Inauguration du Parc Simone Veil

Allocution de Corinne Valls, Maire, à l’occasion de l’inauguration du Parc Simone Veil

Je suis heureuse de vous retrouver pour l’inauguration de ce nouveau parc Simone Veil. Je ne serai pas longue car je sais que la météo est capricieuse et surtout je connais l’impatience des enfants pour continuer à profiter des animations. Je remercie d’ailleurs la compagnie Acta Fabula pour leur présence et l’entreprise d’insertion Baluchon qui nous a concocté un délicieux goûter. Je tiens également à remercie la Sequano Aménagement qui a conduit cette opération d’aménagement

Nous nous trouvons rassemblés sur ce vaste espace public végétalisé de plus de 10 000 m2 qui est équipé de nombreux équipements publics pour les loisirs et la détente de toutes et tous. Il profitera aux habitants de la rue Jean Lemoine, aux habitants du quartier Charles-de-Gaulle mais également à l’ensemble des romainvilloises et des romainvillois.

Et quand je vois l’aménagement de cet espace, je dois dire que je suis assez fière d’avoir bataillée avec l’État. Car il en a fallu du temps et des actions coup de poing pour obtenir cette couverture de l’autoroute afin de réparer la coupure de la ville par la construction de l’A3 à la fin des années 1960. Cette couverture permet de relier les quartiers de la ville et de limiter les nuisances sonores pour les riverains de l’autoroute. Et aujourd’hui il permet à l’ensemble des romainvillois de profiter d’un nouvel espace public végétalisé.

Car l’ambition de la Municipalité est d’améliorer le cadre de vie des habitants, en préservant et développant les espaces verts sur l’ensemble de la commune. Romainville est une ville extrêmement bien dotée en espaces verts. L’Apur le soulignait dans une étude en 2015, nous disposons de 28 m² d’espaces verts publics par habitant, un chiffre bien supérieur aux préconisations de l’OMS (10 m² par habitant). Cette végétalisation dense est liée bien sûr à la présence de l’Ile de loisirs de la Corniche des Forts, mais aussi à la trame verte constituée par l’ancien parc communal, les axes viaires et les mails plantés que nous nous attachons à développer depuis de nombreuses années, ou encore aux espaces verts résidentiels et aux venelles protégés par le Plan local d’urbanisme.

L’éco-quartier Youri-Gagarine, la Zac de l’Horloge, la rénovation du quartier Charles-de-Gaulle, l’aménagement du site Panotel et de la cité des Mares ont été pensés pour créer une nouvelle offre de logements, commerces, services et équipements publics, mais aussi pour revégétaliser notre ville et requalifier les espaces publics.

D’ici 2020 ce sont dix parcs ou espaces publics qui auront été repensés, réaménagés ou créés. Ils constitueront un véritable parcours à travers la ville. Depuis la plaine centrale Marcel-Cachin réaménagée en passant par la place du 19-Mars-1962, le square du Palais des fêtes, l’Île de loisirs, le square Barbusse, deux grandes places publiques dans le quartier de l’Horloge jusqu’au parc Simone-Veil, de nouveaux lieux de détente, de respiration et de loisirs seront proposés.

À travers ces aménagements et le renforcement de la trame verte, ce sont avant tout de nouveaux lieux de rencontres, d’échanges entre habitant.e.s que nous souhaitons développer. C’est là notre volonté : donner à chacune et chacun l’opportunité de vivre pleinement sa ville, de s’approprier son environnement et de rencontrer ’autre pour s’épanouir chaque jour à Romainville.

Ce parc permet aussi de rendre hommage à une figure emblématique : Simone Veil.

Depuis quelques années, la Municipalité a comme volonté de donner le nom de femmes à de grands équipements ou lieux publics afin de changer les représentations. Après le complexe sportif Colette-Besson, le conservatoire Nina-Simone, le pôle éducatif Maryse-Bastié et les rues Madeleine-Odru ou Henriette-Pizzoli, nous avons souhaité continuer sur notre lancée pour ce parc urbain. Nous avons organisé un sondage auprès des habitants et, sur plus de 150 votants, une grande majorité a souhaité donner le nom de Simone Veil au nouveau parc.

Ce choix était incontestable tant Simone Veil a marqué le 20e siècle à travers ses différents combats. Ce parc urbain va retisser des liens entre deux parties de notre commune tout comme Simone Veil a pu le faire entre les nations européennes lorsqu’elle a été la première femme présidente du Parlement européen. Ce parc est également traversé par deux voies piétonnes, le mail de l’Émancipation et l’allée de la Tolérance. Deux valeurs que Simone Veil a porté tout au long de sa vie. De plus, le parcours de Simone Veil ne peut nous laisser insensible à Romainville, ville où le devoir de mémoire et l’égalité femmes-hommes sont des valeurs importantes et revendiquées. Il était donc tout naturel de le nommer ainsi.

Je ne serai pas plus longue mais avant de terminer j’ai l’immense honneur de vous lire un mot envoyé par les enfants de Simone Veil, qui remercient la ville de Romainville pour cette dénomination.

« Madame le Maire,

Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,

Chers tous,

Vous n’auriez pas pu faire plus plaisir à maman, si elle était présente, que de donner son nom au parc qui offre un nouveau grand espace public et diversifié aux Romainvillois et aux Romainvilloises.

Maman n’était pas une sportive accomplie, mais elle adorait en revanche les jardins et passait un temps important à soigner les fleurs et les espaces verts de sa maison de campagne.

Au-delà de ces vastes espaces magnifiques, lieux propices aux échanges et à la convivialité, le parc Simone Veil, aurait plu à notre mère en raison de sa permanente attention à développer un consensus entre l’ensemble de nos concitoyens sans jamais rien céder sur ses propres convictions, comme elle était attentive à réconcilier les européens, avertie qu’elle était par les épreuves vécues pendant la seconde guerre mondiale.

Au nom de maman, ses enfants et petits-enfants vous remercient de l’honneur qui lui a été fait, à elle mais aussi à eux, de baptiser ce parc de son nom. »

Je vous remercie.

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L’enfant au cœur de notre projet éducatif

La ville de Romainville est une des dernières villes de Seine-Saint-Denis à maintenir la semaine de 4,5 jours. Ce n’est pas pour s’enorgueillir car il s’agit d’un véritable choix politique de notre majorité et à aucun moment nous n’avons envisagé de revenir dessus.

Il s’agit tout d’abord de respecter les rythmes d’apprentissage des enfants en mieux répartissant le temps scolaire (une semaine de 9 demi-journée dont 5 matinées) afin de programmer les séances d’apprentissage pendant des moments où la faculté de concentration des enfants est la plus grande et donc de leur permettre de mieux apprendre. L’organisation de la semaine ne peut se baser uniquement sur les intérêts individuels ou collectifs des adultes mais bien en fonction de l’intérêt des enfants en termes de rythme des apprentissages et d’épanouissement, comme l’ont indiqué les chronobiologistes.

Il s’agit surtout de permettre à tous les enfants un accès à des activités périscolaires, qui participent à améliorer les apprentissages et à développer un capital culturel. En proposant des activités gratuites et de qualité nous réduisons ainsi les inégalités en permettant aux enfants vivant dans des familles peu aisées de pratiquer des activités. L’enquête réalisée auprès des enfants en mars 2017 a révélé que 66 % des enfants en maternelle et 35 % des enfants en élémentaire déclarent ne pas pratiquer d’autres activités. Il s’agit donc d’une véritable mesure de justice sociale portée par la majorité municipale.

L’égalité femmes-hommes est un combat de tous les jours!

L’actualité de ces derniers mois, notamment à travers les réseaux sociaux, a permis de libérer la parole des femmes sur le harcèlement et les agressions sexuels.

En tant qu’élu.e.s, représentant.e.s de collectivités publiques, nous devons nous montrer exemplaire en la matière. Romainville porte depuis de nombreuses années les principes de l’égalité femmes-hommes au quotidien et notre Municipalité s’attache à proposer un projet de ville favorisant l’émancipation et l’égalité de toutes et tous. Et c’est par de petits ou grands gestes que nous renforcerons ces droits qui sont trop souvent mis à mal par certains.
– C’est en équipant notre Centre municipal de santé Louise Michel d’un centre de planification et d’éducation familiale, qui aide et guide les femmes, que nous faisons de l’accès aux soins, à la contraception et à l’accompagnement une priorité.
– C’est en pensant la place des femmes dans l’espace public, en garantissant la sécurité de toutes et tous et en organisant une marche exploratoire aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes que nous créons les conditions pour qu’elles puissent fréquenter les lieux publics sans inquiétude.
– C’est en donnant le nom de femmes à de grands équipements (complexe sportif Colette Besson, conservatoire Nina Simone, pôle éducatif Maryse Bastié…) ou espaces publics (parc Simone Veil…) pour rétablir une certaine parité que nous entendons changer les représentations.
– C’est en enrichissant quotidiennement nos enfants grâce à nos nombreuses activités périscolaires, en leur donnant le goût de l’action publique dès le plus jeune âge, comme avec notre conseil des enfants, que nous permettrons de créer les conditions d’avoir plus de femmes aux responsabilités.
– C’est en maintenant la semaine de 4,5 jours que nous pouvons influer sur l’égalité du temps de travail femmes-hommes car un tiers des emplois occupés par les femmes le sont à temps partiel, notamment pour dégager le mercredi. (Une étude publiée par l’Institut des politiques publiques a montré que la réforme des rythmes scolaires a permis en moins de deux ans de réduire de 15 % le différentiel de temps de travail le mercredi entre les femmes et les hommes).
– C’est aussi en soutenant des initiatives telles que le programme Wi-Filles que nous entendons casser les stéréotypes, leur ouvrir les portes vers le monde de l’informatique, pour sortir des préjugés et élargir le champ des possibilités professionnelles.
– C’est pour toutes ces raisons que la Ville de Romainville a signé la convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe.

La Ville fait déjà beaucoup pour l’égalité femmes-hommes mais je reste persuadée que chaque action pour renforcer l’égalité femmes-hommes, pour lutter contre les stéréotypes de sexe est bonne et utile à prendre afin de faire évoluer les mentalités, notamment concernant le langage et la représentation dans la société.

signature

Corinne Valls, Maire de Romainville et Françoise Vouillot, Membre du Haut Conseil à l’Egalité, signent la convention d’engagement pour une communication sans stéréotype de sexe.

ROB / Intervention de Jacques Champion

Intervention de Jacques Champion, Président du groupe des élus du Mouvement de la Gauche Citoyenne et Maire-adjoint lors du rapport d’orientations budgétaires (ROB)

« Madame le Maire,

Mes chers collègues,

Je ne reviendrai pas sur le rapport d’orientations budgétaires dont notre collègue Patrice Calsat a fait une bonne synthèse. Par nos choix politiques, la ville renforce toujours plus son service public local, améliore le quotidien des romainvilloises et des romainvillois tout en préservant leur pouvoir d’achat et en investissant massivement dans des équipements publics de qualité. Ce rapport d’orientations budgétaires prouve notre détermination et notre ambition pour Romainville.

C’est ce que nous faisons depuis de nombreuses années et nous continuerons à le faire. Mais cela peut-être remis en cause. Si le nouveau Président de la République a fait connaître pendant la campagne présidentielle sa conviction d’une métropole dynamique, j’espère que nous connaîtrons enfin les conditions de sa mise en œuvre et quelle ambition il a pour nos territoires. Nous pourrions disserter longuement sur le périmètre, comme sur le mode de gouvernance. Cependant une réalité s’impose, pour quels projets, pour qui sera-t-elle constituée ?

Nous avons un rôle à jouer au sein de la Métropole, afin de l’entraîner en terme d’innovation et d’ambition. Le rôle des communes est primordial lorsque nous voyons l’ensemble des politiques publiques que nous menons.

Il serait donc suicidaire de se passer de l’échelon communal, l’échelon le plus ancien et et qui développe le lien le plus étroit avec ses concitoyens.

Les communes doivent continuer à prendre toute leur place dans la continuité du service public. Même si les communes seront compensées à l’euro près de la suppression d’une partie de la taxe d’habitation, de grandes incertitudes pèse sur l’après 2020 et donc sur l’autonomie des communes car même si nous n’augmentons pas les taux, l’assiette évolue en fonction de l’évolution des bases physiques mais cela sera—t-il pris en compte par l’État ? Permettez moi d’en douter.

L’échelon communal est par moment oublié par les services préfectoraux. J’en veux pour preuve, et je sais Mme le Maire que vous avez été désagréablement surprise de l’apprendre, que la Préfecture a sollicité les administrations des territoires pour coordonner les opérations de déneigement alors que nous savons tous que ce sont les villes elles-mêmes, leurs agents, leurs élus, qui sont sur le pont lors de ce genre de situation exceptionnelle, d’autant qu’en l’occurrence Est Ensemble n’a pas la compétence voirie.

Il est donc urgent de mettre un coup d’accélérateur et de donner les moyens aux échelons qui fonctionnent déjà et non de désorganiser avec une réforme à la va-vite. C’est indispensable si nous voulons mener ces projets à bien dans l’intérêt de nos concitoyens, car c’est à eux qu’ils doivent bénéficier en premier lieu et dont ils doivent changer concrètement la vie.

Bien entendu l’aspect métropolitain sur certaines politiques publique est primordial alors que l’échelle d’une commune ne permet pas d’avoir une vision d’ensemble. Je pense notamment aux politiques de transport (grand Paris Express), de lutte contre la pollution ou de solidarité. Il est donc temps de construire une métropole démocratique, efficace et solidaire. Et c’est à travers ses élus que nous pourrons le faire.

Avoir donc un service public local de qualité et innovant c’est tout le sens que nous donnons chaque année à travers nos budgets et ce rapport d’orientations budgétaires le prouve.

Chaque année, avec les orientations politiques et le sérieux de notre administrations, proposons un budget maîtrisant les dépenses courantes de fonctionnement (cette année l’évolution tourne autour de 0,5%) tout en continuant à investir pleinement (palais des fêtes, école primaire aux Bas-Pays, complexe sportif Paul Baldit, tour maraîchère) et cela sans augmenter les taux de fiscalité. Ce budget voit aussi l’encours de dette diminuer.

Depuis de nombreuses années nous essayons d’équilibrer au maximum les sections de fonctionnement et d’investissement pour continuer à offrir toujours plus de services publics aux romainvilloises et romainvillois. C’est grâce à l’ensemble de ces politiques publiques locales, à ces nouveaux équipements que nous recréons du lien et que nous continuons à être un rempart face aux crises économiques que notre pays a connu et risque de connaître à nouveau. »

ROB/ Intervention de Patrice Calsat

Intervention de Patrice Calsat, Maire-adjoint aux finances et au sport lors du rapport d’orientations budgétaires (ROB)

« Madame le Maire, Mes chers collègues,

Comme chaque année, je vais vous présenter le rapport d’orientations budgétaires qui résume les politiques publiques que nous mettons en œuvre pour améliorer le quotidien et le cadre de vie des habitants.

2018 sera encore un budget ambitieux. Car même si nos opposants n’aiment pas qu’on le rappelle, nous continuerons à agir pour les romainvilloises et les romainvillois sans augmenter la fiscalité conformément aux engagements que nous avons pris devant la population en mars 2014. Malheureusement la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives n’est pas de notre ressort, vous le savez elle est décidée par le Parlement.

Et cela ne nous empêchera pas de continuer nos investissements car cette année encore marquera le début de travaux de nombreux équipements.

La seule inquiétude que nous pourrions avoir, et c’est pour cela que pour la construction de ce projet de budget nous n’avons affiché que les recettes dont nous sommes certains, concerne la reconduction des systèmes de péréquation, mis en place dans une politique de justice sociale par les gouvernements successifs depuis 2012.

Tout comme la compensation de la suppression de la taxe d’habitation car même si nous devrions l’être à l’euro près jusqu’en 2020, une incertitude pèse sur les années suivantes.

Je tiens également à souligner la croissance du PIB de 1,9% en 2017, qui est à mettre en partie, au crédit du quinquennat de François Hollande. En tant que collectivité, nous avons bénéficié de nombreuses politiques menées par l’ancien Président ce qui ne sera pas forcément le cas au cours du quinquennat d’Emmanuel Macron d’autant plus que nous ne connaissons toujours pas sa réforme institutionnelle

Ce budget marquera aussi le désendettement de notre commune tout en maintenant notre ambitieux programme d’investissements. Nous prévoyons d’emprunter 2 millions d’euros, qui ne seront mobilisés qu’en cas de réels besoins. L’encours de la dette a diminué de 3,07M€ entre 2008 et 2017 et la capacité de désendettement de la Ville est de 6,93 années. Je le rappelle chaque année mais on considère généralement qu’entre 8 et 10 ans la situation financière est très saine.

Ce que je souhaite également souligner est la forte épargne brute que la ville dégage. Après les 10 millions d’€ en 2016, qui était une année exceptionnelle, l’épargne brute s’établit en 2017 à 7,1millions d’euros ce qui nous permet de continuer à investir massivement pour les romainvilloises et les romainvillois. Il s’agit d’un niveau élevé contrairement aux craintes exprimées par la chambre régionale des comptes dans son dernier rapport.

Néanmoins le rapport de la CRC a pointé certaines incohérences liées à l’histoire de la ville que nous régularisons dans l’intérêt des agents. Il s’agit du temps de travail des agents qui n’atteignait que 1561 heures annuelles alors que la durée légale annuelle du temps de travail est de 1 607 heures. C’est dans le but de se conformer à la loi et de respecter la durée légale que la direction générale a proposé de porter à 37h30 le temps de travail et cela a été mis en place pour 247 agents soit 45,3% du personnel. Ce nouveau temps de travail n’est pas là pour pénaliser nos agents mais pour respecter la loi et surtout leur éviter de possibles mauvaises surprises. Un rapport sur le temps de travail des fonctionnaires a été remis au 1er Ministre fin 2016. Il est actuellement sur le bureau du Ministre de l’action et des comptes publics. Ce rapport préconise de supprimer les accords antérieurs sur le temps de travail et d’imposer à tous les employeurs publics de revenir à la durée légale de temps de travail. Lorsque ce rapport reviendra sur le devant de la scène, les jours de congés supplémentaires dépassant le cadre légal seront supprimés. Ne subsisteront alors pour les agents à 35 heures hebdomadaires que les 25 jours de CA parfaitement légaux par année pleine. Le passage à 37h30 permet quant à lui de générer 15 jours d’aménagement et de réduction du temps de travail (ARTT) parfaitement légaux, en plus des 25 congés annuels (CA) de droit.

En 2018 nous poursuivrons également nos nombreuses politiques publiques en faveur des habitants du territoire, qui ont été pour certaines renforcées et développées.

  • Le maintien de la semaine à quatre jours et demi et des activités périscolaires gratuites. Nous serons une des dernières villes à maintenir ce rythme (avec Bondy, le Pré-Saint- Gervais et Pantin) car nous estimons que cette répartition du temps scolaire respecte les rythmes d’apprentissage des enfants et permet à tous les enfants un accès à des activités périscolaires, qui participent à améliorer les apprentissages et à développer un capital culturel.

  • Poursuite des actions du PEDT et des actions en milieu scolaire sans oublier des investissements conséquents pour les établissement scolaires

  • la poursuite des temps forts festifs (forum de rentrée, semaine éco-citoyennes, romainville en short…) et une offre culturelle renforcée et un développement des actions en faveur de la pratique sportive.

  • pour renforcer les solidarités et l’accès aux soins, la poursuite du développement des actions à destination des plus fragiles (ateliers malins, organisation d’une semaine «anti coup de froid»… et une offre de soins renforcée avec l’ouverture de la Maison médicale dans le quartier des Bas Pays en avril.

  • Poursuite des actions de prévention avec les collèges, installation au premier semestre de trois stations vélib’s

  • reconduction des subventions aux associations romainvilloises et poursuite du soutien de la ville et de l’État dans le cadre du Fonds d’Initiatives Associatives.

Il s’agit d’une liste non exhaustive et vous avez le détail dans le rapport.

Concernant les investissements, cette année nous avons encore de nombreux projets pour continuer à améliorer le cadre de vie des habitants. Notamment la programmation des travaux de voirie qui est fortement amplifiée avec un budget global estimé à 3millions d’euros (la réfection de la rue Saint Germain, des rues Voltaire et Lemoine, du mail Henriette Pizzoli et de l’allée des Blonnes) des travaux dans différentes cours d’écoles; les travaux d’aménagement de la Plaine Centrale du quartier Marcel Cachin pour un montant de près de 290000€. Des travaux d’entretien lourd du patrimoine bâti pour environ 1 300 000€ dont 615 600€ pour des travaux dans les écoles;

En plus de ces travaux, la Ville entend poursuivre en 2018 son programme ambitieux d’équipements nouveaux pour les Romainvilloises et les Romainvillois et prévoit donc:

La réhabilitation/extension du Palais des Fêtes, la réhabilitation du complexe sportif Paul Baldit, la construction de la tour maraîchère, la construction d’une école primaire de 11 classes dans le quartier des Bas-pays, la poursuite de la rénovation urbaine du quartier Youri Gagarine avec la construction du carré 16/25 ans et l’espace co-working.

Vous le voyez mes chers collègues, depuis mars 2014 nous avons entrepris de nouveaux projets comme nous nous y étions engagés auprès des habitants sans toucher à la fiscalité locale. Il s’agit d’une véritable volonté de la municipalité de créer des équipements publics où les nombreuses actions et politiques publiques sont mises en œuvre pour l’ensemble des romainvillois. Et tout cela se fait avec l’ensemble des services municipaux qui, avec un travail sérieux et rigoureux agissent au service du territoire et des habitants pour un projet de ville ambitieux. « 

Vœux 2018

Discours de Corinne Valls, Maire de Romainville, lors des vœux pour l’année 2018.

« Je vais commencer ce discours par vous présenter, au nom de la municipalité, mes meilleurs vœux pour cette année 2018 et souhaiter que se réalisent vos projets tant personnels que professionnels. Je suis d’autant plus heureuse de vous recevoir pour cette cérémonie car vous êtes des partenaires incontournables de nos projets et des acteurs à part entière de la vie de notre commune. Et pour cela je vous en remercie.

Nous allons vivre une année particulière car elle ne comportera aucune élection mais rassurez-vous même si je ne serai pas bridée par la fameuse réserve électorale je ne serai pas plus longue que les années précédentes.

Si le nouveau Président de la République a fait connaître pendant la campagne présidentielle sa conviction d’une métropole dynamique, nous devrions enfin savoir les conditions de sa mise en œuvre, maintes fois repoussées, et quelle ambition il a pour nos territoires dans la première quinzaine de février semble-t-il. Nous pourrions disserter longuement sur le périmètre, comme sur le mode de gouvernance.

Cependant une réalité s’impose, pour quels projets, pour qui sera-t-elle constituée ? On le voit bien, l’appel à projets « Inventons la Métropole » a été une véritable aubaine pour de nombreuses villes y compris la nôtre.

Le département qui accueillera, avec Paris, les Jeux olympiques et paralympiques de 2024, et qui doit être traversé par trois lignes du Grand Paris Express a un atout majeur à travers sa jeunesse, notre territoire est dynamique comme le reflète notre projet d’aménagement de la Plaine de l’Ourcq en contrat d’intérêt national, notre ville est innovante à travers de nombreux projets dont notamment notre tour maraîchère, véritable filière économique et sociale.

La Seine-Saint-Denis, les communes et Romainville ont donc un rôle à jouer au sein de la Métropole, afin de l’entraîner en terme d’innovation et d’ambition. Nous devons y prendre toute notre place car la Métropole ne pourra se faire sans nous, sans toutes ces politiques publiques portées à l’échelon départemental comme communal.

D’où l’intérêt d’une véritable dynamique urbaine. Je sais bien que certains regrettent le nombre de grues dans notre ville comme sur d’autres territoires d’ailleurs. Ils en oublient quand même la maîtrise et la cohérence liées au respect des prescriptions de la charte promoteur, initiée dès 2012, comme au volet patrimonial de notre plan local d’urbanisme.

Ainsi ce volet patrimonial que nous menons en lien avec l’Agence parisienne d’urbanisme permet de recenser des bâtiments remarquables par leur architecture, de sauvegarder le patrimoine qui présente un intérêt particulier tout en conciliant cela avec les évolutions futures, telles que les extensions ou projet de construction sur la parcelle ou à proximité.


L’objectif de la municipalité de valoriser le patrimoine bâti « ordinaire », hérité des différents cycles d’urbanisation de la commune tend à lutter contre une banalisation de l’architecture de notre ville, et dans un même mouvement à préparer aujourd’hui l’architecture de demain. Pour ce faire nous veillons à faire appel pour tous les projets urbains à des architectes urbanistes et des paysagistes, le plus souvent de renom. Je ne puis en cet instant résisté à rappeler à nos détracteurs l’évolution démographique de 1% bien en deçà de nombre d’autres communes d’Île de France
(moyenne de 4,64% pour le département de Seine-Saint-Denis).

Ce développement maîtrisé passe aussi par l’aménagement d’espaces verts comme nous l’avons valorisé sur notre carte de vœux. Car notre ambition est d’améliorer le cadre de vie en préservant et développant les espaces de respiration sur l’ensemble de la commune.

Romainville est déjà une ville extrêmement bien dotée, 28m2 d’espaces verts par habitant qui sont représentés par l’île de loisirs de la Corniche des forts, véritable poumon pour tous bien sûr mais aussi avec la trame verte constituée par les axes viaires, les mails plantés, les espaces résidentiels ou venelles protégé par le PLU, qui prévoit selon les secteurs une obligation d’espace vert de 30 à 50% de parcelle et de 10 à 30% de pleine terre.

D’ici 2020 ce sont dix parcs ou espaces publics qui auront été repensés, réaménagés ou créés. Ils constitueront un véritable parcours à travers la ville. Depuis la Plaine centrale Marcel Cachin réaménagée cette année en passant par la place du 19 mars, le square du Palais des fêtes, l’ile de loisirs, le square Barbusse jusqu’au parc sur la couverture de l’autoroute A3, de nouveaux lieux de détente, de respiration et de loisirs seront proposés. Dans le quartier de l’Horloge ce sont d’ici peu deux grandes places publiques et des voiries plantées qui viendront renforcer l’offre d’espaces publics qualifiés.

Un développement maîtrisé passe aussi par la création d’équipements afin d’accueillir les romainvilloises et les romainvillois dans de bonnes conditions : 2017 a vu l’arrivée de l’ehpad rue des Coudes Cornettes qui avec l’extension de l’Institut médical de Romainville et l’ouverture en avril de la maison pluridisciplinaire de santé va constituer un véritable pôle santé aux bas-pays sans oublier dans un autre registre le pôle éducatif Maryse Bastié, premier équipement public du quartier Youri Gagarine qui marque concrètement le début de sa rénovation urbaine.

La municipalité va poursuivre ses investissements dans les années à venir. Tout d’abord notre Palais des fêtes, qui a accueilli depuis des dizaines d’années de nombreux événements dont les vœux de la municipalité et il était tout naturel, après l’évolution de l’avenue Paul Vaillant Couturier de le voir enfin rénové et réhabilité. De plus, il accueillera la Maison de la Philo qui aura un plus grand espace avec pignon sur rue. C’est donc un véritable pôle culturel comportant deux grandes salles qui verra le jour.

La création d’une nouvelle école aux Bas-Pays, dont les travaux vont commencer à l’été. Entre 2015 et 2019 nous aurons ainsi livré 42 classes de maternelles et élémentaires et nous continuerons à œuvrer pour la construction d’un lycée général et la création d’un nouveau collège.

La reconstruction du complexe Baldit débutera également cette année, et la ZAC de l’Horloge verra se terminer les travaux du village des marques et ceux de la fondation pour l’art contemporain.

Vous le voyez 2018 sera encore une année riche en projets et en équipements pour faire de Romainville, une ville attractive et une ville à vivre. Dans ce chapitre là bien que la ville n’en ait pas la responsabilité, j’ai plaisir à annoncer également l’ouverture en ce début d’année du commerce de proximité avenue Gaston Roussel. Je sais qu’il était très attendu et qu’il a peiné à sortir de terre en dépit de nos nombreuses relances.

Nous, élu.e.s devons avoir tout particulièrement une vision de la ville de demain surtout en ces périodes qui marquent un tournant, un tournant sociétal certainement, une fin de cycle de civilisation peut-être. Nul ne peut nier une numérisation, voire une ubérisation du quotidien qui ne va pas sans impacter nos modes de vie personnelle comme professionnelle. C’est pourquoi nous devons, par notre action, anticiper autant que faire se peut ces changements. Ainsi nous développons de nombreuses politiques publiques, qui ne se voient pas forcément, qui ne sont pas représentées par tel ou tel équipement mais qui permettent à chacun de s’épanouir, de trouver sa place dans la société.

Je pense évidemment à la philo pour tous et à tout âge que j’ai souvent eu l’occasion de mettre en avant mais aussi aux politiques à l’intention des enfants. C’est en enrichissant quotidiennement nos enfants grâce à nos nombreuses activités périscolaires, en leur donnant le goût de l’action publique dès le plus jeune âge, comme avec notre conseil des enfants, que nous en ferons des citoyens engagés et responsables. C’est pour cela qu’à aucun moment nous n’avons envisagé de revenir sur les rythmes scolaires. Depuis 2007-2008 nous avons mis en place des activités périscolaires sur le temps méridien, activités que nous avons pu étendre et intensifier avec la semaine de 4 jours et demi permettant à chaque enfant de profiter pleinement de nombreuses activités épanouissantes et gratuites. Pour le bien-être et la culture des enfants nous continuerons à investir pour ces activités périscolaires tant que la loi nous le permettra.

2017 a chamboulé nos certitudes sur l’égalité femmes, hommes. A Romainville depuis de nombreuses années, l’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité. Nous menons déjà à travers le CMS de nombreuses campagnes nationales contre les violences faites aux femmes et contre les violences éducatives et nous proposons aussi des permanences victimologie. C’est également en soutenant des initiatives telles que le programme Wi Filles que nous entendons casser les stéréotypes, leur ouvrir les portes vers le monde de l’informatique pour sortir des préjugés et élargir le champ des possibilités professionnelles.

Nous continuerons à donner le nom de femmes à de grands équipements publics pour rétablir une certaine parité afin de changer les représentations. Après Colette Besson, Nina Simone et Maryse Bastié, nous allons proposer, après consultation de la population, que le parc se trouvant sur la couverture de l’A3 porte le nom de Simone Veil, véritable parc urbain qui va enfin permettre de reconnecter dès ce printemps le Nord et le sud de la commune.

Nous déployons aussi des moyens précieux pour notre territoire à travers différents contrats. Le Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance qui est un outil important de notre action publique, indispensable pour répondre aux besoins, aux problématiques, rencontrés par nos habitants et les professionnels. Le projet éducatif de territoire qui sera renouvelé en 2018 afin de continuer à mobiliser toutes les ressources du territoire pour garantir la continuité éducative entre les projets des écoles et des établissements et les activités proposées aux élèves en dehors du temps scolaire, et donc d’offrir à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité, avant, pendant et après l’école.

Le contrat local de santé afin de poursuivre notre lutte contre les inégalités sociales et territoriales en matière de santé. Romainville est une ville dynamique dans le domaine de la santé avec la mise en place de nombreuses actions de santé, de prévention et de campagnes de sensibilisation et avec la présence de nombreuses structures de santé sur notre territoire.

Le contrat de ville qui permet de soutenir de nombreuses associations intervenant dans les quartiers prioritaires de la politique la ville pour lequel j’espère un arrêt de l’hémorragie financière que nous avons connus fin 2017 sans oublier les emplois aidés. Mais je n’oublie pas que ce contrat de ville a accompagné la création des conseils citoyens et je veux ici rendre hommage à celle et ceux qui s’investissent quotidiennement pour le mieux-être de leurs voisins et de leur quartier.

Le label ville sportive et active que la ville a reçu prouve également une nouvelle fois les efforts que la municipalité mène dans tous les domaines, et ici en faveur du sport, et contribue à inscrire Romainville comme une ville attractive.

Je ne peux terminer sans parler de deux sujets importants pour chacun de nous. Les transports : Romainville connaît aujourd’hui de nombreux travaux pour l’arrivée de transports en commun structurants du Grand Paris avec le prolongement de la ligne 11 et du tramway T1.

De plus, depuis de nombreuses années, la municipalité s’attache à promouvoir les mobilités douces sur l’ensemble du territoire avec la réfection des trottoirs comme avec la mise en place d’un plan vélo et l’arrivée d’ici mars de trois stations Vélib.

Le traitement de nos déchets ménagers, là encore nous nous inscrivons pleinement dans la métropole de demain avec la refonte complète du site du syctom sur notre territoire. Vous le savez ou pas, notre ville a dès la fin du 19ème siècle accueilli un centre de transfert et de traitement des déchets. Il faut avouer que ces lieux n’ont guère évolué au fil du temps. Aujourd’hui après la concertation qui a eu lieu, un projet a été arrêté. Parce qu’avec Est Ensemble en charge de la collecte nous avons une vision progressiste, parce que nous sommes responsables des déchets que nos territoires produisent, nous avons soutenu, ce projet qui permet la réduction de la masse des déchets à transporter et à traiter.

Tendre vers une politique Zéro Déchet doit être plus qu’une ambition commune, un véritable programme d’action pour faire du site de Romainville un modèle d’exemplarité et le laboratoire du développement d’une véritable économie circulaire avec la ressourcerie qui y sera associée mais aussi des entreprises relevant de l’ESS pour valoriser le plus grand nombre de déchets dans une logique de circuits court. L’expérimentation de la collecte des déchets alimentaires lancée dans le secteur des Bas Pays est un enjeu déterminant de cette politique que nous menons.

Vous le voyez 2018 continuera sur les chapeaux de roue, nous continuerons à travailler ardemment pour faire vivre Romainville afin qu’elle soit un acteur déterminant dans les années à venir au sein de la Métropole et pour que chaque Romainvilloises et Romainvillois puissent réaliser leurs projets au sein de notre ville.

Je vous remercie encore de votre présence et vous réaffirme tous mes vœux d’espérance et d’action pour cette année 2018. »

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Protéger le patrimoine architectural de Romainville

Même si le développement d’une ville est primordial, son développement doit rester maîtrisé et cohérent afin de protéger son patrimoine bâti, d’assurer un renouvellement urbain tout en préservant son identité.

Cela passe au respect des prescriptions de la charte promoteur, initiée en 2012, mais également à travers le volet patrimonial du plan local d’urbanisme (Plu) que nous menons en lien avec l’Agence parisienne d’urbanisme. Il permet de recenser des bâtiments remarquables par leur architecture, de sauvegarder le patrimoine qui présente un intérêt particulier tout en conciliant cela avec les évolutions futures, telles que les extensions ou projet de construction sur la parcelle ou à proximité.


L’objectif de la municipalité de valoriser le patrimoine bâti « ordinaire », hérité des différents cycles d’urbanisation de la commune tend à lutter contre une banalisation de l’architecture de notre ville, et dans un même mouvement à préparer aujourd’hui l’architecture de demain. Nous veillons donc à faire appel pour tous les projets urbains à des architectes urbanistes et des paysagistes, le plus souvent de renom.

Des réunions avec l’ensemble des propriétaires concernés sont organisées afin de recueillir leurs observations quant à cette modification envisagée du Plu et un certain nombre de remarques ont déjà été prises en compte.