Romainville au cœur d’ « Inventons la Métropole »

Corinne Valls, Maire de Romainville et Jacques Champion, maire-adjoint, ont participé à la proclamation des lauréats d’Inventons la Métropole du Grand Paris.
Romainville a un site retenu avec un quartier zéro carbone, zéro déchet, zéro énergie fossile et fissile dans l’actuelle zone d’aménagement concerté (ZAC) de l’Horloge, rue de la Commune de Paris. Il s’agit d’un programme mixant logements, bureaux et une activité centrée sur l’éco-design. Ce programme se développera sur 13 447 m2, auxquels s’ajouteront 1 000 m2 de ferme urbaine en toiture

Cela permettra de mener un ambitieux projet de requalification, dans ce territoire en pleine mutation de la Plaine de l’Ourcq. A proximité de la ligne 5 du métro, le site sera également desservi par le futur TZEN3. Sa localisation en entrée de ville préfigure un projet emblématique, véritable vitrine de la ZAC et de notre commune.

 

 

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Les élu-e-s du MGC pour une gestion publique de l’eau

Intervention de Jacques Champion, Président du groupe des élus du Mouvement de la Gauche citoyenne, lors du Conseil municipal du 18 octobre 2017.

« Mes chers collègues,

Je ne souhaite pas commencer mon intervention en étant désagréable mais malheureusement je suis obligé, pour la vérité, de dire un certain nombre de choses. Même si nous pensons que la question de l’eau, son approvisionnement, son prix mérite un réel débat citoyen, le groupe des élus du MGC considère ce vœu mal rédigé et de plus il omet de préciser certaines choses.

Je ne vous ai pas entendu comme si nous nous étions jamais prononcé pour une gestion publique de l’eau. Je tiens à rappeler que le 11 décembre 2008 , Mme Logiou, qui était représentante de la ville au Sedif avait voté, avec l’ensemble des élus socialistes et républicains pour la gestion en régie publique, contrairement à d’autres élus de gauche qui ont fait défaut.

Aujourd’hui décider de s’organiser en gestion publique autonome ou d’adhérer à Eau de paris est une décision lourde de conséquence en terme financier. Il faudrait racheter les réseaux secondaires, créer un réseau principal et rajouter des suppresseurs pour permettre l’accès à l’eau des habitants dans les immeubles de grande hauteur. Tout cela entraînerait des travaux pouvant aller jusqu’à 137M€ HT selon une étude d’Est ensemble et cela comme vous n’en parlez pas, je le mentionne. Il est donc illusoire de penser que seule la ville de Romainville serait en capacité de choisir la gestion publique.

Vous n’êtes pas sans savoir que les sources qui alimentent Eau de Paris ne peuvent alimenter l’ensemble des communes d’Est Ensemble notamment en terme de réserve d’eau.

De plus, vous avez en tête que le prix proposé aux parisiens par Eau de Paris est inférieur au prix de l’eau payé par les romainvillois. Ce prix ne s’explique pas uniquement du fait de la gestion publique d’Eau de Paris mais surtout du fait qu’elle capte de nombreuses eaux de source (Bièvre, Dhuys…) qui ne nécessitent pas de traitement. Seulement 50% de l’eau provient de la Seine et nécessite donc un traitement. Si plusieurs communes adhéraient à Eau de Paris, cette part d’eau de la Seine augmenterait et donc par conséquent les coûts de traitement. Quel serait donc le véritable coût pour les romainvilloises et les romainvillois si nous devions traiter une part plus importante d’eau de la Seine et changer tous les réseaux ? Encore une fois vous ne l’indiquez pas, alors que vous insinuez un prix de l’eau plus avantageux car vous ne prenez pas en compte l’ensemble de ces investissements massifs nécessaires.

Vous soulevez d’autres « avantages » à passer en régie publique de l’eau

  • un avantage environnemental : c’est un faux argument car nous ne vous avons pas attendu pour relayer déjà des messages auprès de la population pour économiser l’eau (via le mag et notre semaine éco-citoyenne) et nous pouvons également relayer le message sur les bénéfices de consommer de l’eau du robinet pour limiter la consommation de bouteilles plastiques.

  • Un avantage démocratique : faux argument également car vous oubliez que des représentants élus siègent déjà au sein du syndicat des eaux d’Ile de France et donc qu’ils représentent les intérêts des habitants. Malheureusement il y a souvent confusion entre le Sedif, syndicat, avec le prestataire.

  • Un avantage social : vous ne mentionnez pas non plus que le Sedif a un programme depuis 2011 qui permet d’apporter une aide au paiement des factures ou charges d’eau dont notamment une aide financière aux usagers en difficulté, en lien avec les centres communaux d’Action Sociale (CCAS) et les Conseils départementaux même s’il y a eu des erreurs de coupures d’eau.

Comme vous l’indiquez dans votre vœu, le passage à une gestion publique de l’eau devra être définie avant la fin de la délégation de service public (DSP) qui lie le Sedif à Véolia. Ce contrat de DSP se termine en 2022, nous devons donc nous préparer dans les prochaines années à revoir cela afin de passer en régie publique.

Nous devons donc donner mandant à notre représentante au Sedif, Mme Nicole Revidon, pour travailler en ce sens car comme nous l’avions déjà annoncé en 2008, notre préférence va clairement à une régie publique moderne, permettant aux élus que nous sommes d’assumer pleinement nos responsabilités.

Ces négociations pour aller vers une régie publique de l’eau doivent se dérouler au sein du Sedif, il serait illusoire de prendre une décision tout seul dans notre coin. Nous devons peser collectivement, avec nos élus au Sedif, pour changer ce mode de gestion.

La question n’est donc pas de savoir si nous souhaitons ré-adhérer ou non au Sedif mais de savoir comment peser efficacement afin de passer en régie publique de l’eau à la fin du contrat de DSP.

Nous ne pouvons donc voter en l’état votre vœu. Nous proposons des amendements

Remplacer le premier paragraphe « Demande au Conseil de territoire d’Est Ensemble qui doit délibérer avant le 31 décembre 2017 de ne pas ré-adhérer au SEDIF (échéance prévue par l’article L.5219-5 du Code général des collectivités territoriales) » par

Mande notre représentant au sein du Sedif pour travailler avec l’ensemble des communes sur une sortie de la DSP en 2022 et aller vers une régie publique de l’eau.

De garder le paragraphe sur la concertation et la consultation des usagers.

Enfin de supprimer les deux derniers paraphes « Demande solennellement, dans l’hypothèse d’une position contraire du Conseil de territoire, qu’il soit fait application de l’alinéa 2 de l’article L.5211-61 du Code général des collectivités territoriales afin que la délibération du Conseil de territoire prévoie expressément d’exclure du transfert de compétence au syndicat SEDIF le territoire de Romainville, afin que la commune puisse librement disposer du mode de gestion de l’eau qu’elle aura choisi dans l’intérêt supérieur de ses habitants. Mande le Maire de Romainville d’engager toute action visant à la réalisation de ces demandes. »

Car je le redis ce n’est pas nous tout seul qui pouvons investir des millions pour passer en régie publique, cela doit passer par le Sedif ou au minimum par Est Ensemble.

Et si l’on veut être tout à fait équitable, la régie publique de l’eau doit impérativement s’accompagner d’un gel des prix de l’eau, ce qui ne serait pas le cas, dans l’hypothèse envisagée, avec Eau de Paris. « 

 

Les élu-e-s du MGC présents au rassemblement pour le logement social

Les élu-e-s du Mouvement de la Gauche Citoyenne ont participé au rassemblement en faveur du logement social réunissant des présidents, administrateurs et salariés d’office HLM, des locataires du parc social et des élus locaux.
La mesure gouvernementale de baisser massivement les loyers pour compenser, auprès des locataires, une économie sur les APL représente pour Romainville habitat une perte d’un million d’euros par an, soit la moitié du budget de maintenance, la moitié du plan stratégique de patrimoine. Cette perte financière remet en cause la capacité d’investissement des organismes dans les projets urbains. Ce sont donc en premier lieu les locataires qui vont souffrir de ces mesures et c’est pour cette raison que les élu-e-s du MGC les condamne.

Corinne Valls, Maire de Romainville a par ailleurs cosigné un courrier à l’ensemble des député-e-s

Plan logement du Gouvernement : Tous perdants !

« Le gouvernement a dévoilé courant septembre 2017 les contours de son Plan Logement et plus récemment le contenu du projet de loi Finances 2018 (PLF).
L’impact des mesures concernant la baisse des APL et la Réduction du Loyer de Solidarité pourraient mettre dans une situation économique intenable les organismes HLM.
Ces mesures porteraient de fait un coup d’arrêt brutal à la mise en œuvre du Nouveau Plan National de Rénovation Urbaine (NPNRU), aux politiques soutenues d’entretien et de réhabilitation du patrimoine, à la construction neuve de logements sociaux et donc au secteur du bâtiment et à l’emploi local.
Alors que le PLF 2018 est examiné à l’assemblée nationale à partir du 17 octobre, nous, présidents et directeurs généraux d’organismes de logement social, élus locaux, organisations représentatives des salariés et des locataires alertons les députés sur les conséquences catastrophiques et insoutenables des mesures envisagées.
Nous alertons les députés sur l’écart considérable entre les pertes de ressources potentielles consécutives à l’application du PLF 2018 et les mesures de compensation financières prévues par le plan logement à destination des bailleurs sociaux.
Nous demandons que l’article 52 du PLF intitulé « Réforme des aides au logement et de la politique des loyers dans le parc social » soit supprimé et qu’une véritable concertation s’engage entre l’Etat, les élus locaux et les acteurs du logement social. »