Vœu de la municipalité pour le renforcement des équipes de police nationale

Mercredi 9 novembre 2016, Le Conseil municipal a adopté un vœu appelant au renforcement des équipes de la police nationale. Nous regrettons que les trois élus du groupe LR-UDI-Modem et qu’un élu du groupe Front de gauche se soient abstenus sur un vœu aussi important!

« La circonscription de police des Lilas subit, comme d’autres, en raison d’un nombre important de mutation, une diminution du nombre de fonctionnaires d’État affectés aux tâches de sécurité publique alors que les attentes de la population de ce territoire sont croissantes, alors que les missions des forces de l’ordre sont plus que jamais éprouvantes.

Ainsi, pour 2016, ce sont près de 40 agents qui ont quitté le territoire pour seulement 11 arrivées. Parallèlement aux actions conduites par l’État à travers la Police Nationale, les quatre villes de la circonscription sont, elles aussi, fortement engagées pour assurer la sécurité sur leur territoire. Les nombreuses politiques publiques conduites pour la rénovation urbaine, combattre les logiques de quartier, promouvoir la mixité sociale et favoriser le vivre ensemble participent, sur le long terme à garantir plus de sécurité et prévenir les actes de délinquance. Chaque année, des investissements massifs sont portés par ces collectivités soucieuses de déployer à leur niveau des dispositifs efficaces, à travers la police municipale, les CLSPD et les actions de prévention à caractère éducatif et social.

Ces actions sont conduites en lien étroit avec le Commissariat des Lilas dans le cadre d’un travail de coopération exigeant. Pourtant, les faits de délinquance sont en augmentation sur des sites très identifiés et des actes de violences urbaines restent à déplorer : tirs de mortier, incivilités, rixes, mettant en danger la sécurité des personnes et des biens. La situation reste préoccupante et la présence de la police nationale est plus que jamais nécessaire. Les trafics de drogue doivent être jugulés en urgence afin de rétablir un climat serein pour les habitants des quartiers concernés.

Malgré les efforts et investissements du gouvernement entre 2012 et 2016, nous payons encore la suppression de la police de proximité durant le quinquennat précédent. Le 12 septembre 2016, le ministre de l’Intérieur a rappelé que, pour cette seule année, 4600 policiers avaient été formés sur le territoire national contre seulement 400 en 2012. Le nombre d’agents formés a donc été multiplié par 10. Des moyens conséquents sont déployés sur le territoire de la Seine-Saint-Denis notamment grâce à la création d’une nouvelle unité d’intervention départementale et le recrutement de centaines de gardiens de la paix.

Dans ce contexte, le renforcement des moyens et des équipes restent une priorité afin d’assurer une présence et une réactivité de tous les instants sur les zones les plus criminogènes. La circonscription des Lilas dans le département de la Seine-Saint-Denis doit donc pouvoir bénéficier rapidement du remplacement des fonctionnaires mutés.

Les Villes de de Bagnolet, du Pré-Saint-Gervais, des Lilas et de Romainville attendent le retour à l’équilibre des effectifs du Commissariat d’ici la fin de l’année 2016 et demandent que tous les moyens soient rapidement mis en œuvre pour permettre aux forces de police d’assurer leur mission de service public dans les meilleures conditions. »

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Réponse de Corinne Valls et de la municipalité à la question des élus d’opposition sur l’urbanisme de la ville

Madame, Messieurs

Sur la forme tout d’abord, je ne peux que déplorer le ton de plus en plus agressif voire méprisant que vous employez quand vous vous adressez à moi.

Alors, lorsque je vois la courtoisie et le respect qui animent nos plus jeunes concitoyens au sein du conseil des enfants, lorsque je mesure la violence verbale dans le milieu politique quelques soient les obédiences des uns et des autres et l’impact induit sur la population je ne puis que vous formuler une requête, celle de vous prier, sans rien changer au fond car vos opinions vous appartiennent et je les respecte, de mettre d’avantage de forme lorsque vous vous adressez à moi.

Je sais bien que je fais partie de cette moitié de l’humanité qui posséderait moins de neurones dans son cerveau que l’autre, notamment sur des sujets à caractère plus techniques voire scientifiques.

Cependant, comme vos amis du genre masculin à la tête d’exécutif de villes voisines qui d’ailleurs se heurtent aux mêmes récriminations de la part de leur opposition, je m’appuie sur le professionnalisme des employés municipaux et des bureaux d’études qui nous accompagnent en matière d’urbanisme.

C’est ainsi que le projet de ville a été élaboré dès les années 2000 dans le cadre d’ateliers urbains animés par l’opérateur que nous avions choisi pour rédiger le PLU.

Revenons-en à votre question orale.

Pour la énième fois, vous interpellez la majorité municipale sur les projets urbains qu’elle conduit pour améliorer le cadre de vie des habitants. Nous entendons que certains projets ne vous plaisent pas, que certains habitants s’expriment à travers des pétitions en ligne. Nous entendons leurs remarques et travaillons au quotidien, en respectant nos engagements pris devant la population, pour l’intérêt général sans avoir la prétention de rechercher l’assentiment de chaque citoyen.

Vous faîtes état d’une pétition de plus de 1000 signataires. Loin de moi l’idée de mettre en cause ce chiffre, mais je n’en ai jamais été destinataire.

Ou, pour être tout à fait exacte, j’ai bien reçu un courrier des associations en date du 18 octobre 2016 comportant une vingtaine de commentaires provenant, pour certains, de personnes extérieures à notre ville.

J’attends désormais de recevoir les dizaines de pages de signatures que vous avez réussies à recueillir. Des signatures sans doute de la France entière, et naturellement de Romainvillois qui n’ont pas assisté à la réunion publique du 17 décembre 2016.

Je reviendrai sur la requalification de la place du 19 mars 1962 qui tient à cœur à chacun d’entre nous. Permettez-moi en amont de vous rappeler, le plus brièvement possible l’ensemble des concertations que nous portons dans le cadre des projets urbains.

Il y eu une centaine de réunions (Ateliers urbains ouverts à tous et réunions à l’échelle des immeubles) dans le cadre du PRU Marcel Cachin, il y a eu, à ce jour, 5 réunion publiques dans le cadre du NPNRU Youri Gagarine et 25 réunions d’abord avec les habitants référents, ensuite avec les membres du conseil citoyen pour définir ensemble le projet.

Sur Gagarine comme sur les autres projets nous avons su entendre, conformément aux engagements de la charte du dialogue citoyen, le souhait d’une dé densification, nous avons donc diminué le nombre de logements, les hauteurs des programmes, etc…

Sur Charles de Gaulle nous avons présenté le projet urbain finalisé en septembre dernier.

Sur Panotel prochainement nous réaliserons la 4ème réunion publique de concertation pour présenter et entendre les remarques des riverains sur les projets avant dépôt des permis de construire.

Sur la cité des Mares nous rencontrerons début 2017 les habitants pour continuer à réfléchir ensemble à l’avenir de leur quartier.

Oui nous co-construisons les projets urbains avec les habitants, oui nous intégrons leurs remarques souvent pertinentes et prenons pleinement la mesure des impacts des évolutions sur l’environnement et le cadre de vie.

Oui nous partageons votre constat, les gens ne se mobilisent pas suffisamment quand il s’agit de prendre connaissance en amont des projets pour lesquels nous nous attachons à concerter, informer, modifier dans le cadre des instances de dialogues tels que les Ateliers urbains ou les Conseils citoyens.

Pourtant c’est bien cette méthode exigeante d’association des habitants et riverains que nous avons appliqué au projet de requalification de la Place du 19 mars 1962.

Dès les années 2000 dans le cadre de l’élaboration du PADD, du PLU et du PRU nous avions identifié ce secteur du cœur de ville comme territoire mutable.

Nous avons validé le projet de la phase 1 en 2008 car il était le seul dans le cadre du concours organisé à proposer une place publique de qualité, et par là m^me unnespace public agrandi, une continuité avec le quartier Marcel Cachin requalifié.

En juin 2009 nous avions présenté le projet de la phase 1 de la Place des Commerces en même temps que celui de la Plaine centrale Cachin pour engager une profonde mutation du centre-ville pour rétablir des équilibres, une harmonie dans un cœur de ville où jusqu’alors se juxtaposaient des espaces disparates. Nous voulions créer une place publique structurante, sur laquelle la place de la voiture serait limitée, autour de laquelle des commerces participeraient au renforcement du lien social et au dynamisme économique.

De 2008 à 2013 nous avons aussi présenté lors de la fête de la ville les projets urbains, pour entendre les remarques des Romainvillois.

Il me semble que cet objectif est atteint quand j’entends les nombreux avis positifs sur le marché, l’augmentation de sa fréquentation et du chiffre d’affaires de nombreux commerçants depuis un mois.

Nous avons modifié le projet architectural de la phase 2 et 3 qui, tout en dialoguant avec la partie récemment livrée, s’inspire d’une architecture des années 30 caractéristique de notre ville.

Comme vous le soulignez, nous avons invité les habitants à découvrir le projet imaginé par Michel Lakatos sur ces phases deux et trois de la Place des commerces il y a près d’un an, lors d’un atelier urbain.

Cinquante personnes seulement ont participé à ce temps d’échange.

Nous avions alors entendu les remarques sur l’importance de limiter l’occupation de la place triangulaire et y travaillons encore en repensant les usages.

Nous travaillons à une relocalisation de l’Ar’Ocafé, dans un autre lieu que cette Place afin de répondre aux besoins d’emplacement plus spacieux de l’association. Nous n’avons pas pu faire de retour car nous n’avons pas finalisé les plans d’aménagement de cette place notamment en raison des incidences de l’implantation de gaines techniques liées à la ligne 11.

Aussi nous les présenterons aux Romainvillois à nouveau dès que possible et probablement d’ici la fin de l’année à l’occasion d’un nouvel atelier urbain. Cette rencontre portera sur l’aménagement des 971 m² d’espaces publics créés et du square de 780 m² prévus dans les phases 2 et 3.

Depuis un an, le projet immobilier a aussi été retravaillé par l’architecte pour mieux répondre aux attentes des riverains et aux remarques formulées par l’Architecte des Bâtiments de France :

    • suppression partielle du dernier niveau et recul plus important par rapport aux fenêtres de la copropriété au 74 rue Saint Germain
    • Élargissement de la traversée piétonne depuis la place en demi-lune vers l’avenue du Président Wilson
    • travail sur le traitement de l’angle Saint-Germain / Wilson
    • Plantation d’arbres de haute tige le long de la rue Saint Germain

La Place des commerces réaménagée dans sa totalité permettra la création de

  • Près de 2 000 m² d’espaces publics et non plus seulement le triangle a priori tant regretté d’envrion 600 m²
  • des voiries requalifiées et une circulation apaisée
  • + de commerces et un nouveau marché
  • + de stationnements en souterrain dégageant l’espace public

Nous améliorons les espaces existants en les végétalisant, nous en créons de nouveaux, nous aménageons les trottoirs et voiries, nous prévoyons la création de jeux pour enfants, …

Je ne comprends donc pas les atermoiements sur la perte des espaces publics.

Quant à l’architecture, la lecture et l’appréciation des écritures sont subjectives pour chacun.

Oui nous avons fait le choix de créer des espaces publics de qualité, oui nous assumons la création de logements tout en assurant le développement des équipements publics tels que le marché, le parking ou le square, en anticipant les besoins en équipements scolaires, sportifs ou de loisirs.

Oui à l’échelle de la ville nous assumons l’innovation architecturale en permettant à des architectes urbanistes reconnus de dessiner le futur de notre ville, je pense à Jacques Ferrier pour la villa Soléa, à Bernard Reichen pour la Villa Respiro et la ZAC de l’Horloge, à Jean François Authier pour la cité des Mares, je pense au cabinet Cohen Pouillard pour le pôle éducatif Youri Gagarine, ou encore à François Grether, Philippe Vignaud et Christian Marina pour Panotel.

Oui nous n’acceptons pas l’uniformité, car notre ville, au cœur de la Métropole du Grand Paris doit continuer à avancer, toujours avec ses habitants. Nous en reparlerons donc prochainement lors d’un atelier urbain.