Les élus de la gauche citoyenne n’ont pas voté le budget d’Est Ensemble

Lors du Conseil de territoire d’Est Ensemble du 28 mars 2017, les  élus du Mouvement de la gauche citoyenne n’ont pas voté le budget. Retrouvez ci-dessous, l’intervention de Jacques Champion.

« Monsieur le Président,

 Mes chers collègues,

 Il y a un an déjà, le groupe MGC n’avait pas pris part au vote du budget de l’Établissement public territorial (ept) d’Est Ensemble, en opposition à l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui certes répondait à une nécessité d’harmonisation, mais était aussi un moyen d’utiliser un levier fiscal dont les conséquences pour certains habitants du territoire ne sont pas négligeables.

Aujourd’hui, nous le regrettons mais nous n’allons pas pouvoir, une nouvelle fois participer à son adoption pour deux raisons.

 La première concerne la stratégie d’est ensemble pour le budget de cette année et pour celles à venir. Nous craignons une fuite en avant. Le budget primitif (BP) 2017 s’appuie et vit grâce à l’excédent de 2016 qui s’élève à plus de 20 millions d’euros en section de fonctionnement. 5,22 millions sont affectés au 1068 pour financer le solde des restes à réaliser. Le solde pour 16,48 millions va en recette de fonctionnement au 002. La grande partie de cet excédent va permettre de couvrir les charges financières (6,36 millions), les amortissements (5,35 millions) et abonder la section d’investissement pour 7,5 millions d’euros. Nous avons toujours pensé que la construction d’un budget sain et équilibré suppose que les recettes réelles de l’exercice doivent couvrir les dépenses mentionnées précédemment. De plus l’appel de fonds de la section d’investissement est trop élevé par rapport aux capacités de l’EPT. Sur les 45 389 622,33 euros de dépenses d’équipement 40% sont financés par une recette non pérenne soit 18 millions qui proviennent des articles que j’ai cité ….Or ces recettes ne seront plus là l’année prochaine (sauf si le réalisé dégage à nouveau 20 millions d’euros et dans ce cas il y a un souci sur la sincérité des recettes) mais les dépenses d’investissement le seront.

Je rappelle que les autorisations de programme et crédits de paiement (APCP) s’élèvent à près de 294 974 918,40 euros sur la totalité avec 25 115 418,18 € pour 2017.

Oui Est Ensemble engage de nombreux projets, de nombreuses réalisations d’équipement. Il y a là une ambition forte Monsieur le Président mais sommes nous en capacité de tout faire ? Sur le budget des ZAC aussi nous avons quelques inquiétudes, car le budget principal va doubler.

La dessus, une augmentation des charges foncières serait dangereuse pour nos territoires en constituant une rupture du parcours résidentiel, en excluant une partie de nos populations par des coûts d’acquisition trop élevés. Repenser les projets, augmenter la densité de manière raisonnable serait peut être une solution… A moins qu’un travail en amont sur le budget principal permette d’abonder ce budget et d’éviter des tensions sur les prix de charges foncières (je vous rappelle que le budget principal alimente le budget annexe des zac).

Je le disais donc nous avons quelques inquiétudes sur ce budget et ceux à venir. Un budget qui cette année encore se saisit du levier fiscal. C’est là le deuxième point, cette année encore une harmonisation est envisagée et va peser sur le budget des Romainvillois.

En effet, la taxe d’assainissement doit être lissée, vers le haut encore une fois pour les Romainvillois, afin de permettre de financer notamment le bassin de rétention de Montreuil (qui aurait du peser sur le budget principal). Elle est multipliée par 3 alors même que les investissements du bassin de rétention sont prévus sur 4 ans et non plus 3 comme annoncé précédemment. Je rappelle juste qu’à ce jour l’épargne brute dégagée par ce même budget avoisine les 5 millions d’euros sur une section de fonction de 9 millions d’euros.

Dans ces conditions, après la cotisation foncière des entreprises, la TEOM, alors que les tarifs des conservatoires ont eux aussi augmenté pour bon nombre d’usagers du CRD de Romainville, cette hausse de la taxe d’assainissement vient à nouveau réduire à néant les efforts que la ville porte depuis 9 ans en terme de fiscalité. Depuis 9 ans nous n’avons pas augmenté la part communale des impôts locaux.

Nous continuons à penser que le territoire peut et doit fonctionner différemment, désormais Est Ensemble n’a plus de levier fiscal certes mais nos inquiétudes restent grandes quant aux évolutions à venir et la très forte probabilité d’augmentation croissante du fonds de compensation versés par les villes au budget. Nous sommes inquiets aussi quand on voit un écart important entre le BP et le compte administratif pour 2016. Seuls 65 % des investissements ont été réalisés sur le budget principal, peut on penser qu’EE dont les compétences ne cessent avec la loi NOTRe de se densifier, atteint les limites de son pouvoir de faire sans les villes ? Demain, les villes seront les seules variables d’ajustements, quelles seront alors nos garanties que les sommes versées soient une plus-value pour les Romainvillois et l’ensemble des habitants du territoire si les projets ne sont pas conduits dans les temps impartis ?

C’est pour ces raisons que nous ne prendrons pas part au vote du budget et que nous avons voté contre l’harmonisation de la redevance d’assainissement et les taux de la TOEM. »

 

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Expression de la majorité municipale de Romainville sur les aménagements de la Place du 19 mars 1962

La Municipalité s’attache à développer un projet de ville ambitieux soucieuse d’améliorer durablement le cadre de vie des habitants à travers le développement et la requalification des espaces publics, la redynamisation de l’offre commerciale, la création de logements et le renforcement de la desserte en transports en commun.

Ce projet de ville, dont les orientations ont été définies avec les habitants dès les années 2000, est aujourd’hui en phase opérationnelle. Romainville, « la belle endormie » change, comme nous nous y étions engagés après des décennies d’immobilisme.

C’est dans cet esprit qu’à partir de 2007, dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier Marcel Cachin, la municipalité, en concertation avec les habitants, a défini un projet de restructuration du cœur de ville visant à renforcer la polarité commerciale et à restructurer son urbanité en développant les espaces publics.

C’est à travers la première phase, livrée en 2016, que nous avons reconstitué un marché alimentaire de qualité, plus performant sur le plan énergétique, plus confortable pour les commerçants et les usagers et une place de 800m².

C’est à travers cette première phase que nous avons créé un parking public de 101 places afin de mieux répondre aux attentes de stationnements sur le secteur, que nous avons développé des surfaces commerciales et su créer les conditions pour l’installation d’une banque notamment.

La réalisation de cette première phase annonçait le lancement de la deuxième après la livraison de la nouvelle halle du marché. L’information et la concertation sur le projet urbain d’ensemble ont été réengagées il y a plus d’un an. Cette deuxième phase a d’ailleurs longuement été présentée en réunion publique, sur les supports de communication municipaux ou lors des fêtes de la ville.

En décembre 2015, une cinquantaine de Romainvilloises et Romainvillois ont assisté à une présentation du projet en Mairie. Cette réunion a été suivie de trois rencontres avec les copropriétés riveraines ainsi que de réunions avec l’architecte des bâtiments de France. Les attentes exprimées lors de ces rencontres ont été entendues : alléger les aménagements des espaces publics, les végétaliser davantage, supprimer partiellement le dernier étage du bâtiment, élargir la traversée piétonne depuis la nouvelle demie lune vers l’avenue du Président Wilson, réaliser un diagnostic pour le réemploi de certaines travées de la halle du marché, etc.

Pourtant, depuis quelques mois, certains tentent de créer une polémique sur les programmes immobiliers actuels ou en développement, sur la prétendue qualité de « l’espace public de 340m² » qui seront à jamais perdus selon eux, alors que la place n’est aujourd’hui qu’un espace intermédiaire mal défini et aux usages limités. Ils critiquent également les premiers aménagements livrés à l’automne 2016.

Pourtant ces aménagements comprennent 800m² d’espaces publics. Et le projet de la phase 2 prévoit la création et la requalification de plus de 1 000 m² d’espaces publics piétons végétalisés, des voiries apaisées, l’aménagement d’un square et d’une aire de jeux pour enfants, donnant toute leur urbanité à de nouveaux commerces et logements.

Demain, autour de la place du 19 mars 1962 requalifiée, il y aura plus de 2 000 m² d’espaces publics et un square de 780 m².

Élus de la majorité municipale nous avons à cœur, dans la continuité des engagements pris devant les électeurs, de porter un projet de ville de qualité qui réponde aux attentes du plus grand nombre. Nous avons à cœur de respecter les règles du débat démocratique reposant sur le respect mutuel, l’écoute et la synthèse pour porter un projet d’intérêt général.

Si nous entendons les avis contradictoires, nous savons que tou(te)s les Romainvillois-es ne sont pas contre le changement et que nombreux sont ceux qui se félicitent de vivre dans une ville attractive et dynamique.

Une ville où les espaces verts ne disparaissent pas grâce notamment au PLU qui impose des normes de pleine terre et de végétalisation, où la préservation du paysage est aussi, à travers l’avancement des travaux de l’Ile-de-Loisirs ou encore l’aménagement de la couverture de l’autoroute A3, une réalité. Une ville où le développement de l’agriculture urbaine sous diverses formes participera encore au renforcement de la biodiversité et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Une ville qui, grâce aux efforts d’investissements considérables de la Municipalité depuis les années 2000, a pu améliorer ses services publics et offrir aux habitant des occasions de se rencontrer, se divertir, s’épanouir : la médiathèque Romain Rolland, le CRD Nina Simone, le Centre Municipal de Santé Louise Michel, le complexe sportif Colette Besson, la maison de l’enfance, la maison des retraités, la reconstruction de l’école Péri-PVC, l’extension du groupe scolaire Marcel Cachin ou encore le nouveau multi accueil Louis Aubin l’illustrent parfaitement.

Une ville qui, sans augmenter la part communale des impôts locaux depuis maintenant 9 ans, anticipe au mieux les besoins à travers des projets d’avenir ambitieux : le pôle éducatif Maryse Bastié, le carré 16/25 ans, la salle multi-sport à venir dans le quartier Youri Gagarine, le nouveau complexe sportif Baldit, le groupe scolaire dans les Bas Pays, la requalification du Palais des Fêtes, la création d’une annexe à l’espace Mandela, ou encore une maison médicale dans le secteur des Coudes Cornettes, etc.

Le projet urbain de la Place du 19 mars 1962 s’inscrit dans un projet municipal pour une ville vivante, qui évolue en respectant le passé sans le sanctuariser. Un projet de ville ambitieux visant à renforcer/améliorer le cadre de vie de tous.

Renforçons l’égalité femmes-hommes au quotidien!

A l’occasion du 8 mars, journée internationale des femmes, les élus du mouvement de la Gauche citoyenne rappellent les actions portées par la municipalité qui s’attache à proposer un projet de ville favorisant l’émancipation et l’égalité femmes-hommes au quotidien.

Cela passe d’abord en garantissant les droits des femmes, en ne tolérant plus aucun recul, en favorisant l’égalité et en luttant contre les nombreuses formes de sexisme à tous les niveaux. Pour notre collectivité ces exigences sont portées, appliquées dans chaque action, chaque politique publique notamment :

·         à travers le CMS qui mène des actions pour garantir aux femmes un accès et un accompagnement de qualité (consultations du planning familial, de victimologie ou d’une conseillère conjugale pour prévenir, parfois pour guérir les violences)

·         à travers l’éducation des plus jeunes via les différents ateliers proposés par le CMS en milieu scolaire

·         en accompagnant les parents pour une meilleure articulation des temps de vie, en accompagnant les mères isolées dans la recherche d’un mode d’accueil adapté ou en proposant des modes de gardes ponctuels tel que la Garderie éphémère

·         par le sport pour favoriser l’émancipation des femmes ou lutter contre les stéréotypes en développant des activités mixtes

·         par la culture en sensibilisant à l’égalité et en luttant contre toutes les formes de sexismes pour ouvrir de nouvelles perspectives afin d’arriver à une égalité réelle entre les femmes et les hommes.