Pour une véritable solidarité métropolitaine

À l’heure où l’on débat de la réforme institutionnelle du Grand Paris, il est plus que nécessaire d’avoir un projet métropolitain réellement solidaire afin d’enrayer la spirale de la pauvreté à l’œuvre dans les quartiers les plus défavorisés et d’engager une véritable politique de rééquilibrage du logement social à l’échelle métropolitaine.

Notre territoire ne peut appliquer strictement des règles nationales qui ne prennent pas en compte les difficultés que nous connaissons. Le territoire d’Est Ensemble concentre 38% de logements sociaux et 20% du total des logements très sociaux de la Métropole du Grand Paris. L’application de ces règles conduirait à reconstruire des logements très sociaux dans un territoire qui en concentre déjà beaucoup.

Notre territoire a historiquement placé la solidarité au cœur de son identité mais tous ces efforts seront vains si l’État continue d’orienter systématiquement les publics les plus en difficulté vers les territoires de Seine-Saint-Denis. Nous ne pouvons pas être les seuls à porter le devoir de solidarité qui doit être partagé entre toutes les communes de la métropole car nous sommes convaincus que l’équilibre et la cohésion d’une ville tient pour beaucoup à sa mixité sociale, et la mixité sociale passe par la diversification des logements.

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ROB / Intervention de Jacques Champion

Intervention de Jacques Champion, Président du groupe des élus du Mouvement de la Gauche Citoyenne et Maire-adjoint lors du rapport d’orientations budgétaires (ROB)

« Madame le Maire,

Mes chers collègues,

Je ne reviendrai pas sur le rapport d’orientations budgétaires dont notre collègue Patrice Calsat a fait une bonne synthèse. Par nos choix politiques, la ville renforce toujours plus son service public local, améliore le quotidien des romainvilloises et des romainvillois tout en préservant leur pouvoir d’achat et en investissant massivement dans des équipements publics de qualité. Ce rapport d’orientations budgétaires prouve notre détermination et notre ambition pour Romainville.

C’est ce que nous faisons depuis de nombreuses années et nous continuerons à le faire. Mais cela peut-être remis en cause. Si le nouveau Président de la République a fait connaître pendant la campagne présidentielle sa conviction d’une métropole dynamique, j’espère que nous connaîtrons enfin les conditions de sa mise en œuvre et quelle ambition il a pour nos territoires. Nous pourrions disserter longuement sur le périmètre, comme sur le mode de gouvernance. Cependant une réalité s’impose, pour quels projets, pour qui sera-t-elle constituée ?

Nous avons un rôle à jouer au sein de la Métropole, afin de l’entraîner en terme d’innovation et d’ambition. Le rôle des communes est primordial lorsque nous voyons l’ensemble des politiques publiques que nous menons.

Il serait donc suicidaire de se passer de l’échelon communal, l’échelon le plus ancien et et qui développe le lien le plus étroit avec ses concitoyens.

Les communes doivent continuer à prendre toute leur place dans la continuité du service public. Même si les communes seront compensées à l’euro près de la suppression d’une partie de la taxe d’habitation, de grandes incertitudes pèse sur l’après 2020 et donc sur l’autonomie des communes car même si nous n’augmentons pas les taux, l’assiette évolue en fonction de l’évolution des bases physiques mais cela sera—t-il pris en compte par l’État ? Permettez moi d’en douter.

L’échelon communal est par moment oublié par les services préfectoraux. J’en veux pour preuve, et je sais Mme le Maire que vous avez été désagréablement surprise de l’apprendre, que la Préfecture a sollicité les administrations des territoires pour coordonner les opérations de déneigement alors que nous savons tous que ce sont les villes elles-mêmes, leurs agents, leurs élus, qui sont sur le pont lors de ce genre de situation exceptionnelle, d’autant qu’en l’occurrence Est Ensemble n’a pas la compétence voirie.

Il est donc urgent de mettre un coup d’accélérateur et de donner les moyens aux échelons qui fonctionnent déjà et non de désorganiser avec une réforme à la va-vite. C’est indispensable si nous voulons mener ces projets à bien dans l’intérêt de nos concitoyens, car c’est à eux qu’ils doivent bénéficier en premier lieu et dont ils doivent changer concrètement la vie.

Bien entendu l’aspect métropolitain sur certaines politiques publique est primordial alors que l’échelle d’une commune ne permet pas d’avoir une vision d’ensemble. Je pense notamment aux politiques de transport (grand Paris Express), de lutte contre la pollution ou de solidarité. Il est donc temps de construire une métropole démocratique, efficace et solidaire. Et c’est à travers ses élus que nous pourrons le faire.

Avoir donc un service public local de qualité et innovant c’est tout le sens que nous donnons chaque année à travers nos budgets et ce rapport d’orientations budgétaires le prouve.

Chaque année, avec les orientations politiques et le sérieux de notre administrations, proposons un budget maîtrisant les dépenses courantes de fonctionnement (cette année l’évolution tourne autour de 0,5%) tout en continuant à investir pleinement (palais des fêtes, école primaire aux Bas-Pays, complexe sportif Paul Baldit, tour maraîchère) et cela sans augmenter les taux de fiscalité. Ce budget voit aussi l’encours de dette diminuer.

Depuis de nombreuses années nous essayons d’équilibrer au maximum les sections de fonctionnement et d’investissement pour continuer à offrir toujours plus de services publics aux romainvilloises et romainvillois. C’est grâce à l’ensemble de ces politiques publiques locales, à ces nouveaux équipements que nous recréons du lien et que nous continuons à être un rempart face aux crises économiques que notre pays a connu et risque de connaître à nouveau. »

Vœux 2018

Discours de Corinne Valls, Maire de Romainville, lors des vœux pour l’année 2018.

« Je vais commencer ce discours par vous présenter, au nom de la municipalité, mes meilleurs vœux pour cette année 2018 et souhaiter que se réalisent vos projets tant personnels que professionnels. Je suis d’autant plus heureuse de vous recevoir pour cette cérémonie car vous êtes des partenaires incontournables de nos projets et des acteurs à part entière de la vie de notre commune. Et pour cela je vous en remercie.

Nous allons vivre une année particulière car elle ne comportera aucune élection mais rassurez-vous même si je ne serai pas bridée par la fameuse réserve électorale je ne serai pas plus longue que les années précédentes.

Si le nouveau Président de la République a fait connaître pendant la campagne présidentielle sa conviction d’une métropole dynamique, nous devrions enfin savoir les conditions de sa mise en œuvre, maintes fois repoussées, et quelle ambition il a pour nos territoires dans la première quinzaine de février semble-t-il. Nous pourrions disserter longuement sur le périmètre, comme sur le mode de gouvernance.

Cependant une réalité s’impose, pour quels projets, pour qui sera-t-elle constituée ? On le voit bien, l’appel à projets « Inventons la Métropole » a été une véritable aubaine pour de nombreuses villes y compris la nôtre.

Le département qui accueillera, avec Paris, les Jeux olympiques et paralympiques de 2024, et qui doit être traversé par trois lignes du Grand Paris Express a un atout majeur à travers sa jeunesse, notre territoire est dynamique comme le reflète notre projet d’aménagement de la Plaine de l’Ourcq en contrat d’intérêt national, notre ville est innovante à travers de nombreux projets dont notamment notre tour maraîchère, véritable filière économique et sociale.

La Seine-Saint-Denis, les communes et Romainville ont donc un rôle à jouer au sein de la Métropole, afin de l’entraîner en terme d’innovation et d’ambition. Nous devons y prendre toute notre place car la Métropole ne pourra se faire sans nous, sans toutes ces politiques publiques portées à l’échelon départemental comme communal.

D’où l’intérêt d’une véritable dynamique urbaine. Je sais bien que certains regrettent le nombre de grues dans notre ville comme sur d’autres territoires d’ailleurs. Ils en oublient quand même la maîtrise et la cohérence liées au respect des prescriptions de la charte promoteur, initiée dès 2012, comme au volet patrimonial de notre plan local d’urbanisme.

Ainsi ce volet patrimonial que nous menons en lien avec l’Agence parisienne d’urbanisme permet de recenser des bâtiments remarquables par leur architecture, de sauvegarder le patrimoine qui présente un intérêt particulier tout en conciliant cela avec les évolutions futures, telles que les extensions ou projet de construction sur la parcelle ou à proximité.


L’objectif de la municipalité de valoriser le patrimoine bâti « ordinaire », hérité des différents cycles d’urbanisation de la commune tend à lutter contre une banalisation de l’architecture de notre ville, et dans un même mouvement à préparer aujourd’hui l’architecture de demain. Pour ce faire nous veillons à faire appel pour tous les projets urbains à des architectes urbanistes et des paysagistes, le plus souvent de renom. Je ne puis en cet instant résisté à rappeler à nos détracteurs l’évolution démographique de 1% bien en deçà de nombre d’autres communes d’Île de France
(moyenne de 4,64% pour le département de Seine-Saint-Denis).

Ce développement maîtrisé passe aussi par l’aménagement d’espaces verts comme nous l’avons valorisé sur notre carte de vœux. Car notre ambition est d’améliorer le cadre de vie en préservant et développant les espaces de respiration sur l’ensemble de la commune.

Romainville est déjà une ville extrêmement bien dotée, 28m2 d’espaces verts par habitant qui sont représentés par l’île de loisirs de la Corniche des forts, véritable poumon pour tous bien sûr mais aussi avec la trame verte constituée par les axes viaires, les mails plantés, les espaces résidentiels ou venelles protégé par le PLU, qui prévoit selon les secteurs une obligation d’espace vert de 30 à 50% de parcelle et de 10 à 30% de pleine terre.

D’ici 2020 ce sont dix parcs ou espaces publics qui auront été repensés, réaménagés ou créés. Ils constitueront un véritable parcours à travers la ville. Depuis la Plaine centrale Marcel Cachin réaménagée cette année en passant par la place du 19 mars, le square du Palais des fêtes, l’ile de loisirs, le square Barbusse jusqu’au parc sur la couverture de l’autoroute A3, de nouveaux lieux de détente, de respiration et de loisirs seront proposés. Dans le quartier de l’Horloge ce sont d’ici peu deux grandes places publiques et des voiries plantées qui viendront renforcer l’offre d’espaces publics qualifiés.

Un développement maîtrisé passe aussi par la création d’équipements afin d’accueillir les romainvilloises et les romainvillois dans de bonnes conditions : 2017 a vu l’arrivée de l’ehpad rue des Coudes Cornettes qui avec l’extension de l’Institut médical de Romainville et l’ouverture en avril de la maison pluridisciplinaire de santé va constituer un véritable pôle santé aux bas-pays sans oublier dans un autre registre le pôle éducatif Maryse Bastié, premier équipement public du quartier Youri Gagarine qui marque concrètement le début de sa rénovation urbaine.

La municipalité va poursuivre ses investissements dans les années à venir. Tout d’abord notre Palais des fêtes, qui a accueilli depuis des dizaines d’années de nombreux événements dont les vœux de la municipalité et il était tout naturel, après l’évolution de l’avenue Paul Vaillant Couturier de le voir enfin rénové et réhabilité. De plus, il accueillera la Maison de la Philo qui aura un plus grand espace avec pignon sur rue. C’est donc un véritable pôle culturel comportant deux grandes salles qui verra le jour.

La création d’une nouvelle école aux Bas-Pays, dont les travaux vont commencer à l’été. Entre 2015 et 2019 nous aurons ainsi livré 42 classes de maternelles et élémentaires et nous continuerons à œuvrer pour la construction d’un lycée général et la création d’un nouveau collège.

La reconstruction du complexe Baldit débutera également cette année, et la ZAC de l’Horloge verra se terminer les travaux du village des marques et ceux de la fondation pour l’art contemporain.

Vous le voyez 2018 sera encore une année riche en projets et en équipements pour faire de Romainville, une ville attractive et une ville à vivre. Dans ce chapitre là bien que la ville n’en ait pas la responsabilité, j’ai plaisir à annoncer également l’ouverture en ce début d’année du commerce de proximité avenue Gaston Roussel. Je sais qu’il était très attendu et qu’il a peiné à sortir de terre en dépit de nos nombreuses relances.

Nous, élu.e.s devons avoir tout particulièrement une vision de la ville de demain surtout en ces périodes qui marquent un tournant, un tournant sociétal certainement, une fin de cycle de civilisation peut-être. Nul ne peut nier une numérisation, voire une ubérisation du quotidien qui ne va pas sans impacter nos modes de vie personnelle comme professionnelle. C’est pourquoi nous devons, par notre action, anticiper autant que faire se peut ces changements. Ainsi nous développons de nombreuses politiques publiques, qui ne se voient pas forcément, qui ne sont pas représentées par tel ou tel équipement mais qui permettent à chacun de s’épanouir, de trouver sa place dans la société.

Je pense évidemment à la philo pour tous et à tout âge que j’ai souvent eu l’occasion de mettre en avant mais aussi aux politiques à l’intention des enfants. C’est en enrichissant quotidiennement nos enfants grâce à nos nombreuses activités périscolaires, en leur donnant le goût de l’action publique dès le plus jeune âge, comme avec notre conseil des enfants, que nous en ferons des citoyens engagés et responsables. C’est pour cela qu’à aucun moment nous n’avons envisagé de revenir sur les rythmes scolaires. Depuis 2007-2008 nous avons mis en place des activités périscolaires sur le temps méridien, activités que nous avons pu étendre et intensifier avec la semaine de 4 jours et demi permettant à chaque enfant de profiter pleinement de nombreuses activités épanouissantes et gratuites. Pour le bien-être et la culture des enfants nous continuerons à investir pour ces activités périscolaires tant que la loi nous le permettra.

2017 a chamboulé nos certitudes sur l’égalité femmes, hommes. A Romainville depuis de nombreuses années, l’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité. Nous menons déjà à travers le CMS de nombreuses campagnes nationales contre les violences faites aux femmes et contre les violences éducatives et nous proposons aussi des permanences victimologie. C’est également en soutenant des initiatives telles que le programme Wi Filles que nous entendons casser les stéréotypes, leur ouvrir les portes vers le monde de l’informatique pour sortir des préjugés et élargir le champ des possibilités professionnelles.

Nous continuerons à donner le nom de femmes à de grands équipements publics pour rétablir une certaine parité afin de changer les représentations. Après Colette Besson, Nina Simone et Maryse Bastié, nous allons proposer, après consultation de la population, que le parc se trouvant sur la couverture de l’A3 porte le nom de Simone Veil, véritable parc urbain qui va enfin permettre de reconnecter dès ce printemps le Nord et le sud de la commune.

Nous déployons aussi des moyens précieux pour notre territoire à travers différents contrats. Le Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance qui est un outil important de notre action publique, indispensable pour répondre aux besoins, aux problématiques, rencontrés par nos habitants et les professionnels. Le projet éducatif de territoire qui sera renouvelé en 2018 afin de continuer à mobiliser toutes les ressources du territoire pour garantir la continuité éducative entre les projets des écoles et des établissements et les activités proposées aux élèves en dehors du temps scolaire, et donc d’offrir à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité, avant, pendant et après l’école.

Le contrat local de santé afin de poursuivre notre lutte contre les inégalités sociales et territoriales en matière de santé. Romainville est une ville dynamique dans le domaine de la santé avec la mise en place de nombreuses actions de santé, de prévention et de campagnes de sensibilisation et avec la présence de nombreuses structures de santé sur notre territoire.

Le contrat de ville qui permet de soutenir de nombreuses associations intervenant dans les quartiers prioritaires de la politique la ville pour lequel j’espère un arrêt de l’hémorragie financière que nous avons connus fin 2017 sans oublier les emplois aidés. Mais je n’oublie pas que ce contrat de ville a accompagné la création des conseils citoyens et je veux ici rendre hommage à celle et ceux qui s’investissent quotidiennement pour le mieux-être de leurs voisins et de leur quartier.

Le label ville sportive et active que la ville a reçu prouve également une nouvelle fois les efforts que la municipalité mène dans tous les domaines, et ici en faveur du sport, et contribue à inscrire Romainville comme une ville attractive.

Je ne peux terminer sans parler de deux sujets importants pour chacun de nous. Les transports : Romainville connaît aujourd’hui de nombreux travaux pour l’arrivée de transports en commun structurants du Grand Paris avec le prolongement de la ligne 11 et du tramway T1.

De plus, depuis de nombreuses années, la municipalité s’attache à promouvoir les mobilités douces sur l’ensemble du territoire avec la réfection des trottoirs comme avec la mise en place d’un plan vélo et l’arrivée d’ici mars de trois stations Vélib.

Le traitement de nos déchets ménagers, là encore nous nous inscrivons pleinement dans la métropole de demain avec la refonte complète du site du syctom sur notre territoire. Vous le savez ou pas, notre ville a dès la fin du 19ème siècle accueilli un centre de transfert et de traitement des déchets. Il faut avouer que ces lieux n’ont guère évolué au fil du temps. Aujourd’hui après la concertation qui a eu lieu, un projet a été arrêté. Parce qu’avec Est Ensemble en charge de la collecte nous avons une vision progressiste, parce que nous sommes responsables des déchets que nos territoires produisent, nous avons soutenu, ce projet qui permet la réduction de la masse des déchets à transporter et à traiter.

Tendre vers une politique Zéro Déchet doit être plus qu’une ambition commune, un véritable programme d’action pour faire du site de Romainville un modèle d’exemplarité et le laboratoire du développement d’une véritable économie circulaire avec la ressourcerie qui y sera associée mais aussi des entreprises relevant de l’ESS pour valoriser le plus grand nombre de déchets dans une logique de circuits court. L’expérimentation de la collecte des déchets alimentaires lancée dans le secteur des Bas Pays est un enjeu déterminant de cette politique que nous menons.

Vous le voyez 2018 continuera sur les chapeaux de roue, nous continuerons à travailler ardemment pour faire vivre Romainville afin qu’elle soit un acteur déterminant dans les années à venir au sein de la Métropole et pour que chaque Romainvilloises et Romainvillois puissent réaliser leurs projets au sein de notre ville.

Je vous remercie encore de votre présence et vous réaffirme tous mes vœux d’espérance et d’action pour cette année 2018. »

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Protéger le patrimoine architectural de Romainville

Même si le développement d’une ville est primordial, son développement doit rester maîtrisé et cohérent afin de protéger son patrimoine bâti, d’assurer un renouvellement urbain tout en préservant son identité.

Cela passe au respect des prescriptions de la charte promoteur, initiée en 2012, mais également à travers le volet patrimonial du plan local d’urbanisme (Plu) que nous menons en lien avec l’Agence parisienne d’urbanisme. Il permet de recenser des bâtiments remarquables par leur architecture, de sauvegarder le patrimoine qui présente un intérêt particulier tout en conciliant cela avec les évolutions futures, telles que les extensions ou projet de construction sur la parcelle ou à proximité.


L’objectif de la municipalité de valoriser le patrimoine bâti « ordinaire », hérité des différents cycles d’urbanisation de la commune tend à lutter contre une banalisation de l’architecture de notre ville, et dans un même mouvement à préparer aujourd’hui l’architecture de demain. Nous veillons donc à faire appel pour tous les projets urbains à des architectes urbanistes et des paysagistes, le plus souvent de renom.

Des réunions avec l’ensemble des propriétaires concernés sont organisées afin de recueillir leurs observations quant à cette modification envisagée du Plu et un certain nombre de remarques ont déjà été prises en compte.

Réunion publique de concertation sur l’avenir du site du Syctom

Intervention de Corinne Valls, Maire de Romainville, lors de cette première réunion publique de concertation

« Monsieur le Président du Syctom, Monsieur le garant de concertation, Mesdames, Messieurs,

J’ai le plaisir de vous recevoir ce soir à Romainville pour la première réunion publique de concertation sur l’avenir du site de transfert et de tri situé aux Bas Pays.

Certains ici se souviennent des débats sur le projet de tri-mécano-biologique et méthanisation qui ont débuté ici même le 1er février 2012 à l’occasion d’un moratoire. Un moratoire rendu nécessaire à l’époque pour reprendre une concertation à partir d’un projet ficelé. Suite à une décision de justice en 2015, le projet de TMB méthanisation a été abandonné.

Aujourd’hui, les besoins de modernisation du centre de tri et de transfert de Romainville sont criants. Le Syctom a engagé un dialogue depuis plusieurs mois avec les élus des territoires concernés, avec les associations pour que nous puissions définir ensemble un projet à partir d’hypothèses. Cette démarche de co construction portée par le Syctom est à saluer.

Le Syctom, la municipalité, le territoire d’Est Ensemble ont un objectif commun : porter un débat constructif pour ne pas revivre les passions passées et porter collectivement un projet ambitieux pour mieux traiter nos déchets et préserver notre environnement.

Permets moi Hervé de reprendre tes propos formulés à l’occasion d’un atelier-rencontre sur la mixité urbaine en avril dernier « Il faut que le projet soit beau, que l’on compense, récompense les territoires qui accueillent ces installations et traitent les déchets des communes voisines. Enfin, il faut que l’installation soit un objet de valorisation pour le territoire, tant par son architecture que par ses performances ».

En ce sens la majorité municipale a eu l’occasion de s’exprimer sur sa vision du site en devenir et les exigences que nous portons : utiliser la voie fluviale pour l’évacuation des déchets, développer le traitement des bio déchets, maintenir et optimiser la déchetterie actuelle et créer une ressourcerie. Ces évolutions vont dans le sens d’une gestion plus durable de nos déchets et d’une revalorisation indispensable pour préserver et valoriser notre environnement.

La majorité municipale a aussi rendu publique depuis plusieurs mois sa position pour un projet maintenant les fonctions actuelles du site en les modernisant, en optimisant la gestion de déchets mais en écartant l’hypothèse de la création sur site d’une chaufferie à partir de combustibles solides de récupération. Cette solution n’est pas attendue par la collectivité pour répondre à des besoins en énergie, il y a aujourd’hui des systèmes plus durables qui par ailleurs ne nécessiteraient pas de déployer des réseaux sur un secteur qui sera en partie aménagé à l’horizon 2023.

Parallèlement à la définition du programme du SYCTOM, nous travaillons à la réduction massive des déchets sur le territoire pour une politique publique vertueuse. Pour exemple, dans le cadre du Plan déchet municipal des collectes sélectives de bio-déchets seront mise en place dès cet automne au sein de toutes les écoles, pour les particuliers et les professionnels dans le secteur du Bas Pays, et enfin pour les commerçants du marché du centre. Nous entendons rapidement généraliser ces expériences pour réduire drastiquement les ordures ménagères résiduelles et poursuivons la sensibilisation pour améliorer le tri sélectif. Il est de la responsabilité de chacun de prendre la mesure de l’impact de nos déchets sur l’environnement !

Ici ce soir, je sais que nous partageons cette ambition pour l’avenir de notre territoire. Je remercie encore le SYCTOM qui par son soucis du dialogue engage une large concertation. Je comprends leur souhait d’exposer les trois solutions envisagées afin d’assurer une réflexion partagée et éclairée sur l’ensemble des solutions pouvant être apportées.

C’est dans cet esprit que je souhaite donc que les débats à venir soient constructifs et nous permettent de définir ensemble, Syctom, associations, riverains, un projet de qualité pour notre territoire.  Je vous remercie. »

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Le site du Syctom ne doit pas accueillir d’incinérateur

Le site du Syctom de Romainville qui reçoit 350 000 tonnes d’ordures ménagères résiduelles (OMR) chaque année, dont plus du tiers est en provenance directe du bassin d’Est Ensemble a été modernisé, humanisant davantage la chaîne de tri et permettant un traitement effectif de tous les plastiques.

Mais cette modernisation appelle d’autres préconisations afin de répondre à l’enjeu majeur du traitement des ordures ménagères résiduelles, ainsi qu’à l’amélioration du traitement urbain dans tout le territoire.

Ne pas reproduire les erreurs du passé, avec le TMB, projet porté par le Syctom jusqu’en 2015, ne signifie pas que nous ne devrions rien faire en matière de traitement des bio-déchets, de valorisation des ordures ménagères résiduelles. Ensemble, nous devons donc créer les conditions pour non seulement diminuer le tonnage des OMR, augmenter considérablement la part de ces déchets valorisés et tendre in fine vers une politique zéro déchet.

Mais surtout nous devons rester vigilants pour que ce site ne voit pas l’arrivée d’un incinérateur. Le traitement complet sur place des déchets en vue de la production d’une énergie à travers les combustibles solides de récupération (CSR) ne nous semble pas adapté. C’est dans ce sens que le Maire de Romainville est intervenue en conseil de territoire afin que la note de positionnement d’Est ensemble soit la plus précise et unanime possible et qu’elle corresponde pleinement aux attentes et aux ambitions que nous souhaitons pour notre territoire.