidien, pour rendre notre ville encore plus proche des citoyens.

Car oui, contrairement à ce que quelques-uns essaient de dire ici ou là, en tant que dépositaires de l’intérêt général nous agissons dans le respect des engagements pris devant la population en mars 2014. Nous agissons pour faire de Romainville une ville innovante, une ville solidaire, attractive et durable tout en conservant son identité, son patrimoine remarquable – qu’il concerne son architecture ou sa biodiversité – son caractère populaire et sa diversité.

Dès lors, que dire, que penser de ceux qui se prétendent défenseurs du pouvoir d’achat des Romainvillois alors que les uns – la droite – votent contre le maintien des taux de la fiscalité locale (et donc contre sa non augmentation) et que la représentante du Front de gauche au territoire d’Est Ensemble approuve l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ? A contrario, les élus de la majorité – socialistes, gauche citoyenne et écologistes – se sont fermement positionnés contre cette augmentation et n’ont pas augmenté les impôts depuis 2008.

Que dire, que penser de ceux qui s’opposent à tout, qui préfèrent ne rien changer, au risque de voir Romainville se paupériser et décliner ? Certaines associations qui se disent « défenseur du patrimoine et de l’environnement » défendent uniquement leurs propres intérêts au détriment de l’intérêt général et certains sont rattrapés par les tribunaux.

Que dire, que penser de ceux qui font du logement social un discours politique ? Que ce soit la Région de droite qui supprime le financement des logements sociaux dans les communes ayant déjà 30 % d’habitations à loyer modéré sans toutefois faire aucune obligation aux communes déficitaires en la matière d’en construire, ou le Front de gauche qui souhaite voir du logement social partout. Nous nous employons à diversifier l’offre de logements pour garantir un parcours résidentiel adapté à tous. Et bien entendu, contrairement aux rumeurs, aux propos malveillants servant d’argumentation politique, la création de logements s’accompagne d’un renforcement des équipements publics visant à améliorer les conditions d’accueil, tout en anticipant au mieux les besoins. En attestent l’extension des écoles Marcel-Cachin et Paul-Langevin et la construction d’un pôle éducatif dans le quartier Youri-Gagarine.

Que dire, que penser de ceux qui pour se faire entendre usent et abusent de désinformation ? Lorsqu’ils ne font pas appel à la calomnie ! Ceux qui veulent récupérer le mouvement « Nuit debout » mais qui, petit à petit, créent les conditions pour éloigner toujours un peu plus les citoyens de la vie politique et qui font par là même le jeu de l’abstention et du Front national.

Que dire, que penser de ceux qui soi-disant partagent la peine, les douleurs des autres et qui pourtant, sous prétexte de harcèlement, n’hésitent pas à jeter en pâture le drame vécu par une famille, des amis, des collègues ?

Enfin il y a ceux que l’on entend moins : ceux qui représentent cette majorité silencieuse, qui pensent qu’il ne faut pas s’appesantir sur ces débats stériles qui ne passionnent et n’agitent qu’un petit microcosme local. Avec eux, nous souhaitons continuer à travailler pour enrichir nos projets et faire de Romainville un territoire incontournable et innovant du Grand Paris tout en restant une commune à taille humaine qui sait préserver son patrimoine et son environnement.

Il y a deux ans, lors des élections municipales, vous nous avez renouvelé votre confiance, confortée lors des élections départementales et régionales de 2015, et nous tenions à vous en remercier. Depuis deux ans nous avons réalisé de nombreux projets. Nous ne sommes pas là pour vous faire une liste à la Prévert mais pour vous assurer de notre détermination à poursuivre notre action pour toutes les Romainvilloises et tous les Romainvillois. Notre détermination à poursuivre cette dynamique afin d’améliorer durablement votre cadre de vie mais aussi apporter, à travers une mixité sociale et fonctionnelle forte, des opportunités d’emplois et de parcours résidentiels.

Nous continuerons à nous positionner aux côtés de ceux qui défendent l’intérêt général, les agents du service public qui agissent chaque jour, les habitants qui se mobilisent pour construire notre ville. Car oui les associations et les citoyens ont toute leur place dans les nombreux dispositifs de participation (ateliers urbains, conseils citoyens, etc.) pour accompagner les projets et éclairer les décisions prises par les élus.

Nous allons poursuivre et amplifier les transformations de nos quartiers, innover pour améliorer le quotidien de chacune et chacun, pour donner à toutes et à tous le goût, les moyens et l’envie de vivre pleinement dans notre ville, tout en défendant les valeurs de la République. 

Les élus socialistes, du Mouvement de la Gauche citoyenne, d’Europe Écologie – les Verts, du Forum de Romainville et du Comité des citoyens gaullistes de Romainville.