Votons le 26 mai pour les élections européennes

Nous sommes appelés à voter dimanche prochain pour les élections européennes, en un seul tour. Je souhaitais rappeler l’importance de toutes les élections, qu’elles soient au niveau local, national ou européen. Les lois votées au Parlement européen ont des impacts non négligeables à la fois sur chaque pays et en conséquence sur les régions, les départements et les communes. En conclusion, sur chaque habitante et habitant.

Nous avons toutes et tous individuellement et collectivement notre mot à dire. Chaque voix compte ! Alors ne laissons pas les autres décider pour nous ! Ne laissons pas la place aux extrêmes et aux populismes !

Votons toutes et tous le 26 mai pour les valeurs démocratiques et républicaines !

Asma GASRI
Présidente du MGC

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Asma Gasri : « Je veux que le MGC continue à porter et développer ses valeurs et ses idées »

Asma Gasri vous êtes la nouvelle présidente du Mouvement de la gauche citoyenne (MGC), pouvez-vous vous présenter aux Romainvillois·es qui ne vous connaissent pas ?

Je suis née en 1979, j’ai grandi à Romainville dans le quartier Youri-Gagarine, entourée de mes parents et de ma sœur. J’ai fréquenté l’école maternelle de mon quartier, puis l’école élémentaire Paul-Vaillant-Couturier et le collège Houël. J’ai continué ma scolarité dans Paris, au lycée et à la faculté.

Je connais Romainville depuis toujours, j’y suis très attachée et c’est pourquoi j’y vis encore aujourd’hui avec ma famille. Je suis élue depuis 2001, j’ai poursuivi mes études en parallèle et suis devenue programmatrice en informatique.

Vous vous êtes engagée très jeune en politique, comment l’expliquez-vous ?

J’ai eu la chance d’avoir pour modèle un père engagé en tant que citoyen. Il m’a transmis l’envie de faire bouger les choses et de m’impliquer pour l’intérêt général. Je crois que c’est ce qui explique que je me suis toujours intéressée à la politique, et en particulier à la politique locale. Jeune adulte, j’ai fait partie de ce qui est devenu par la suite le Conseil local de la jeunesse : nous nous réunissions entre jeunes pour débattre de questions sociales et politiques, au sens premier du terme (la vie de la cité), et pour porter et mettre en place des projets. J’ai par la suite représenté les Romainvilloises et Romainvillois au sein des « Messagers de la Paix », un groupe de jeunes du Département de la Seine-Saint-Denis que la Ville a soutenu et accompagné. Ces expériences, outre de m’apprendre beaucoup, m’ont donné le goût de l’investissement citoyen. J’ai donc rejoint en 2001 la liste portée par le maire Corinne Valls, en tant que citoyenne sans étiquette ; je me reconnaissais complètement dans la politique qu’elle portait. L’année suivante j’ai adhéré au MGC dont les principes et valeurs me ressemblaient, à savoir les valeurs de la République assorties à la Laïcité, la Solidarité et la Démocratie active.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours d’élue romainvilloise ?

J’étais sur les listes conduites par Corinne Valls aux élections municipales de 2001 à 2014. Elue en 2001, j’ai été successivement conseillère municipale déléguée à la Jeunesse et à l’Informatique, maire-adjointe à l’Action éducative, à la Coopération décentralisée, aux Solidarités, à la Santé et aux Handicaps. J’ai également été conseillère communautaire d’Est Ensemble et présidente de Romainville Habitat.

Aujourd’hui j’occupe la fonction de maire-adjointe à l’Habitat et à l’Hygiène et je suis membre du bureau et du conseil d’administration de Seine-Saint-Denis Habitat.

Ces différentes expériences, dans des domaines assez divers, m’ont passionnée et me passionnent encore. Je suis fière de travailler pour les habitantes et les habitants de ma commune, de porter avec et pour eux des projets et des politiques publiques ambitieuses. Être élue suppose un investissement personnel important mais c’est un engagement de passion au service de l’intérêt général qui me fait évoluer au quotidien.

Quelles raisons vous ont conduite à vous porter candidate à la présidence du MGC ?

J’ai rejoint le Mouvement en 2002, soit un an après sa création ; à l’époque il s’appelait le Mouvement citoyen communiste (MCC). Depuis, je suis membre du bureau. Autant vous dire que je suis très attachée au MGC. Il y a quelques temps, Jacques Champion, notre président, nous a annoncé vouloir passer la main, dans un souci de renouvellement. Comme je suis persuadée que le MGC peut être très utile aux Romainvilloises et Romainvillois, en particulier dans le contexte social actuel, je me suis portée candidate. Je veux que ce mouvement citoyen de gauche continue à exister, à porter et développer ses valeurs et ses idées dans notre ville et au sein du territoire.

Je tiens ici à remercier Jacques Champion pour tout le travail qu’il a accompli depuis la création du mouvement, auquel il continue de contribuer activement.

Comment s’est passée votre première semaine en tant que présidente du MGC ?

Très bien ! J’ai reçu de nombreux messages de félicitations et d’encouragement qui me motivent d’autant plus à faire vivre le MGC. Il y a eu aussi de la malveillance de la part de quelques-uns, mais la seule chose qui me désole en ce qui les concerne c’est qu’on puisse encore, en 2019, utiliser les arguments qui sont les leurs. J’ai toujours pensé que les femmes devaient prendre part à la vie publique et politique ; il faut croire qu’il y a encore du travail en termes d’égalité et de droits des femmes…

Pour vous répondre, pendant cette première semaine nous avons surtout travaillé à la mise en place du nouveau bureau et réfléchi aux premières actions à mener.

Quelles vont être les thèmes de travail du MGC ces prochaines semaines ?

Les élections européennes d’abord et avant tout, l’enjeu est immense. Nous allons débattre entre nous, échanger avec les habitants et habitantes et les inviter à prendre part à ce vote déterminant. Par ailleurs, nous nous réunirons prochainement pour discuter tous ensemble des axes de réflexions et d’actions à venir dans l’intérêt des Romainvilloises et des Romainvillois.

Romainville, ville de débat et de dialogue

Le mois de février qui vient de s’écouler a été riche en termes de débat et de concertation. Tout d’abord la Ville de Romainville s’est inscrite dans le Grand débat national. Quatre débats se sont déroulés sur des thèmes différents. Ces débats ont été riches en suggestions et en propositions. Vous pouvez consulter les comptes rendus, qui ont été envoyés à la Mission du Grand débat national, sur le site de la Ville.

Nous avons organisé ces débats, ou mis à disposition des salles pour les citoyen·ne·s qui souhaitaient évoquer des thèmes en particulier, alors que les directives nationales étaient très floues. Encore une fois c’était aux collectivités locales de se débrouiller et nous avons pris notre part afi n de permettre aux Romainvilloises et Romainvillois de s’exprimer. Maintenant il est nécessaire que le Gouvernement puise dans cette matière pour répondre aux attentes des Françaises et des Français. J’ai espoir que toutes ces propositions, suggestions ou contributions seront traitées et analysées avec le plus grand sérieux afin que des mesures concrètes et positives soient présentées. Il n’est pas dans l’intérêt du Gouvernement de faire l’impasse de ce débat, ce qui ne ferait que cristalliser les tensions déjà nombreuses.

Ce mois de février s’est également illustré par des pics de pollutions aux particules fines et c’est dans cette actualité que nous avons organisé la concertation sur la Zone à faibles émissions que la Métropole du Grand Paris (MGP) a adopté. Même si nous sommes tou·te·s conscient·e·s de la nécessité de prendre des mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique, le calendrier proposé par la MGP pénalise les ménages ayant des faibles revenus. Nous ne pouvons pas réserver les déplacements automobiles à celles et ceux qui en ont les moyens et aujourd’hui les mesures d’accompagnement ne sont pas à la hauteur. Malgré les différentes primes (bonus écologique, prime à la conversion…), un ménage non imposable devrait encore débourser plus de 7 000 € pour un véhicule électrique. L’écologie, pour qu’elle soit comprise, ne doit pas être punitive. Il faut donc trouver les moyens de mieux accompagner les plus fragiles dans cette transition écologique. D’autant plus qu’à Romainville, contrairement aux Lilas et à Pantin, nous n’avons pas de mode de transport lourd pour faciliter les déplacements.

Ces espaces de débat et de dialogue concernent toutes les tranches d’âge. Le Conseil des enfants a tenu sa seconde séance plénière et l’installation du Conseil des jeunes est programmée en mars. C’est notamment à travers ces instances que nous formons nos futur·e·s concitoyen·ne·s à l’intérêt de la chose publique.

Mais faire entendre sa voix, c’est aussi participer en tant que citoyen·ne·s aux différents temps démocratiques. Et c’est en étant inscrit·e sur les listes électorales que vous pouvez le faire. Vous avez jusqu’au 31 mars pour effectuer les démarches et ainsi pouvoir voter aux élections européennes du 26 mai prochain. Les élections européennes sont malheureusement celles qui mobilisent le moins alors que l’Europe agit dans notre quotidien.

PLU patrimonial – Droit de réponse

Suite à l’article du Parisien 93 paru le 12 février sur le projet de volet patrimonial du PLU et du rapport du commissaire enquêteur rendu à cette occasion, il nous semble important de répondre aux contre-vérités énoncées dans l’article.

Démarche et objectifs du volet patrimonial du PLU

La démarche engagée de longue date, dans un objectif de préservation du patrimoine, a été élaborée avec une attention claire de concilier le développement de la commune avec la préservation de certaines traces historiques de bâtiments caractéristiques, tout en permettant aux bâtiments de continuer à vivre leur vie (isolation, extension …). Le fondement de cette démarche correspond à une vision renouvelée et moderne du patrimoine, et s’inscrit dans un mouvement que l’on peut observer dans un certain nombre de communes, notamment au sein d’Est Ensemble (Pantin, Noisy le Sec, Montreuil) et qui n’a rien d’exceptionnel.

L’objectif de lutte contre les effets de la pression foncière est un élément de contexte du développement de la commune ces dernières années, tout comme l’ensemble de la petite couronne parisienne. Contrairement à ce qui est évoqué ce n’est pas la raison principale de cette modification, mais une explication quant à l’intérêt de disposer de mesures de protection sur le bâti remarquable pour l’empêcher de disparaître complètement en conséquence de cette pression. Les fondements juridiques prévalant au classement sont bien respectés et argumentés dans le travail d’étude qui a été mené, travail que le commissaire enquêteur a semble-t-il ignoré.

La méthodologie de recensement utilisée (analyse du tissu urbain et de son évolution, catégorisation en type spécifique, présentation dans des fiches) a été expliquée lors de diverses réunions publiques au cours de l’avancement du projet, et exposé dans le dossier de présentation de la modification du PLU. Celle-ci n’a pas été reprise dans le rapport du commissaire enquêteur, comme inexistante, alors qu’elle résulte d’un travail conséquent et approfondi mené par une agence d’urbanisme, une architecte spécialisée dans les questions patrimoniales et les services de la ville.

Nous regrettons cette incompréhension de la démarche menée, malgré les éléments fournis et les nombreuses explications apportées.

Retour des habitants à travers l’enquête publique

La proportion annoncée (60%) de personnes concernées par les mesures proposées qui auraient contesté le projet est fausse, et très éloignée de la réalité.

68 observations ont été comptabilisées par le commissaire enquêteur (dont 3 transmises oralement et non retranscrites). Sans les doublons on décompte 40 observations différentes et 3 courriers de Personnes Publiques Associées (Conseil Départemental, Chambre de commerce, Syndicat des eaux).
Sur ces 40 observations, on peut en dénombrer 11 plutôt pour le projet, 12 plutôt contre le projet, et 17 présentant des interrogations sans affirmer clairement une position tranchée. A noter que certaines observations (positives ou négatives) ont été faites par les propriétaires eux-mêmes des biens concernés, et d’autres par des personnes simplement intéressées par le sujet.

Rapporté aux 163 sites concernés (120 maisons, 35 immeubles, 8 sites industriels) et sans compter les ensembles bâti recensés, cela porte à moins de 10% la proportion de remarques s’opposant au projet. A noter que 30% des remarques formulés lors de l’enquête (21 sur 68) concernent un seul site d’habitat individuel recensé.

Dispositifs financiers insuffisamment présentés

Des éléments d’explications sur les dispositifs d’aides existants ont été apportés en réponse au commissaire enquêteur à sa demande lors du PV de synthèse de l’enquête, et figurent donc dans le rapport. Comme précisé assez tôt dans l’élaboration du projet lors des réunions publiques de janvier 2018, la Ville ne prévoit pas d’aide spécifique à destination des propriétaires, par choix politique et au regard de la souplesse que laissent les nouvelles règles proposées. Il est rappelé par exemple que ce PLU patrimonial n’impose pas la réalisation de travaux, mais permet d’engager un dialogue au moment d’un projet d’évolution du bâti.

Il n’appartient pas au commissaire enquêteur de se substituer aux pouvoirs publics en conditionnant l’acceptation de nouvelles mesures réglementaires à des dispositifs publics de compensation financière, comme il le fait dans les conclusions de son rapport.

Publication du rapport

Le rapport a été rendu public le 18 janvier dès la réunion du Bureau Municipal qui a décidé de ne pas donner suite dans ce contexte à la modification du PLU, tout en affirmant clairement sa volonté de poursuivre la démarche engagée dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). Nous n’avons pas d’informations émanant de la préfecture ou d’Est-Ensemble quant à une saisine du contrôle de légalité par le commissaire enquêteur, qui est par ailleurs sans objet puisque le rapport a été publié.

Les modifications qui seront apportées au dossier initial seront en lien avec les remarques recueillies lors de l’enquête publique, et porteront sur des ajustements, sans remettre en cause les fondements du projet. Un ensemble de remarques ont porté sur la question de la cohérence entre les mesures de préservation d’un terrain et l’évolution de son environnement immédiat. L’importance de ce sujet a été entendu, d’où le renvoi au travail sur le PLUi avec des interrogations sur l’ensemble des règles de constructibilité, ce que ne permet pas de faire une simple modification de PLU.

Travail et rôle du commissaire enquêteur

Tout d’abord, il ne nous semble pas que le rôle d’un commissaire enquêteur soit de s’exprimer dans la presse a posteriori d’une enquête en donnant son opinion de la sorte, au mépris de tout devoir de réserve, et en portant des jugements n’ayant rien à voir avec le sujet pour lequel il a été désigné. Ces jugements, qui émaillent également le contenu du rapport d’enquête, nous paraissent inadaptés à la mission d’un commissaire enquêteur dans le débat public.

Outre cette confusion dans son rôle, l’analyse du commissaire enquêteur présente également des lacunes préjudiciables au projet.

Il est regrettable et dommageable que le travail de recensement synthétique et honnête sur les observations, succinctement réalisé ici, n’ait pas été produit par le commissaire enquêteur, ce qui aurait permis de remettre en perspective les critiques formulées lors de l’enquête, et évité d’aboutir aux conclusions erronées présentées dans l’article.

A aucun moment dans son rapport, il n’est évoqué le travail d’analyse sur le tissu urbain de la commune qui a préfiguré le recensement et la catégorisation proposée, pourtant composé d’une étude patrimoniale de quarante pages, de près de 200 fiches par sites et par thématiques, et de propositions réglementaires. Ce travail peut tout à fait être discuté dans son contenu et sa validité, étant le cœur du sujet, mais encore faudrait-il le considérer.

Au contraire les propositions de modifications réglementaires, et les conséquences réelles en termes de projet pour les personnes concernées, ne sont jamais mentionnées, ce qui porte à croire que cette dimension du projet, pourtant centrale dans une modification de PLU, n’a pas été appréhendée voire comprise par le commissaire enquêteur. Plusieurs retours informels de particuliers nous confirment cette lecture des événements.

Nous regrettons les conclusions lapidaires du rapport que nous jugeons partiales, difficilement compréhensibles sur la forme, allant dans le sens des oppositions privées qui se sont exprimées sans les remettre en cause ni les mettre en perspective avec la notion d’intérêt général, et ne prenant pas en compte tous les enjeux à concilier du sujet.

Tous ces éléments nous semblent découler de l’inexpérience du commissaire enquêteur, qui a semblé à plusieurs reprises dépassé par sa mission et par le domaine de l’urbanisme nouveau pour lui. Au contraire de ce qu’il affirme quant à ses « 30 ans de métiers », sa désignation en tant que commissaire enquêteur remonte seulement à l’année 2018. Les critiques sur l’incomplétude du dossier présentes dans le rapport interviennent en toute fin d’enquête, alors que le contenu du dossier a été présenté et discuté en amont au cours de plusieurs réunions et visites sur site, justement pour préparer cette partie de l’enquête.

Le climat de tension évoqué renvoie à des oppositions exprimées sur des projets passés (choix d’urbanisme de la Ville) ou en cours (Corniche des Forts, à l’initiative de la Région) n’ayant pas de lien avec le sujet de la modification sur le volet patrimonial. La Ville n’a à aucun moment participé à cette tension ressentie, et a au contraire tenté d’apporter des éléments de contexte et d’explication pour resituer ces données par rapport au projet, ce que n’aura vraisemblablement pas compris le commissaire enquêteur.

 

Débat d’orientations budgétaires 2019

Intervention de Jacques Champion, Maire-adjoint et Président du groupe des élu.e.s du mouvement de la gauche citoyenne los du Conseil municipal du 21 février 2019 pour le débat d’orientations budgétaires.

« Madame le Maire, mes chers collègues,

Notre collègue Patrice Calsat a détaillé avec exhaustivité le rapport d’orientations budgétaires soulignant l’ensemble de nos actions qui renforce toujours plus notre service public local et améliore le quotidien des romainvilloises et des romainvillois tout en préservant leur pouvoir d’achat et en investissant massivement dans des équipements publics de qualité.

Et c’est sur l’investissement que je souhaite revenir. L’année 2019 verra de nombreux investissements à hauteur de près de 35 millions d’euros.

Depuis 2001 c »est plus de 336 millions d’euros que nous avons investi pour créer de nouveaux équipements publics et améliorer le cadre de vie. Sans délaisser bien évidemment le budget de fonctionnement, au contraire de ce qui est annoncé par l’opposition. Il y a aujourd’hui plus de services publiques qu’en 2001 avec notamment la maison de la philo, la police municipale ou les nombreuses activités proposées dans le cadre des nouvelles activités périscolaires (NAP).

L’opposition n’a de cesse d’agiter le chiffon rouge en expliquant que la municipalisé brade son patrimoine, ne gère pas ses équipements. Je tiens juste à rappeler que ces investissements constitue le patrimoine d’aujourd’hui et renforcera la patrimoine de demain.

C’est grâce à l’ensemble de ces politiques publiques locales, à ces nouveaux équipements que nous recréons du lien et que nous continuons à être un rempart face aux crises économiques que notre pays a connu et risque de connaître à nouveau.

Je vous remercie. « 

Débat d’orientations budgétaires 2019

Intervention de Patrice Calsat, Maire-adjoint aux finances et au sport, lors du débat d’orientations budgétaires – Conseil municipal du 21 février 2019.

« Madame le Maire, Mes chers collègues,

Le rapport d’orientations budgétaires permet d’informer les élus sur la situation économique et financière de la ville. Je peux vous annoncer que la situation économique et financière de Romainville est plus que bonne.

Surtout ce rapport permet de mettre en évidence les équipements publics et les politiques publiques que nous mettons en œuvre pour améliorer le quotidien et le cadre de vie des habitants. Et l’année 2019 sera encore riche et ambitieuse en projets.

Notre situation économique étant bonne la ville, et pour la dixième année consécutive, ne projette pas d’augmenter ces taux de fiscalité. Depuis la baisse de 2 % des taux, votée en 2008, les Romainvillois n’ont eu à subir aucune augmentation des taux municipaux. Cette stabilité des taux a été permise par la gestion efficace des ressources de la Ville qui a été menée par la majorité municipale au cours des dernières années. Ces efforts de gestion permettent aujourd’hui d’aller plus loin, en diminuant le taux municipal de taxe foncière de 1 % par an en 2019 et 2020.

Il s’agit de répondre aux revendications concernant le pouvoir d’achat et c’est un véritable geste envers les romainvilloises et les romainvillois car près de 7000 habitants payent la taxe foncière.

Ce geste envers le pouvoir d’achat est complété avec la prime exceptionnelle versée aux agents de la collectivité touchant moins de 2000€ net mensuel que nous avons adopté à l’unanimité lors du dernier Conseil municipal.

A notre échelle et pour répondre à l’injustice sociale décidée par le Gouvernement, nous essayons de permettre aux romainvilloises et romainvillois de pérenniser leur pouvoir d’achat et c’est dans ce but également que nous ne prévoyons pas d’augmentation des tarifs municipaux.

Je sais que nos opposants n’aiment pas qu’on rappelle toutes nos actions en faveur du pouvoir d’achat mais c’est une réalité qu’ils ne peuvent nier : Nous continuons à agir pour les romainvilloises et les romainvillois sans augmenter la fiscalité conformément aux engagements que nous avons pris devant la population en mars 2014.

Malheureusement la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives n’est pas de notre ressort, vous le savez elle est décidée par le Parlement donc la baisse de 1 % du taux municipal de la taxe foncière permettra seulement d’atténuer de moitié l’augmentation décidée par le Parlement.

Ce budget marquera aussi le désendettement de notre commune tout en maintenant notre ambitieux programme d’investissements. Nous prévoyons d’emprunter 8 millions d’euros cette année, qui ne seront mobilisés qu’en cas de réels besoins. L’année dernière nous n’avons pas utilisé l’emprunt inscrit.

L’encours de la dette a diminué de 6,83 M€ en 10 ans (il est passé de 52,58 M€ au 31 décembre 2008 à 45,75 M€ au 31 décembre 2018) et la capacité de désendettement de la Ville, à la fin 2018, est de 4,88 années. Malgré l’inscription de cet emprunt, la capacité de désendettement à la fin de l’année 2019 devrait rester très satisfaisante en dessous des 8 années avec un encours de dette maintenu sous la barre des 50 M€ au 31/12/2019 à 49,85 M€.

Je le rappelle chaque année mais on considère généralement qu’en dessous de 8 ans la situation financière est très saine. Pour mémoire, la loi du 22 janvier 2018 de programmation des finances publiques pour les années 2018-2022 a fixé le seuil d’alerte sur l’endettement des communes à 12 années. Vous le voyez nous en sommes très loin.

Ce que je souhaite également souligner est la forte épargne brute que la ville dégage. Après les 10 millions d’€ en 2016, qui était une année exceptionnelle, les 7,1millions d’euros en 2017, l’épargne brute, estimée à 9,3 M€ en 2018, se maintient à nouveau à un niveau très élevé, contrairement aux craintes exprimées par la chambre régionale des comptes dans son rapport en 2016. La maîtrise des dépenses de fonctionnement et des charges de personnel a également contribuer à dégager ce haut niveau d’épargne brute sur l’exercice 2018. Au stade du budget primitif 2019, l’épargne brute devrait s’établir à environ 6,73 M€.

Notre opposition de gauche n’arrive pas à saisir l’importance des investissements en réclamant chaque année une augmentation des dépenses de fonctionnement. Ils ne pourront qu’être satisfaits car en 2019, les dépenses réelles de fonctionnement devraient s’élever à 43,9 millions d’euros soit une augmentation de 2,5 % par rapport au BP 2018.

Ce n’est pas notre volonté d’augmenter les dépenses de fonctionnement mais cette année nous souhaitons accentuer les actions en faveur de l’entretien et du nettoyage des espaces publics afin d’améliorer le cadre des vie des habitants. Mais surtout ces dépenses sont nécessaires avec l’ouverture de classes à compter de la rentrée de septembre 2019. Par ailleurs, le budget culture devrait être abondée suite à la multiplication des interventions en milieu scolaire et périscolaire et pour permettre, dans le cadre de l’ouverture du nouveau Palais des Fêtes, d’offrir une programmation culturelle riche et diversifiée.

En 2019 nous poursuivrons bien évidement nos nombreuses politiques publiques en faveur des habitants du territoire, qui ont été pour certaines renforcées et développées. Je tiens à être exhaustif afin que vous puissiez mesurer l’action concrète de la municipalité envers nos concitoyens.

Pour notre jeunesse :

– La semaine à quatre jours et demi et les NAP (nouvelles activités périscolaires), gratuites pour tous les élèves scolarisés en maternelle et en élémentaire, sont pérennisées.

– La poursuite du déploiement d’actions éducatives dans le cadre du PEDT 2 et du Plan Mercredi : la fête de la laïcité, le Concours des Arts oratoires…

– La poursuite d’actions et de projets éducatifs en milieu scolaire : distribution de dictionnaires à tous les élèves de CM2 et d’un livre de Noël aux élèves des écoles maternelles, financement de classes découvertes, poursuite des classes « Idées philosophiques » en lien avec la Maison de la Philo

– La poursuite des projets citoyens, le lancement d’une 2ème édition de cérémonie des bacheliers et relance des séjours « mobilité européenne ». L’action visant à préparer les jeunes au Bac sera renforcée.

– Des investissements conséquents pour les établissements scolaires : poursuite des travaux annuels dans les écoles, finalisation des travaux de construction de la nouvelle école aux Bas Pays, ouverture de nouvelles classes à la rentrée 2019 (équipements en mobilier, dortoirs) et déploiement de vidéoprojecteurs interactifs dans les écoles de la ville.

Pour le temps libre :

– Des temps forts festifs avec le Forum de rentrée, la semaine Eco-citoyenne, le développement d’animations estivales dans le cadre de Romainville en short (cinéma en plein air, etc.), la Nuit de la lecture

Une offre culturelle renforcée avec :

– la livraison à l’été 2019 d’un nouveau Palais des fêtes avec une programmation étoffée pour assurer une offre culturelle éclectique et diversifiée ;

– la création d’un nouvel équipement public de 260 m² pleinement dédié à la pratique de la philosophie au sein du futur Palais des fêtes ;

le développement d’un partenariat avec les réseaux artistiques du territoire et la participation à de grands événements rayonnants comme les « Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis », la « Biennale urbaine de spectacles » avec les villes de Pantin, Les Lilas et le Pré-Saint-Gervais, la « Biennale internationale des arts de la marionnette », le festival pour les tout-petits 1,9,3 Soleil et la participation au réseau courte échelle ;

– la poursuite du développement des ressources en ligne à la médiathèque et des actions de médiation autour du livre.

– la création d’un accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) à visée culturelle sur le modèle du centre sportif et d’animations Oxygène.

Pour renforcer les solidarités et l’accès aux soins :

– la poursuite des actions à destination des plus fragiles : développement des ateliers malins et des actions sur la précarité énergétique, développement des partenariats notamment en gérontologie, mise en place d’une Libellule 2, création d’un service de petits travaux pour les seniors en perte d’autonomie, acquisition du bâtiment de la Maison éco-solidaire qui accueillera, courant 2020, une épicerie sociale, etc.

– le déploiement de l’offre de soins du CMS : orthophoniste, prise en charge des enfants témoins de violences intrafamiliales et poursuite des actions de prévention (« Cuisine ta santé », «Bougez- vous ado »).

– la signature en 2019 du Contrat Local de Santé pour la période 2019 2022.

Pour l’emploi et l’insertion :

– la poursuite et l’amplification des actions en faveur de l’emploi et de l’insertion : accueil de services civique, développement des clauses d’insertion dans les marchés publics, participation à de nombreuses actions en lien avec Est Ensemble et particulièrement le repérage et la préparation des candidats romainvillois souhaitant postuler à un emploi dans le cadre de l’ouverture, à l’automne 2019, du village des marques aux Bas Pays, « opérations jobs d’été », etc.

– Un accompagnement permanent des agents du service public : formation à la playdagogie pour les animateurs dans le cadre des activités périscolaires, formation de remise à niveau en vue de favoriser l’évolution de carrière ou le reclassement des agents, formation partenariale sur les compétences psychosociales etc.

Pour la prévention et la sécurité :

– la poursuite des actions de prévention avec les collèges avec, à compter de 2019, le cofinancement par la Ville de deux postes de médiateurs sociaux dans les collèges. Mise en place des parcours « Moi, jeune citoyen » et du dispositif « Promeneur du Net ». Accueil de TIGistes.

Pour améliorer les mobilités :

– La mise en place, courant 2019, d’une aide aux particuliers pour l’acquisition de vélos à assisatnce électrique (VAE).

Pour enrichir le projet de ville avec les habitants :

– la mise en place de la deuxième édition du budget participatif,

– la poursuite de l’accompagnement des conseils citoyens, le réaménagement de la place Léonet suite aux ateliers participatifs et l’organisation d’une restitution publique,

– la poursuite des « diagnostics en marchant » dans le cadre de la convention de gestion urbaine de

proximité signée avec les bailleurs et la marche exploratoire (GUSP et CLSPD),

– la mise en place d’un Conseil des jeunes (11-17 ans) au 1er semestre 2019,

– la reconduction des subventions aux associations romainvilloises et la poursuite du soutien de la ville et de l’État dans le cadre du Fonds d’Initiatives Associatives (FIA),

– des permanences d’information auprès des habitant.e.s sur le projet de renouvellement urbain du quartier Gagarine menées en partenariat avec Seine-Saint-Denis-Habitat.

Concernant les investissements, cette année nous avons encore de nombreux projets pour continuer à améliorer le cadre de vie des habitants. Il est prévu en 2019 un important programme d’investissements pour un montant estimé à près de 34,8 M€ avec notamment :

– la réfection de l’allée des Blonnes (93 000 €) ;

– la création du square du Palais des Fêtes et la réfection de ses abords (500 000 €) ;

– la création du square Duclos (120 000 €) ;

– le recouvrement en enrobé de la rue Pierre Brossolette (85 000 €) ;

– des travaux dans différentes cours d’écoles pour un montant de 25 000 ;

Sur l’enveloppe de 250 000 dédiée au budget participatif, près de 95 % des projets concernent des travaux de voirie parmi lesquels :

– des voies cyclables et l’installation de panneaux d’indication de temps de parcours (30 000 €) ;

– la végétalisation de trottoirs (25 000 €) ;

l’installation de ralentisseurs dans la ville (51 000 €) ;

– la végétalisation de la rue de la République (35 000 €) ;

– la création d’un boulodrome à la Maison des retraité.e.s (35 000 €), etc.

Sur les équipements publics, il est prévu :

Des travaux d’entretien lourd du patrimoine bâti pour environ 900 000 dont 532 600 pour des travaux dans les écoles. En plus de ces travaux annuels, il est prévu une enveloppe de 1,5 M€ pour l’extension du réfectoire de l’école Cachin suite à l’augmentation des effectifs.

Une enveloppe de 100 000 est par ailleurs réservée pour des travaux d’accessibilité sur les bâtiments publics dans le cadre de lagenda d’accessibilité programmée (Ad’AP)

La Ville poursuivra en 2019 son programme ambitieux d’équipements nouveaux pour les, Romainvilloises et les Romainvillois.

– La réhabilitation/extension du Palais des Fêtes : des crédits à hauteur de 4,7 millions d’euros sont prévus en 2019 pour achever les travaux de cet équipement dont la livraison est prévue pour cet été.

– La construction d’une école primaire de 11 classes dans le quartier des Bas-Pays qui intégrera un dojo, un espace pour les parents d’élèves, et un terrain multisports avec couverture. Cette opération bénéficiera de crédits de paiement à hauteur de 9,8 M€ en 2019 pour achever l’opération et procéder à l’acquisition du mobilier et des équipements. L’ouverture est prévue pour la rentrée 2019.

Mais aussi :

– la construction de la Cité Maraîchère dont la livraison est prévue pour la fin d’année 2019.

– la réhabilitation du complexe sportif Bellevue dont les travaux devraient se poursuivre jusqu’en 2020.

– la poursuite des aménagements et équipements publics du quartier Gagarine. Il sera notamment prévu en 2019 des crédits de paiements pour l’acquisition de deux îlots, la construction du carré 16/25 ans et de l’espace de co-working avec une enveloppe d’environ 2,1 M€

En plus, de ces dépenses pluriannuelles, un effort important sera fait en 2019 pour renouveler une partie du parc automobile municipal afin d’’anticiper la mise en place de la Zone à Faibles Émissions à Paris. Une enveloppe globale de 952 000 est prévue. Cette enveloppe inclus l’acquisition d’un car 100 % électrique financée pour moitié par la Métropole du Grand Paris et le SIPPEREC.

Il est également prévu au budget des crédits pour des acquisitions dont celle relative au bâtiment qui accueillera l’épicerie sociale et solidaire.

Enfin, il est prévu des crédits pour la relocalisation de l’aire d’accueil des gens du voyage suite aux

travaux de prolongement du tramway T1. Ces dépenses seront entièrement remboursées par le Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis.

Vous le voyez mes chers collègues, depuis mars 2014 nous avons entrepris de nouveaux projets comme nous nous y étions engagés auprès des habitants sans toucher à la fiscalité locale. Il s’agit d’une véritable volonté de la municipalité de créer des équipements publics où les nombreuses actions et politiques publiques sont mises en œuvre pour l’ensemble des romainvilloises et romainvillois. Je me réjouis que nous maintenions un cap exigeant mais nécessaire pour améliorer le cadre de vie de chacun, que nous proposions un projet de ville porteur de sens et d’actions concrètes pour la population. Je ne doute pas que l’opposition va nous proposer mieux ou nous expliquer que nous ne faisons rien pour nos concitoyens mais permettez moi de remercier les services municipaux qui chaque jour, au service du territoire et des habitants composent avec des moyens financier limités, un projet de ville ambitieux.

Je vous remercie. »