Vœu sur le projet de centre de traitement des déchets du SYCTOM

Déclaration de Jacques Champion, Maire-adjoint et Vice-président d’Est Ensemble sur le vœu concernant le projet de centre de traitement des déchets du syctom. Vœu adopté à l’unanimité par Est Ensemble le 21 novembre 2017.

« Mesdames, Messieurs les élu.e .s,

Ce centre de traitement des déchets concerne directement notre territoire et nous occupe depuis plus de 10 ans. Vous me permettrez avant d’aborder la concertation qui nous occupe ce soir, de refaire un point historique rapide indispensable alors qu’il y a eu dans le temps une sorte de révisionnisme sur cette histoire. Je tiens à rappeler qu’en 2010, les élus du Conseil municipal de Romainville, pourtant convaincus de la nécessité d’améliorer la gestion des déchets sur le territoire, ont refusé la réalisation du projet présenté par le Syctom et fait connaître leurs inquiétudes en adoptant, à l’unanimité du Conseil Municipal un avis défavorable sur le procédé de méthanisation des déchets tel qu’il était envisagé et a émis des réserves sur l’aspect architectural retenu.

A la suite de cet avis défavorable, le permis de construire a néanmoins été délivré contre l’avis du Maire de Romainville, qui a toujours refusé de le signer. Parce que le procédé de TMB proposé n’était pas satisfaisant, qu’aucune garantie ne fut apportée sur la qualité et l’utilisation du compost produit, Romainville a accueilli le 1er février 2012 la réunion publique qui a induit le moratoire et la conduite d’audits sur le projet du Syctom.

C’est donc pour aller plus loin dans la réorientation du projet que les élus Romainvillois ont saisi la Communauté d’agglomération Est Ensemble, conduisant l’ensemble des conseillers communautaires à adopter le 11 décembre 2012 un avis précisant les conditions d’une acceptation du projet. Cet avis Communautaire a été suivi d’un nouvel avis du Conseil Municipal de Romainville, adopté le 17 décembre 2012, pour un nouveau projet réorientant drastiquement le projet initial du Syctom.

Suite à cette mobilisation des riverains et des élus, le 23 janvier 2015 Le SYCTOM a pris acte du contexte et a décidé de ne pas poursuivre le projet.

Aujourd’hui le syctom a clôturé une concertation, sur l’avenir du site. Même si nous saluons la qualité de la concertation engagée par le SYCTOM et le garant nommé par la commission nationale du débat public, nous regrettons qu’il n’y ait pas eu plus de participants aux 4 ateliers thématiques organisés cet automne pour prendre pleinement la mesure des enjeux qui nous occupent et vont encore nous occuper ces prochains mois.

Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il nous semble indispensable que ce site, structurant pour le bassin versant, poursuive une ambition de tri et de gestion des déchets comme le Syctom a commencé à le faire dès février 2016 en modernisant la chaîne de tri pour un traitement effectif de tous les plastiques.

Nous nous sommes déjà prononcés sur la nécessité qui s’impose à nous d’être toujours plus et mieux vertueux pour diminuer et mieux gérer les gisements, pour développer sur le site et avoir une véritable économie circulaire de nos déchets ménagers. Nous continuerons donc de porter la solution technique n° 1 qui vise à moderniser le site incluant la réception et le transfert des OMR par voie fluviale et bien entendu à refuser catégoriquement l’hypothèse 3 qui prévoit une chaufferie CSR.

Néanmoins nous devons continuer à réfléchir et nous permettre d’être plus vertueux et imaginatifs afin de rechercher toutes les solutions pour réduire les flux entrants comme les flux sortants. Il y a, nous le savons, une nécessité absolue de diminuer drastiquement les gisements. En ce sens, l’expérimentation lancée dans le secteur des Bas Pays est un enjeu déterminant de la politique de déchets que nous voulons mener (en un mois la collecte est passée de 200kg à 600kg par semaine). La collecte des déchets alimentaires doit être non seulement le laboratoire d’une collecte plus ambitieuse mais aussi nous questionner, élus, habitants, acteurs publics pour une prise de conscience plus que jamais nécessaire et des résultats enfin probants !

Je n’épiloguerai pas sur la valorisation des OMR avec le projet de ressourcerie, un modèle pour valoriser le plus grand nombre de déchets dans une logique de circuits court, d’économie circulaire qui compte toujours à nos yeux. Tendre vers une politique Zéro Déchet doit être plus qu’une ambition commune, un véritable programme d’action pour faire du site de Romainville un modèle d’exemplarité et le laboratoire du développement d’une véritable économie circulaire.

Ensemble, nous devons donc créer les conditions pour non seulement diminuer le tonnage des OMR mais aussi augmenter considérablement la part de ces déchets valorisés.

Le Syctom a proposé à certains élus et associations du territoire de visiter dans les prochains jours l’installation de Frog Island à Londres, un site qui utilise le procédé de séchage (hypothèse 2). Il est essentiel que tous les acteurs aient le maximum d’information sur ce procédé, son fonctionnement et ses retours d’expérience afin de juger de son opportunité et de sa cohérence pour décider de façon éclairée si cette hypothèse est acceptable dans un milieu urbain dense tel que le site du Syctom que nous connaissons. C’est tout l’objet de ce vœu, de permettre au syctom de nous apporter toutes les réponses aux questions que nous pouvons avoir afin de pouvoir choisir. Et si nous n’avons pas toutes ces informations, d’ici le vote du syctom, nous demanderons son report.

Il est nécessaire que notre position sur le projet d’usine de traitement des déchets soit unanime et corresponde pleinement aux attentes et aux ambitions que nous souhaitons pour notre territoire afin que le Syctom se conforme à la décision des élus locaux comme s’y était engagé le président de l’époque, Hervé Marseille. « 

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Romainville au cœur d’ « Inventons la Métropole »

Corinne Valls, Maire de Romainville et Jacques Champion, maire-adjoint, ont participé à la proclamation des lauréats d’Inventons la Métropole du Grand Paris.
Romainville a un site retenu avec un quartier zéro carbone, zéro déchet, zéro énergie fossile et fissile dans l’actuelle zone d’aménagement concerté (ZAC) de l’Horloge, rue de la Commune de Paris. Il s’agit d’un programme mixant logements, bureaux et une activité centrée sur l’éco-design. Ce programme se développera sur 13 447 m2, auxquels s’ajouteront 1 000 m2 de ferme urbaine en toiture

Cela permettra de mener un ambitieux projet de requalification, dans ce territoire en pleine mutation de la Plaine de l’Ourcq. A proximité de la ligne 5 du métro, le site sera également desservi par le futur TZEN3. Sa localisation en entrée de ville préfigure un projet emblématique, véritable vitrine de la ZAC et de notre commune.

 

 

Les élu-e-s du MGC pour une gestion publique de l’eau

Intervention de Jacques Champion, Président du groupe des élus du Mouvement de la Gauche citoyenne, lors du Conseil municipal du 18 octobre 2017.

« Mes chers collègues,

Je ne souhaite pas commencer mon intervention en étant désagréable mais malheureusement je suis obligé, pour la vérité, de dire un certain nombre de choses. Même si nous pensons que la question de l’eau, son approvisionnement, son prix mérite un réel débat citoyen, le groupe des élus du MGC considère ce vœu mal rédigé et de plus il omet de préciser certaines choses.

Je ne vous ai pas entendu comme si nous nous étions jamais prononcé pour une gestion publique de l’eau. Je tiens à rappeler que le 11 décembre 2008 , Mme Logiou, qui était représentante de la ville au Sedif avait voté, avec l’ensemble des élus socialistes et républicains pour la gestion en régie publique, contrairement à d’autres élus de gauche qui ont fait défaut.

Aujourd’hui décider de s’organiser en gestion publique autonome ou d’adhérer à Eau de paris est une décision lourde de conséquence en terme financier. Il faudrait racheter les réseaux secondaires, créer un réseau principal et rajouter des suppresseurs pour permettre l’accès à l’eau des habitants dans les immeubles de grande hauteur. Tout cela entraînerait des travaux pouvant aller jusqu’à 137M€ HT selon une étude d’Est ensemble et cela comme vous n’en parlez pas, je le mentionne. Il est donc illusoire de penser que seule la ville de Romainville serait en capacité de choisir la gestion publique.

Vous n’êtes pas sans savoir que les sources qui alimentent Eau de Paris ne peuvent alimenter l’ensemble des communes d’Est Ensemble notamment en terme de réserve d’eau.

De plus, vous avez en tête que le prix proposé aux parisiens par Eau de Paris est inférieur au prix de l’eau payé par les romainvillois. Ce prix ne s’explique pas uniquement du fait de la gestion publique d’Eau de Paris mais surtout du fait qu’elle capte de nombreuses eaux de source (Bièvre, Dhuys…) qui ne nécessitent pas de traitement. Seulement 50% de l’eau provient de la Seine et nécessite donc un traitement. Si plusieurs communes adhéraient à Eau de Paris, cette part d’eau de la Seine augmenterait et donc par conséquent les coûts de traitement. Quel serait donc le véritable coût pour les romainvilloises et les romainvillois si nous devions traiter une part plus importante d’eau de la Seine et changer tous les réseaux ? Encore une fois vous ne l’indiquez pas, alors que vous insinuez un prix de l’eau plus avantageux car vous ne prenez pas en compte l’ensemble de ces investissements massifs nécessaires.

Vous soulevez d’autres « avantages » à passer en régie publique de l’eau

  • un avantage environnemental : c’est un faux argument car nous ne vous avons pas attendu pour relayer déjà des messages auprès de la population pour économiser l’eau (via le mag et notre semaine éco-citoyenne) et nous pouvons également relayer le message sur les bénéfices de consommer de l’eau du robinet pour limiter la consommation de bouteilles plastiques.

  • Un avantage démocratique : faux argument également car vous oubliez que des représentants élus siègent déjà au sein du syndicat des eaux d’Ile de France et donc qu’ils représentent les intérêts des habitants. Malheureusement il y a souvent confusion entre le Sedif, syndicat, avec le prestataire.

  • Un avantage social : vous ne mentionnez pas non plus que le Sedif a un programme depuis 2011 qui permet d’apporter une aide au paiement des factures ou charges d’eau dont notamment une aide financière aux usagers en difficulté, en lien avec les centres communaux d’Action Sociale (CCAS) et les Conseils départementaux même s’il y a eu des erreurs de coupures d’eau.

Comme vous l’indiquez dans votre vœu, le passage à une gestion publique de l’eau devra être définie avant la fin de la délégation de service public (DSP) qui lie le Sedif à Véolia. Ce contrat de DSP se termine en 2022, nous devons donc nous préparer dans les prochaines années à revoir cela afin de passer en régie publique.

Nous devons donc donner mandant à notre représentante au Sedif, Mme Nicole Revidon, pour travailler en ce sens car comme nous l’avions déjà annoncé en 2008, notre préférence va clairement à une régie publique moderne, permettant aux élus que nous sommes d’assumer pleinement nos responsabilités.

Ces négociations pour aller vers une régie publique de l’eau doivent se dérouler au sein du Sedif, il serait illusoire de prendre une décision tout seul dans notre coin. Nous devons peser collectivement, avec nos élus au Sedif, pour changer ce mode de gestion.

La question n’est donc pas de savoir si nous souhaitons ré-adhérer ou non au Sedif mais de savoir comment peser efficacement afin de passer en régie publique de l’eau à la fin du contrat de DSP.

Nous ne pouvons donc voter en l’état votre vœu. Nous proposons des amendements

Remplacer le premier paragraphe « Demande au Conseil de territoire d’Est Ensemble qui doit délibérer avant le 31 décembre 2017 de ne pas ré-adhérer au SEDIF (échéance prévue par l’article L.5219-5 du Code général des collectivités territoriales) » par

Mande notre représentant au sein du Sedif pour travailler avec l’ensemble des communes sur une sortie de la DSP en 2022 et aller vers une régie publique de l’eau.

De garder le paragraphe sur la concertation et la consultation des usagers.

Enfin de supprimer les deux derniers paraphes « Demande solennellement, dans l’hypothèse d’une position contraire du Conseil de territoire, qu’il soit fait application de l’alinéa 2 de l’article L.5211-61 du Code général des collectivités territoriales afin que la délibération du Conseil de territoire prévoie expressément d’exclure du transfert de compétence au syndicat SEDIF le territoire de Romainville, afin que la commune puisse librement disposer du mode de gestion de l’eau qu’elle aura choisi dans l’intérêt supérieur de ses habitants. Mande le Maire de Romainville d’engager toute action visant à la réalisation de ces demandes. »

Car je le redis ce n’est pas nous tout seul qui pouvons investir des millions pour passer en régie publique, cela doit passer par le Sedif ou au minimum par Est Ensemble.

Et si l’on veut être tout à fait équitable, la régie publique de l’eau doit impérativement s’accompagner d’un gel des prix de l’eau, ce qui ne serait pas le cas, dans l’hypothèse envisagée, avec Eau de Paris. « 

 

Les élu-e-s du MGC présents au rassemblement pour le logement social

Les élu-e-s du Mouvement de la Gauche Citoyenne ont participé au rassemblement en faveur du logement social réunissant des présidents, administrateurs et salariés d’office HLM, des locataires du parc social et des élus locaux.
La mesure gouvernementale de baisser massivement les loyers pour compenser, auprès des locataires, une économie sur les APL représente pour Romainville habitat une perte d’un million d’euros par an, soit la moitié du budget de maintenance, la moitié du plan stratégique de patrimoine. Cette perte financière remet en cause la capacité d’investissement des organismes dans les projets urbains. Ce sont donc en premier lieu les locataires qui vont souffrir de ces mesures et c’est pour cette raison que les élu-e-s du MGC les condamne.

Corinne Valls, Maire de Romainville a par ailleurs cosigné un courrier à l’ensemble des député-e-s

Plan logement du Gouvernement : Tous perdants !

« Le gouvernement a dévoilé courant septembre 2017 les contours de son Plan Logement et plus récemment le contenu du projet de loi Finances 2018 (PLF).
L’impact des mesures concernant la baisse des APL et la Réduction du Loyer de Solidarité pourraient mettre dans une situation économique intenable les organismes HLM.
Ces mesures porteraient de fait un coup d’arrêt brutal à la mise en œuvre du Nouveau Plan National de Rénovation Urbaine (NPNRU), aux politiques soutenues d’entretien et de réhabilitation du patrimoine, à la construction neuve de logements sociaux et donc au secteur du bâtiment et à l’emploi local.
Alors que le PLF 2018 est examiné à l’assemblée nationale à partir du 17 octobre, nous, présidents et directeurs généraux d’organismes de logement social, élus locaux, organisations représentatives des salariés et des locataires alertons les députés sur les conséquences catastrophiques et insoutenables des mesures envisagées.
Nous alertons les députés sur l’écart considérable entre les pertes de ressources potentielles consécutives à l’application du PLF 2018 et les mesures de compensation financières prévues par le plan logement à destination des bailleurs sociaux.
Nous demandons que l’article 52 du PLF intitulé « Réforme des aides au logement et de la politique des loyers dans le parc social » soit supprimé et qu’une véritable concertation s’engage entre l’Etat, les élus locaux et les acteurs du logement social. »

Lettre ouverte pour une mobilisation immédiate de l’Etat afin de poursuivre le programme de renouvellement urbain du quartier Youri Gagarine

Le 28 juillet, le maire de Romainville a adressé une lettre ouverte au ministre de la Cohésion des territoires et au préfet de Seine-Saint-Denis, pour une mobilisation immédiate de l’Etat afin de poursuivre le programme de renouvellement urbain du quartier Youri Gagarine.

« Monsieur le Ministre de la cohésion des territoires
Monsieur le Préfet de la Seine-Saint-Denis,

En tant que Maire de Romainville, commune de près de 26 000 habitants en Seine-Saint-Denis, j’écris régulièrement – trop régulièrement – depuis de nombreuses années aux Ministres, aux Préfets et Présidents de l’ANRU successifs afin d’alerter du caractère urgent d’une réhabilitation profonde du quartier Youri Gagarine, quartier d’habitat social en cœur de ville.
Cette urgence ne fait que croître au regard des délais administratifs auxquels nous sommes confrontés. En quelques lignes seulement, permettez-moi de vous retracer les grandes étapes institutionnelles de ce projet :
– 2007 : la municipalité demande l’inscription du quartier Youri Gagarine dans le premier programme de renouvellement urbain.
– Décembre 2014 intégration dans le Nouveau programme de renouvellement urbain. Dès lors les services de la Ville, d’Est Ensemble et de la DRIHL finalisent en quelques mois le dossier du protocole de préfiguration.
– Avril 2016 : premier comité d’engagement de l’ANRU. La demande de démarrage anticipé d’un équipement scolaire et d’une crèche sont refusés.
– Juillet 2016 : Après de nouveaux échanges un second comité d’engagement valide ce démarrage anticipé permettant la création d’un pôle éducatif comprenant une crèche et un groupe scolaire de 22 classes qui accueillera ses premiers élèves dès la rentrée prochaine.
– Mars 2017 : transmission d’un projet de convention partenariale aux services de la DRIHL de Seine-Saint-Denis.

A ce jour, soit dix ans après la première demande de soutien de l’Etat, nous sommes plus que jamais mobilisés pour engager une requalification urbaine et fonctionnelle indispensable de ce quartier car bien loin du calendrier institutionnel, la vie quotidienne des habitants du quartier est marquée par des évènements dramatiques.
Pour exemple, depuis ces derniers mois seulement : un jeune homme est décédé aux Lilas en octobre 2016 au cours d’une rixe avec des jeunes du quartier Youri Gagarine, un autre a été grièvement blessé en avril 2017. La Police municipale a déjà effectué depuis janvier 2017 plus de 350 sécurisations, a subi une dizaine de jets de projectiles et sept regroupements armés ont nécessité une intervention. Les chiffres d’affaires des commerçants ne cessent de diminuer faute de fréquentation liée à ce fort sentiment d’insécurité.
Pour répondre à cette situation nous déployons de nombreuses actions de préventions et de sécurisations en lien avec les Polices Nationale et Municipale, nous avons lancé un Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance ambitieux pour mieux accompagner les jeunes et leurs familles.
Pourtant chaque jour l’urgence de la poursuite du programme de renouvellement urbain se fait plus pressante afin d’apaiser le quartier et d’assurer durablement la sécurité des habitants.
En témoigne encore l’incendie volontaire qui a totalement détruit le 22 juillet la Maison du projet inaugurée le 30 juin 2017. Cet équipement ouvert au public était le lieu attendu par les habitants et les membres du Conseil citoyen pour faire vivre la démocratie locale, poursuivre la co-construction du projet initiée dès 2013. Quelques soient les motivations des auteurs de cet acte de vandalisme lâche et intolérable, cette situation illustre, une fois de plus, la nécessité d’avancer au plus vite sur ce projet sans laisser quelques-uns intimider les habitants et les institutions que nous représentons.

Mais alors, quand pourrons-nous enfin annoncer une validation de la convention partenariale ?
Quand pourrons nous assurer aux habitants la réalisation prochaine d’un lieu ressource pour les jeunes ? D’un centre d’activité ? D’une salle multisport ? La réhabilitation de leur logement ou leur relogement au sein d’un programme neuf ? La requalification du pôle commercial ?

Je m’interroge car déjà des points de blocages sur le projet de convention ont été identifiés par les services de l’Etat : la nécessité d’attendre les autres villes pour donner pleinement sens à une stratégie locale de l’Habitat au niveau du territoire, l’obligation de reconstituer du PLAI dans une ville qui compte déjà près de 50% de logements locatifs sociaux … Des points qui, vus depuis le quartier Youri Gagarine lui-même, sont bien dérisoires.
Les habitant du quartier ne peuvent plus entendre que nous travaillons avec les institutions partenaires sur la maquette financière parfaite, sur le nombre exact de PLAI à reconstituer sur site. Ils vivent au quotidien l’inertie des pouvoirs publics, attendent qu’enfin le quartier, leur cadre de vie changent et que leur sécurité soit assurée.

Messieurs, aidez-nous à créer les conditions pour qu’enfin rapidement un calendrier de réalisation des travaux puisse être transmis aux habitants, aidez-nous à faire avancer ce projet pour qu’enfin la politique de la ville et la cohésion urbaine ne soient pas de vains mots pour les habitants mais une réalité !

Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, Monsieur le Président de l’ANRU, je serai heureuse de pouvoir vous rencontrer prochainement afin d’évoquer avec vous, de vive voix, l’urgence du programme de renouvellement urbaine sur le quartier Youri Gagarine.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations les plus respectueuses. »

La Maison du projet Youri Gagarine détruite par les flammes : un acte inadmissible et intolérable!

La nuit du 21 au 22 juillet 2017 la Maison du projet, lieu de démocratie, d’information et d’échanges sur le projet de renouvellement urbain, a été totalement détruite par un incendie volontaire. La Municipalité dénonce cet acte de vandalisme intolérable et appelle l’Etat à engager rapidement le programme de renouvellement urbain.

Visée dimanche 16 juillet par une première tentative d’incendie, cet équipement ouvert au public depuis le 30 juin 2017 a été une nouvelle fois visée par un incendie volontaire cette nuit. Elle est totalement détruite.

La municipalité condamne une nouvelle fois cet acte de vandalisme inadmissible visant un lieu de démocratie locale permettant à tous les habitants et au Conseil citoyen de se réunir, se rencontrer pour continuer à co-construire l’avenir.

Depuis de trop nombreuses années, le quartier Youri Gagarine est un lieu de rixes, de trafics et de violences.

La municipalité n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics pour répondre à l’urgence à travers une plus grande mobilisation des forces de police afin d’assurer la sécurité des habitants et des commerçants. Elle a aussi engagé en décembre 2014, avec l’Etat, le projet de renouvellement urbain pour transformer durablement le quartier et améliorer le cadre de vie des habitants. Pourtant, malgré le décès d’un jeune homme aux Lilas en octobre 2016, un blessé grave à Gagarine en avril 2017 et aujourd’hui la destruction de la Maison du projet, les alertes restent vaines. La mise en œuvre opérationnelle de la requalification peine à se mettre en œuvre pour des raisons administratives.

Une énième lettre sera adressée au Préfet, au Président de l’Agence Nationale du renouvellement urbain et au Ministre de la Cohésion des territoires très prochainement afin que les mesures soient enfin prises pour changer durablement le cadre de vie des habitants et garantir leur sécurité.

Nous continuerons de demander une présence plus importante de la Police Nationale sur le quartier aux côtés de la police Municipale déjà très fortement mobilisée.  Parallèlement, nous avons demandé au Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis la création d’une équipe de prévention spécialisée.

Les habitants du quartier ne peuvent continuer à vivre dans la peur provoquée par quelques-uns qui préféreraient que rien ne bouge.

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La Maison du projet du quartier Youri Gagarine vandalisée

Le 16 juillet au soir la Maison du projet Youri Gagarine, lieu de rencontres, d’information et de démocratie ouvert au public, a été incendiée. Un acte de vandalisme inadmissible.

Créée dans le cadre de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 et inaugurée le 30 juin 2017, la Maison du Projet Youri Gagarine a été vandalisée. Un incendie d’origine volontaire a endommagé une partie des locaux. La Municipalité condamne avec fermeté cet acte visant un lieu d’information et de rencontres destiné aux habitants du quartier mais surtout un lieu de démocratie permettant au conseil citoyen du quartier Youri Gagarine, véritable dynamique citoyenne, de se réunir et de rencontrer les riverains.
Comme ce fut le cas lors de l’inauguration de la médiathèque Romain Rolland au sein du quartier Marcel Cachin, certains font le choix de « la terre brûlée » en lieu et place d’un espace de dialogues, d’échanges et de formation. Malgré ces tentatives d’intimidation et d’outrages, la municipalité reste concentrée sur ses missions de services publics et sa volonté de favoriser « le Vivre Ensemble ».
Une plainte a été déposée et une enquête est ouverte. Dans l’attente, le lieu est fermé au public. Les permanence assurées par la Ville et Romainville Habitat sont suspendues et reprendront dès que possible.