Le site du Syctom ne doit pas accueillir d’incinérateur

Le site du Syctom de Romainville qui reçoit 350 000 tonnes d’ordures ménagères résiduelles (OMR) chaque année, dont plus du tiers est en provenance directe du bassin d’Est Ensemble a été modernisé, humanisant davantage la chaîne de tri et permettant un traitement effectif de tous les plastiques.

Mais cette modernisation appelle d’autres préconisations afin de répondre à l’enjeu majeur du traitement des ordures ménagères résiduelles, ainsi qu’à l’amélioration du traitement urbain dans tout le territoire.

Ne pas reproduire les erreurs du passé, avec le TMB, projet porté par le Syctom jusqu’en 2015, ne signifie pas que nous ne devrions rien faire en matière de traitement des bio-déchets, de valorisation des ordures ménagères résiduelles. Ensemble, nous devons donc créer les conditions pour non seulement diminuer le tonnage des OMR, augmenter considérablement la part de ces déchets valorisés et tendre in fine vers une politique zéro déchet.

Mais surtout nous devons rester vigilants pour que ce site ne voit pas l’arrivée d’un incinérateur. Le traitement complet sur place des déchets en vue de la production d’une énergie à travers les combustibles solides de récupération (CSR) ne nous semble pas adapté. C’est dans ce sens que le Maire de Romainville est intervenue en conseil de territoire afin que la note de positionnement d’Est ensemble soit la plus précise et unanime possible et qu’elle corresponde pleinement aux attentes et aux ambitions que nous souhaitons pour notre territoire.

A nos détracteurs!

Nos détracteurs qui affirment que nous nous abaissons devant les promoteurs devraient lire cet article du journal Le Monde.

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2016/05/12/la-fronde-des-promoteurs-contre-les-maires_4918197_3234.html

A Romainville, notre charte promoteur, adoptée en 2012, agit contre la flambée des prix de l’immobilier, favorise la construction de logements de qualité et durables et permet un véritable parcours résidentiel pour les habitants tout en garantissant la participation des opérateurs au financement des équipements publics indispensables pour assurer à chacun sa place dans la ville et conserver la singularité du territoire en proposant un cadre de vie amélioré aux habitants actuels et un accueil de qualité aux nouveaux habitants.

 

La fronde des promoteurs contre les maires

Les exigences des élus freinent la reprise du marché, selon les professionnels de l’immobilier.

« Pour ancrer la reprise, il faut libérer des terrains constructibles, alléger les normes et les réglementations, accélérer les permis de construire », dit Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI. | PHILIPPE HUGUEN / AFP

Les promoteurs sont heureux : leurs ventes ont bondi, au premier trimestre, de 14,7 %, comme l’a annoncé la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), jeudi 12 mai. Deux facteurs de soutien sont identifiés : la part des investisseurs, qui reste forte, à plus de 50 %, et le retour des accédants, solvabilisés par le nouveau prêt à taux zéro, en vigueur depuis le 1er janvier.

Cette satisfaction des promoteurs se mâtine d’une importante critique.

« Pour ancrer la reprise, il faut libérer des terrains constructibles, alléger les normes et les réglementations, accélérer les permis de construire, mais nous constatons, sur le terrain, que les maires ne vont pas dans ce sens », déplore Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI.

Au cœur des récriminations : l’interventionnisme des élus et leurs exigences très détaillées. Les maires demandent aux promoteurs de s’engager en signant des chartes réputées contractuelles, mais, en fait, imposées. Mme François-Cuxac a incité ses adhérents à ne pas les signer et a écrit à quatorze villes – dont Bordeaux, Tours, La Rochelle, Reims et, en région parisienne, Romainville et Montreuil (Seine-Saint-Denis), Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ou Nanterre (Hauts-de-Seine) – pour contester leur légalité et leur effet inflationniste sur les prix des logements.

« Beaucoup de ces dispositions, que nous avons fait analyser par des juristes, sont illégales, argumente la FPI. La charte de Nanterre, adoptée le 22 mars en conseil municipal alors que le plan local d’urbanisme [PLU] est tout récent [décembre 2015], est un modèle du genre : la ville impose, par exemple, de remettre un dossier technique très détaillé, que ne prévoit pas le code de l’urbanisme. Alors que le gouvernement voulait justement simplifier et accélérer l’instruction des permis, ces villes rajoutent des formalités. »

Romainville, notamment, demande un compte rendu de la concertation obligatoire avec les riverains.

« Du chantage »

La FPI souligne un risque de discrimination des acquéreurs quand ces chartes imposent l’exclusivité de l’achat des logements à prix encadrés aux habitants de la ville ou de leur réserver la commercialisation des autres programmes pendant un mois, comme c’est le cas à Nanterre, à Romainville ou à Vitry. Montreuil, elle, va jusqu’à prévoir de communiquer aux promoteurs sa liste de candidats accédants. « Il est assez logique, quand une ville fait des efforts sur le prix du foncier, que cela ­profite à ses habitants », répond Patrick Jarry, maire (Front de gauche) de Nanterre.

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Autre illégalité : imposer un partenaire privilégié, par exemple le bailleur social, qui achètera les logements sociaux construits par le promoteur ou l’architecte. « Ces chartes, c’est du chantage, car, si on ne les signe pas, on ne peut pas travailler dans les villes, on n’obtient pas de permis », s’insurge Christian Terrassoux, président de la chambre d’Ile-de-France de la FPI, qui a, néanmoins – au nom de sa société Pitch Promotion et comme une quarantaine de ses confrères – signé la charte de Nanterre. La charte de Romainville le dit sans fard :

« Tout dépôt de permis de construire sera conditionné à la signature de la présente charte. »

Les maires se montrent aussi pointilleux sur les prescriptions techniques. Les copropriétés ne devront pas dépasser soixante logements à Romainville et les paliers ne pas desservir plus de quatre appartements, tandis que les parties communes seront éclairées par la lumière du jour ; Nanterre exige un cellier de 4 mètres carrés pour 70 % des logements, des placards, un WC séparé à partir de trois pièces, ainsi que des logements traversants, des citernes de récupération d’eau pluviale, des nichoirs à oiseaux… Romainville comme Nanterre prescrivent des surfaces minimales.

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Privation de liberté

« Toutes ces exigences majorent les coûts de construction d’au moins 20 % », affirme la FPI.

« Peut-être, mais il faut tirer la qualité vers le haut, oppose Patrick Jarry, nous ne voulons pas de logements low cost, et nous sommes très attentifs à leur qualité, à leurs finitions, à leur durabilité. » 

« C’est nous, les maires, qui, sur les marchés, prenons en pleine figure la colère d’habitants insatisfaits par leur logement », renchérit Serge Babary, maire LR de Tours.

La plupart de ces villes ajoutent, à toutes ces contraintes déjà coûteuses, des prix de vente plafonnés, qui privent les promoteurs de la liberté de fixer leurs tarifs. Bordeaux a ainsi l’ambition de construire, en quinze ou vingt ans, 50 000 logements le long de ses voies de transport, dont 30 % d’HLM et 30 % d’accession sociale à moins 2 500 euros le mètre carré TTC, parking inclus.

« D’accord pour des prescriptions techniques dans certaines zones et pour des prix plafonds dans les opérations publiques, mais pas dans les privées. Les maires vont trop loin », conclut MmeFrançois-Cuxac.

Isabelle Rey-Lefebvre

Des choix qui représentent l’intérêt général

L’implication des citoyens dans la vie publique constitue l’essence d’une vie locale. Avec la charte du dialogue citoyen, les conseils citoyens mais également les nombreux ateliers urbains et réunions de concertation sur l’aménagement de notre ville, l’éducation ou les transports, c’est ce que nous nous attachons à faire, nous élus de la majorité municipale, au quotidien, pour rendre notre ville encore plus proche des citoyens.

Car oui, contrairement à ce que quelques-uns essaient de dire ici ou là, en tant que dépositaires de l’intérêt général nous agissons dans le respect des engagements pris devant la population en mars 2014. Nous agissons pour faire de Romainville une ville innovante, une ville solidaire, attractive et durable tout en conservant son identité, son patrimoine remarquable – qu’il concerne son architecture ou sa biodiversité – son caractère populaire et sa diversité.

Dès lors, que dire, que penser de ceux qui se prétendent défenseurs du pouvoir d’achat des Romainvillois alors que les uns – la droite – votent contre le maintien des taux de la fiscalité locale (et donc contre sa non augmentation) et que la représentante du Front de gauche au territoire d’Est Ensemble approuve l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ? A contrario, les élus de la majorité – socialistes, gauche citoyenne et écologistes – se sont fermement positionnés contre cette augmentation et n’ont pas augmenté les impôts depuis 2008.

Que dire, que penser de ceux qui s’opposent à tout, qui préfèrent ne rien changer, au risque de voir Romainville se paupériser et décliner ? Certaines associations qui se disent « défenseur du patrimoine et de l’environnement » défendent uniquement leurs propres intérêts au détriment de l’intérêt général et certains sont rattrapés par les tribunaux.

Que dire, que penser de ceux qui font du logement social un discours politique ? Que ce soit la Région de droite qui supprime le financement des logements sociaux dans les communes ayant déjà 30 % d’habitations à loyer modéré sans toutefois faire aucune obligation aux communes déficitaires en la matière d’en construire, ou le Front de gauche qui souhaite voir du logement social partout. Nous nous employons à diversifier l’offre de logements pour garantir un parcours résidentiel adapté à tous. Et bien entendu, contrairement aux rumeurs, aux propos malveillants servant d’argumentation politique, la création de logements s’accompagne d’un renforcement des équipements publics visant à améliorer les conditions d’accueil, tout en anticipant au mieux les besoins. En attestent l’extension des écoles Marcel-Cachin et Paul-Langevin et la construction d’un pôle éducatif dans le quartier Youri-Gagarine.

Que dire, que penser de ceux qui pour se faire entendre usent et abusent de désinformation ? Lorsqu’ils ne font pas appel à la calomnie ! Ceux qui veulent récupérer le mouvement « Nuit debout » mais qui, petit à petit, créent les conditions pour éloigner toujours un peu plus les citoyens de la vie politique et qui font par là même le jeu de l’abstention et du Front national.

Que dire, que penser de ceux qui soi-disant partagent la peine, les douleurs des autres et qui pourtant, sous prétexte de harcèlement, n’hésitent pas à jeter en pâture le drame vécu par une famille, des amis, des collègues ?

Enfin il y a ceux que l’on entend moins : ceux qui représentent cette majorité silencieuse, qui pensent qu’il ne faut pas s’appesantir sur ces débats stériles qui ne passionnent et n’agitent qu’un petit microcosme local. Avec eux, nous souhaitons continuer à travailler pour enrichir nos projets et faire de Romainville un territoire incontournable et innovant du Grand Paris tout en restant une commune à taille humaine qui sait préserver son patrimoine et son environnement.

Il y a deux ans, lors des élections municipales, vous nous avez renouvelé votre confiance, confortée lors des élections départementales et régionales de 2015, et nous tenions à vous en remercier. Depuis deux ans nous avons réalisé de nombreux projets. Nous ne sommes pas là pour vous faire une liste à la Prévert mais pour vous assurer de notre détermination à poursuivre notre action pour toutes les Romainvilloises et tous les Romainvillois. Notre détermination à poursuivre cette dynamique afin d’améliorer durablement votre cadre de vie mais aussi apporter, à travers une mixité sociale et fonctionnelle forte, des opportunités d’emplois et de parcours résidentiels.

Nous continuerons à nous positionner aux côtés de ceux qui défendent l’intérêt général, les agents du service public qui agissent chaque jour, les habitants qui se mobilisent pour construire notre ville. Car oui les associations et les citoyens ont toute leur place dans les nombreux dispositifs de participation (ateliers urbains, conseils citoyens, etc.) pour accompagner les projets et éclairer les décisions prises par les élus.

Nous allons poursuivre et amplifier les transformations de nos quartiers, innover pour améliorer le quotidien de chacune et chacun, pour donner à toutes et à tous le goût, les moyens et l’envie de vivre pleinement dans notre ville, tout en défendant les valeurs de la République. 

Les élus socialistes, du Mouvement de la Gauche citoyenne, d’Europe Écologie – les Verts, du Forum de Romainville et du Comité des citoyens gaullistes de Romainville.

Réponse à une lettre ouverte remplie de contre-vérités

Madame, Monsieur, les représentants des associations ASVR, Environnement 93, Patrimoine et environnement Romainville, Romainville Sud et Romainville sur Argile

Suite à la publication d’une lettre ouverte à l’intention du Maire, adressée à de nombreux représentants de l’État et élus de la République, nous souhaitons par la présente vous apporter des éléments de réponses aux nombreuses contre-vérités portées par votre courrier.

Située à deux kilomètres de Paris, la ville de Romainville s’inscrit depuis les années 2000 dans une dynamique de développement urbain, économique et social exigeante, conforme aux orientations portées par la Région Île-de-France à travers le Schéma directeur d’Île-de-France et par l’établissement public territorial d’Est Ensemble, en particulier le Plan local de l’Habitat adopté en 2015.

Après des décennies d’absence de politiques publiques de développement du territoire, la municipalité de Romainville s’est engagée auprès des Romainvillois et Romainvilloises à porter un projet de ville partagé avec la population à l’occasion de nombreux ateliers urbains au début des années 2000.

Forts de projets urbains aboutis (PRU Marcel Cachin, réhabilitation Langevin, restructuration avenue Paul Vaillant Couturier, …) et du renouvellement de la confiance des électeurs en 2004, 2007, 2008, 2011 et 2014, nous poursuivons cette dynamique afin d’améliorer durablement le cadre de vie des habitants mais aussi apporter, à travers une mixité sociale et fonctionnelle forte, des opportunités d’emplois et de parcours résidentiels.

C’est en ce sens que, dès 2003, en adhérant à l’Association pour le prolongement de la ligne 11 la municipalité s’est engagée avec détermination pour assurer, enfin, un développement des transports en commun structurants. Aujourd’hui, elle reste mobilisée pour l’arrivée du T1 dans le respect du tracé et des délais et travaille avec les villes voisines, consciente de la topographie du territoire et de ses enjeux, pour la création d’un métro câble reliant le pôle de la Folie aux Lilas.

La réhabilitation du parc de logement social, et notamment le travail sur la forme urbaine des quartiers construits dans les années 60, caractérisée par des tours et des barres, reste une priorité tout comme le travail fin sur l’habitat privé dégradé. Mobilisées contre la précarité énergétique et le réchauffement climatique, la municipalité et Romainville habitat OPH imposent des normes de constructions aux opérateurs afin d’assurer une diminution des charges des habitants tout en privilégiant l’emploi de matériaux de constructions nobles visant la qualité architecturale et la pérennité du bâti.

Soucieuse de conserver l’identité du territoire sans pour autant la figer, la ville conduit la requalification urbaine avec une vigilance particulière (préservation du patrimoine bâti remarquable, des sentes, des largeur des voies en cœur de ville) conformément aux objectifs actuellement en cours d’inscription dans le projet de PLU patrimonial. Document cadre structurant, à l’élaboration duquel des associations volontaires sont associées.

Si les capacités d’intervention des pouvoirs publics sont en principe limitées lors de cessions entre personnes privées, des outils ont néanmoins été conçus pour maîtriser la transformation du territoire. Ainsi, la municipalité a créé dès 2012 une Charte promoteurs afin de contraindre ces derniers, dans le cadre de projets publics ou privés, à respecter des exigences architecturales, environnementales et limiter les prix de vente des logements. Elle a développé un partenariat avec l’Établissement public foncier d’Île-de-France afin d’assurer la maîtrise foncière des secteurs à enjeux (ZAC de l’Horloge, abords prolongement ligne 11 et T1), et engage aujourd’hui des projets urbains partenariaux (PUP) afin d’assurer une participation aux investissements publics des opérateurs.

La création de logements s’accompagne d’un renforcement des équipements publics visant à améliorer les conditions d’accueil tout en anticipant au mieux les besoins.

L’étude conduite depuis fin 2015 par un cabinet spécialisé vient conforter les investissements engagés dès 2015 pour l’agrandissement de l’école élémentaire Marcel Cachin (financé en partie grâce à l’aide aux maires bâtisseurs), le lancement de la réalisation du pôle éducatif Youri Gagarine, ou encore la création d’un multi-accueil pour les 2-3 ans Louis Aubin. Le budget 2016 et le plan pluri-annuel d’investissements, prévoient également des travaux d’extension d’écoles et la réfection de nombreuses cours d’écoles dans lesquelles il ne s’agit aucunement d’y créer des logements mais bien d’augmenter les capacités d’accueil et pour certaines, de permettre l’ouverture des espaces extérieurs en dehors des heures d’enseignement pour d’autres.

Le développement des équipements petite enfance, des établissements d’enseignement se prolonge avec la mobilisation de l’éducation nationale et des collectivités partenaires afin d’assurer la continuité d’un parcours scolaire de qualité sur le territoire. Aussi, la municipalité est entièrement mobilisée pour la réalisation d’un lycée d’enseignement général au sein de la ZAC de l’Horloge.

Parallèlement, la requalification complète du complexe sportif Baldit, des espaces publics et la création de nouveaux lieux de vie et de rencontres telles que la Place des Commerces, la couverture de l’autoroute A3, la Place commerçante et la Rambla au cœur du projet Youri Gagarine ou encore la Place de l’Horloge, ont été pensés dans la continuité du projet de ville. L’appui au développement des commerces et lieux associatifs à vocation culturelle sont également des éléments indispensables à l’animation des espaces publics et au renforcement des liens sociaux.

Pour porter ces ambitions la municipalité de Romainville a inscrit 31 millions d’euros d’investissements au budget prévisionnel 2016 sans augmenter la fiscalité, comme elle s’y est engagée, pour la huitième année consécutive.

Ce projet de ville s’inscrit aussi pleinement dans une volonté de préservation de notre environnement.

C’est le sens du travail conduit avec Est Ensemble sur la problématique des déchets (développement des composteurs individuels et collectifs, extension de la collecte par aspiration pneumatique des déchets, installation, ..) et les nombreuses actions de sensibilisations conduites auprès de tous les publics pour construire ensemble une ville durable.

Le respect du paysage est donc aussi une priorité : la préservation des cœurs d’îlot boisés, l’avancement des travaux de l’Ile-de-Loisirs fait l’objet d’une mobilisation quotidienne de la ville. Il s’agit de concilier le maintien de la faune et de la flore tout en acceptant que le boisement sauvage, dont la qualité n’est pas partout remarquable, puisse être adapté à un usage de loisirs. Pour aller plus loin encore, le développement de l’agriculture urbaine sous diverses formes participera au renforcement de la biodiversité et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, vous affirmez que la municipalité privilégie le développement urbain au détriment de la santé publique, qu’elle « élude » les problématiques de pollutions, de qualité des sols. Il est intolérable que vous puissiez affirmer que la ville se soustrait à ses responsabilités. Vous soulignez les risques avérés sur la nature des sols. Vous l’ignorez certainement mais la ville a participé, en plusieurs endroits, au comblement de fontis, un périmètre autour de l’Ile-de-Loisirs est inscrit au sein d’un plan de prévention des risques nécessitant le contrôle des projets par l’inspection des carrières. Aujourd’hui, chaque projet de construction, sur l’ensemble du territoire national, doit être conforme aux attentes réglementaires faire l’objet d’études avant mise en œuvre.

Il s’agit, là encore, de grossières interprétations. Les associations que vous représentez, créées seulement depuis les années 2010, ont une vision erronée ou partisane. Les pouvoirs publics, ville et État, sont aussi engagés depuis plus de dix ans sur les sujets de pollution et en particulier sur le secteur des Ormes.

Mesdames, Messieurs, sachez que les associations et les citoyens ont toute leur place dans les nombreux dispositifs de participation (ateliers urbains, conseils citoyens, …) pour accompagner les projets et éclairer les décisions prises par les élus, représentants de l’intérêt général, dans la conduite du projet de ville, pour peu, bien évidement que chacun veuille participer de manière constructive au débat.

Soyez assurés que nous travaillons au quotidien pour améliorer le cadre de vie des habitants.

 

Corinne Valls, Maire, Vice-Présidente du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

Bruno Lotti, Président du groupe des élus Socialistes

Jacques Champion, Président du groupe Mouvement de la Gauche Citoyenne

Stéphane Weisselberg, Président du groupe Europe Ecologie les Verts de Romainville

Viviane Van de Poele, Présidente du groupe Forum

Marcel Trasi, Président du Comité des citoyens gaullistes de Romainville

Avançons plus vite vers l’égalité des sexes !

Cette année, la Journée internationale des droits des femmes a pour thème : « La parité en 2030 : avancer plus vite vers l’égalité des sexes ! ». Un objectif qui en dit long sur la condition de la femme à travers le monde et l’urgence d’une prise de conscience
pour garantir une égalité réelle.

Les mentalités évoluent. Pourtant nous entendons trop souvent des remises en cause du droit à l’avortement, des programmes scolaires visant à sensibiliser notre jeunesse ; nous constatons toujours des inégalités criantes dans la gestion des tâches ménagères, dans la vie professionnelle…

Loin des clichés qu’elle peut parfois véhiculer, cette Journée pour les droits des femmes reste donc un temps nécessaire, indispensable, pour mettre en lumière les nécessaires progrès de notre société.

Dans la sphère publique, d’abord, il est temps de casser définitivement le plafond de verre auquel se heurtent encore les femmes. Si la loi oblige à la parité dans les élections politiques, les hommes sont toujours plus nombreux au sein de l’Assemblée nationale, au Sénat, ou encore au Conseil métropolitain, créé en janvier 2016.

Si l’égalité professionnelle progresse, les femmes sont encore moins payées que les hommes et occupent trop rarement des postes à responsabilité.
Pourtant, quand la question de l’égalité est une volonté, comme
à Romainville, l’égalité salariale et la représentation des femmes dans toutes les filières de l’administration et dans les postes d’encadrement deviennent réalité.

Dans la sphère privée aussi la condition de femme doit encore progresser. La lutte contre les violences conjugales et le soutien aux victimes, l’accompagnement des mères isolées doivent toujours être portés avec détermination par les pouvoirs publics et les associations.

Pour avancer, nous devons rester mobilisés et lutter avec efficacité contre les stéréotypes, poursuivre la sensibilisation de notre jeunesse pour qu’enfin l’égalité soit une réalité, que les droits des femmes cessent d’être fragilisés.

Dépasser les divisions politiques pour une action municipale respectueuse de l’intérêt général

Communiqué de la majorité municipale de Romainville

A l’issue du premier Conseil municipal de la nouvelle mandature, les élu-e-s de la majorité municipale souhaitent exprimer leur étonnement quant aux positionnements de l’opposition et rappeler les fondements de la représentation démocratique, à savoir, l’intérêt général.

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