Conseil municipal – Corniche des Forts

En raison de perturbations lors du Conseil municipal du 7 novembre 2018, après avoir demandé à plusieurs reprises au public de laisser parler les élus, la séance a été levée.

Dans ce contexte, le débat suite à la présentation par le groupe Romainville Ensemble (PCF-FI-NPA) d’un vœu concernant la Corniche des Forts n’a pas pu se tenir.

Retrouvez ici l’intégralité de l’intervention de Mme le Maire, qui n’a pu être présentée en séance :

Intervention de Corinne Valls relative au vœu présenté par le groupe Romainville Ensemble au conseil municipal du 7 novembre 2018

« Mesdames, Messieurs les élus,

Voilà quelques semaines maintenant que le projet de la Région sur la Corniche des Forts a été découvert par les élus locaux que vous êtes, récupérant une mobilisation citoyenne et associative. Des associations qui ont pourtant été depuis des années associées aux études de la Région et qui s’émeuvent maintenant d’un projet sur lequel elle n’avaient émis aucune réserve. Contrairement d’ailleurs aux élus du syndicat mixte, qui, dans leur diversité ont à plusieurs reprises amendés le projet pour préserver au maximum les arbres et ont plus récemment fait retirer le projet de solarium.

Je l’ai dit, je le redis ici, malgré les nombreuses inexactitudes et contre-vérités que vous venez de dire, ce projet est un projet d’intérêt général écologique.

Si nous devons préserver nos ressources et notre environnement, nous devons aussi créer les conditions pour améliorer durablement la qualité de vie des habitants.

Il serait trop simple de réduire l’urgence climatique à la seule préservation de notre environnement, voire même aux arbres comme vous tentez de le faire.

Il est de notre responsabilité commune d’apporter des réponses concrètes notamment en adaptant notre ville à ces enjeux. Notre mobilisation pour mettre en œuvre des politiques publiques de transition écologique est quotidienne.

La Municipalité de Romainville est engagée depuis de nombreuses années pour faire de l’écologie un véritable levier d’amélioration du cadre de vie en assurant un développement urbain de qualité, je pense aux transports, au renouvellement du parc de logements, je pense aux enjeux de santé publique et d’éducation, je pense à la question des déchets, ….

En ce sens, le projet de la Corniche des Forts est bien un projet d’intérêt général pour permettre aux habitants d’accéder à un lieu sécurisé, constituant un véritable îlot de fraîcheur.

Notre priorité est de sécuriser le site. Permettez-moi de vous faire passer une note de Daniel Obert, Expert honoraire (mines et carrières) auprès de la cours d’appel de Paris, professeur d’université, qui porte un regard scientifique sur la dangerosité des anciennes carrières de gypses.

Je l’ai dit, je le répète, le gypse est soluble. Ce site, peut, dans 1 mois ou dans 10 ans, totalement s’effondrer. Les carrières doivent donc être comblées pour assurer la sécurité des personnes et préserver la faune et la flore présentes. En ce sens, le rapport du GIEC annonce aussi une hausse des précipitations, et donc ici cela pourrait accroître le phénomène inexorable de dissolution du gypse.

Il ne s’agit pas de supprimer une forêt comme vous tentez de le faire croire ! Il s’agit de rendre accessible un espace de végétalisation dense constituant un véritable îlot de fraîcheur pour les habitants.
Il s’agit ici de permettre à la forêt de se développer, de continuer à vieillir sereinement. Des experts, des écologues et l’agence de la biodiversité de la Région ont travaillé sur ce dossier. Des plantes invasives doivent être gérées, un diagnostic a été réalisé pour marquer les arbres accueillants la faune, de nouveaux arbres vont être plantés qui seront d’une qualité remarquable. Des nichoirs seront installés dans le cadre des mesures d’accompagnement et de compensations.

Il est donc illusoire de penser que ne rien faire sur le site permettra d’assurer sa viabilité à long terme.

Il est donc illusoire de penser que sans intervention raisonnée cette forêt évoluera.

Parlons peut-être des atteintes à l’environnement portées par les militants dits écologistes présents sur le site.
Quel est l’impact à court et moyen terme sur la biodiversité quand ils éventrent 70 sacs de ciment sur le site ? Quelle est la finalité de saccager le marquage des arbres à préserver quand ils disent vouloir lutter contre la déforestation ? Ces actions-là sont effectivement anti écologiques !

Parlons enfin de démocratie. Ce projet, est porté par les différentes majorités politiques des villes concernées depuis 26 ans. D’anciens élus régionaux aujourd’hui vent debout ont voté les travaux de la Corniche des Forts, des travaux bien plus anti-écologiques que l’intervention prévue aujourd’hui.
Parce que nous avons porté, encore en 2014, ce projet auprès des habitants, nous savons que les Romainvillois et Romainvilloises l’attendent.

Pendant les vacances scolaires, les habitants ont été destinataires d’un courrier que je leur ai adressé pour les sensibiliser au dossier. Les réactions sont éloquentes et positives. Sans tapage particulier, sur les marchés ou dans la presse, nous avons déjà recueilli plus de 300 soutiens d’habitants de la ville.
Certes nous sommes loin des 20 000 signataires mobilisés par les Amis de la Corniche des Forts à travers la France et le monde, mais nous sommes assurés que ce projet est attendu des habitant.es.

Je prendrai donc toutes mes responsabilités pour que les travaux puissent continuer. »

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Lettre au Président de la République

Corinne Valls a adressé un courrier au Président de la République suite au drame du 13 octobre dernier

« Monsieur le Président de la République,

Je vous ai adressé un courrier le 12 juillet dernier accompagné d’une lettre ouverte signée par plus de 300 Romainilloises et Romainvillois. Ce courrier faisait suite au drame que notre commune avait connu le 20 mai 2018 avec la mort d’un homme, poignardé en pleine rue.

Cinq mois plus tard et face à votre silence, notre territoire a connu une nouvelle fois un terrible drame avec la mort d’un adolescent de treize ans sur la commune des Lilas, à proximité de Romainville à la suite d’une rixe entre bandes samedi 13 octobre.

Les municipalités et les habitants sont une nouvelle fois abasourdis par ce terrible événement et par cette violence qui est inacceptable.

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, dans la foulée de sa nomination a fait sa première visite au commissariat des Lilas. Je me persuade donc que cela est bien une préoccupation du nouveau gouvernement. Mais nous n’en pouvons plus de ces drames à répétition. Les habitants se sentent oubliés, délaissés et malheureusement je ne peux leur donner tort.

La presse avait fait l’écho du rapport parlementaire Cornut-Gentille / Kokouendo qui mettait une nouvelle fois en exergue les inégalités criantes que connait la Seine-Saint-Denis depuis des décennies. Même si les parlementaires de la Seine-Saint-Denis ont été reçus par le Premier ministre le 26 septembre dernier, aucune mesure concrète n’en est sorti, pas même un calendrier d’action. On vient seulement de nous proposer la présence de médiateurs en milieu scolaire mais bien entendu en partie à la charge de la commune…

Nous allons accepter cette proposition mais je ne peux masquer l’exaspération des élus locaux et surtout des habitants face à l’inertie de l’Etat. En Seine-Saint-Denis il y a moins de tout et les habitants en sont pénalisés.

Il y a moins de policiers. Pourtant les chiffres de la délinquance sont en augmentation. Sur Romainville les violences physiques crapuleuses ont augmenté de 32,61% en un an, tout comme les vols violents (+33,33%). Il est vrai que le commissariat des Lilas, dont dépend Romainville, couvre une superficie de 797 hectares et une population de plus de 102 000 habitants avec seulement 173 effectifs. Après le départ de 25 policiers entre décembre 2017 et juin 2018 pour cause de mutations, le commissariat a recruté depuis le 8 octobre 2018 12 effectifs sortant de l’école. Dix effectifs supplémentaires sont prévus pour être déployés sur la ville de Bagnolet. Vous le voyez le compte n’y est pas et se sont donc les habitants qui on font les frais.

Il y a moins de greffiers et de magistrats. Nous avons des situations où une mesure décidée envers un adolescent ne peut être immédiatement mis en application par manque d’éducateurs au sein de la protection judiciaire de la jeunesse ou de délais de transmission très longs. La mesure pouvant mettre plus de 18 mois à être exécutée et au final cet adolescent n’en comprend plus les raisons.

Sans parler du manque d’enseignants et de moyens pour l’éducation. Notre territoire est un fief d’enseignants néo-titulaires – premiers postes – alors même que la proportion des écoles situées en zones d’éducations prioritaires REP ET REP + est l’une des plus importantes.

Sans oublier qu’il y a moins de médecins scolaires. En effet, 50 % de postes sont vacants et il y a un médecin pour 12 à 13 000 enfants.

Bien entendu les collectivités locales agissent au quotidien pour assurer un service public local de qualité et mener des politiques publiques ambitieuses. Mais seuls nous ne pouvons rattraper notre retard.

J’en veux pour exemple qu’à Romainville, nous avons mis en place, depuis dix ans, les clubs coup de pouce qui permettent d’aider les enfants les plus en difficulté à lire et à écrire. Malheureusement l’Etat s’en désengage totalement alors qu’il s’agit d’une difficulté majeure que pointe le ministre de l’Education nationale. Le dédoublement des classes de CP et CE1 dans l’éducation prioritaire est une bonne chose mais il ne suffit pas à enrayer totalement les lacunes et doit être accompagné d’autres dispositifs comme ces clubs coup de pouce.

Je peux également prendre l’exemple de l’Agence Nationale du renouvellement urbain (ANRU) qui aujourd’hui nous retarde dans la rénovation d’un quartier en nous imposant des règles qui ne prennent pas en compte les difficultés que nous connaissons. Notre territoire concentre 38% de logements sociaux et 20% du total des logements très sociaux de la Métropole du Grand Paris. Les règles administratives voudraient la reconstruction de logements PLAI dans un territoire qui en concentre déjà beaucoup alors que l’objectif fondamental de l’ANRU est bien de diversifier l’habitat et de favoriser la mixité fonctionnelle. Il est temps que l’Etat, ici à travers l’ANRU, participe et aide les collectivités à transformer nos quartiers, à renforcer leur dynamisme économique, à favoriser l’épanouissement des habitants.

Notre département subit une véritable rupture d’égalité républicaine et cela ne peut plus durer. La mort de cet adolescent nous l’a rappelé et malheureusement nous savons que cela va se reproduire si rien n’est fait rapidement.

Au vu des difficultés que nous connaissons, la Seine-Saint-Denis doit être le terrain de l’expérimentation mais pour cela nous devons être accompagnés. A Romainville, nous avons initié depuis 2009 le projet « Philo pour tous », permettant à l’ensemble des Romainvillois.es, et notamment les plus jeunes, d’explorer les plaisirs de la pensée et l’apprentissage de la réflexion. Ce n’est qu’un exemple mais cela prouve que nous sommes volontaires et audacieux pour expérimenter de nouvelles politiques publiques en direction des habitant.e.s.

Il est donc nécessaire d’engager enfin les moyens au niveau des besoins avant que la situation ne se dégrade plus encore et que les besoins soient encore et toujours plus importants. Vous pouvez Monsieur le Président de la République apporter des réponses durables à cette situation.

Les habitantes et habitants de Romainville et de la Seine-Saint-Denis ne doivent plus se sentir oubliés.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes salutations les plus respectueuses. »

Centenaire du 11 novembre 1918

Discours de Corinne Valls, Maire de Romainville

« Monsieur le Conseiller délégué aux anciens combattants et à la vie associative,

Messieurs les représentants des associations d’anciens combattants,

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, messieurs,

Nous sommes toutes et tous réunis aujourd’hui pour commémorer ensemble, le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918.

Il y a 100 ans, la fin des hostilités, tant attendue par les soldats et les civils, mettait un terme à quatre années d’horreur, d’angoisse, de souffrance et de privation, quatre années qui virent une génération entière sacrifiée sur l’autel du nationalisme ravageur.

Le conflit de 14/18 est celui qui pèse, 100 ans après, encore le plus dans notre mémoire collective.

Le souvenir de la Grande Guerre est présent dans chaque village, dans chaque ville, parce qu’il n’y a pas de commune en France où un monument aux morts n’ait été érigé, parce qu’il n’y a pas de commune en France où il n’y ait pas eu de victimes de la Première Guerre mondiale.

C’est le conflit qui a touché le plus de familles. Plus de 8 millions de Français – un cinquième de la population – furent appelés sous les drapeaux. Au total : 8 millions de morts, 20 millions de blessés dont 6 millions de mutilés

Et n’oublions pas à cette comptabilité macabre, les centaines de milliers d’hommes venus d’outre- mer et qui ont contribué à l’effort menant à la victoire, mais, pour beaucoup d’entre eux, au sacrifice de leur vie.

La France est sortie meurtrie et humainement ruinée de ce conflit : 1.4 millions de morts dont 600 000 victimes civiles, 630 000 veuves, 700 000 orphelins de guerre.

Plus de 3 millions de blessés, de mutilés, de gazés, tous ceux que l’histoire a retenu sous l’appellation de « gueules cassées ».

A Romainville, l’ensemble des hommes valides en âge d’aller à la guerre furent incorporés. Près de 1600 vont donc être ainsi mobilisés sur les 5600 habitants que comptait notre commune à l’époque. A la fin de la guerre 918 romainvillois auront disparu. Ce fut un lourd tribut.

Aujourd’hui nous leur rendons hommage, nous rendons hommage à toutes les victimes de cette guerre qui ne doivent pas, les décennies passant, devenir les oubliés de l’Histoire.

Pour ce faire, sachons tirer les enseignements des conflits mondiaux qui ont endeuillés le XXème siècle afin de construire un avenir pacifié, particulièrement sur notre continent européen.

Car aujourd’hui le « populisme » gagne de nombreux pays en Europe comme ailleurs. A n’en pas douter, la tentation du repli sur soi peut être forte comme la facilité de désigner le migrant comme responsable de tous les maux.

Il semble, au contraire nécessaire, dans des périodes difficiles, de promouvoir le sens collectif afin que l’ouverture, le métissage, la valorisation de la diversité, le dialogue fraternel entre les peuples prévalent toujours sur la surenchère, la concurrence, l’individualisme et le chacun pour soi. Il en va de l’avenir de nos démocraties et de notre « vivre ensemble » républicain.

La France doit se prévaloir de ses valeurs, celle du creuset français, de cette idée née de la révolution française qu’être français est une adhésion et non un héritage.

Il est, dans ce contexte, indispensable de rappeler que le 11 novembre est la date hautement symbolique d’une victoire, pas tant une victoire militaire d’un pays sur un autre, mais la victoire du retour de la démocratie, la victoire de la paix sur une désastreuse guerre civile européenne, entraînant une grande partie du monde dans son malheur.

Ces temps de commémoration permettent à la fois le recueillement mais surtout l’occasion de rappeler les causes de cette horreur absolue que représente la guerre, toutes les guerres. Un ferment toujours aussi présent dans notre monde actuel où des continents entiers, souvent au Sud, sont livrés aux massacres et à la destruction.

Face à ces dérives, notre réponse, en cette journée du souvenir, c’est la construction européenne, la défense de notre modèle social, les libertés publiques d’expression, l’éducation, la solidarité, la dimension laïque de notre République une et indivisible.

Nous savons que des images et des symboles sont parfois plus forts que bien des discours. Comme ce souvenir, d’un Président de la République française main dans la main avec un Chancelier de la République fédérale allemande, au moment de l’hommage aux morts des tranchées de Verdun.

C’est pour cela que nous avons souhaité planter un arbre au sein du carré militaire pour rendre hommage aux poilus de 14-18 et symboliser la paix. Entretenir le souvenir est d’autant plus important aujourd’hui qu’il n’existe plus de témoins ni d’acteurs directs de ce conflit. La présence, aux côtés des associations d’anciens combattants, de nombreux jeunes Romainvilloises et Romainvillois nous assure la préservation de cette mémoire. Je tiens à remercier la Compagnie Acta Fabula pour son travail de restitutions à partir de la poésie d’Apollinaire mais aussi l’ensemble des partenaires qui se sont inscrits dans notre programmation pour célébrer ce centenaire.

Les générations de demain doivent savoir qu’il fut un temps où des Français se battaient pour ne pas tomber sous le joug d’une puissance étrangère, pour rester libres de leur destin, tout simplement ! Qu’importe que ces Français soient les ancêtres ou non de ces futures générations ; ils demeurent le lien vertical qui nous relie à la mère patrie, à notre mémoire commune. Alors, plus que jamais, restons attachés à notre Histoire, apprenons là et soyons-en fiers. Continuons d’honorer nos morts parce qu’ils ont, par le sacrifice de leur vie, un droit sur la nôtre.

Je vous remercie. « 

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Corniche des Forts : Pour un nouvel espace vert accessible à toutes et tous !

Communiqué de Corinne Valls, Maire de Romainville et Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

Depuis le 8 octobre, la Région a engagé les travaux pour l’ouverture d’un nouvel espace accessible au sein de la Corniche des Forts. Ce projet d’intérêt général offrira aux habitants du territoire un nouvel espace naturel.

Nous souhaitons réaffirmer notre mobilisation pour mettre en œuvre des politiques publiques de transition écologique.

Nos collectivités sont engagées pour faire de l’écologie un véritable levier d’amélioration du cadre de vie des habitants. Ouvrir un espace vert pour tous et toutes, c’est justement permettre de défendre la place de la nature en ville. Préserver les espaces naturels, c’est favoriser la biodiversité. Le projet d’aménagement de la Corniche des Forts répond à ces objectifs.

 – Assurer en priorité la sécurité des personnes

Nous tenons à rappeler la nécessité des comblements du site pour assurer sa sécurisation. En effet, le site de la Corniche des Forts se situe sur d’anciennes carrières de gypse comportant de nombreux risques. Daniel Obert, Géologue, Expert honoraire près de la Cour d’Appel de Paris précise que « les risques, et donc la dangerosité des anciennes carrières de gypse, sont liés à leur vieillissement après abandon. « C’est pourquoi il convient de fermer, condamner ces espaces afin de prévenir tout accident de personne. » Le seul moyen d’éviter les désordres est évidemment le comblement, sauf à en bétonner les parois. »

– Rappel sur la concertation

Dès 1992, les villes des Lilas, Pantin, Romainville et Noisy-le-Sec ont candidaté auprès de la Région, propriétaire du site, pour que soit réalisé un aménagement de Base de Plein Air et de Loisirs.

 Aujourd’hui, après des années d’attente et de travail des différents partenaires, les travaux démarrent, avec comme premier chantier le défrichement puis le comblement des carrières, indispensable pour sécuriser le lieu et éviter son érosion, et à terme son effondrement.

Un travail partagé en ateliers urbains a eu lieu au début des années 2000 pour définir les attentes. En 2002, sur la base d’un premier projet, une étude d’impact et une déclaration d’utilité publique ont été conduites par la Région : des premiers aménagements ont été réalisés entre 2007 et 2008 (aménagement des abords du château, 49 parcelles de jardins familiaux, un cheminement Est-Ouest de 2,8km). En 2015, après une nouvelle étude d’impact et un avis de l’Autorité environnementale, la Région a engagé la nouvelle phase du projet pour sécuriser le site. Le projet prévoyait initialement l’ouverture d’un parc de 12 hectares.  Pour assurer l’équilibre écologique du projet l’emprise de la future zone aménagée a été réduite, à la demande des élu.e.s locaux, à 8 hectares en 2017, donnant lieu à une mise à jour de l’étude d’impact et un nouvel avis de l’Autorité environnementale, en octobre 2017. Cette dernière version du projet a alors été présentée par les services de la Région aux associations, qui n’ont à l’époque fait aucun commentaire sur le projet.

– Il faut poursuivre le dialogue

Nous souhaitons d’abord rappeler le contenu du projet qui n’est pas celui que certains prétendent. Il n’y a ni « saccage d’une forêt », ni aménagement type « solarium ».

Sur les 28 hectares aujourd’hui fermés et dangereux d’accès, seuls 8 hectares vont être comblés :

    • 4,5 hectares vont former une zone consacrée aux loisirs (équipements sportifs légers, jeux pour enfants, promenade dans la nature) ;
    • 2,4 hectares de zone d’éco-pâturage, fermée au public mais entourée d’un chemin d’observation, pour permettre le développement de nouvelles espèces végétales et limiter l’expansion d’espèces invasives. Cette zone redeviendra à terme boisée de façon naturelle.
    • 1,1 hectare pour une zone d’activités ludiques (poney-club et parcours d’accrobranche), créée dans un second temps.
    • Les 20 hectares restants seront complètement fermés au public et sanctuarisés, permettant ainsi au bois, aujourd’hui à un stade de développement jeune, de devenir mature. De plus après les travaux, un hectare sera reboisé.
    • Du point de vue écologique, le projet permettra de limiter l’expansion d’espèces invasives comme la Renouée du Japon et offrira un équilibre entre des espaces verts respectueux de l’environnement ouverts aux habitants, la préservation de la biodiversité et d’une nature spontanée.

 

Ensuite, si les grandes orientations sont connues, le fil du dialogue ne doit pas être rompu. Il s’agit de continuer à prendre en compte les préoccupations de chacun.

La Corniche des Forts doit permettre aux habitants du territoire d’avoir accès à de nouveaux îlots de fraîcheurs et de respirations dans un territoire qui en manque cruellement.

La poursuite des travaux de sécurisation du site permettra d’offrir aux habitants du territoire, aux Sequano-Dyonisiens, un nouvel espace naturel accessible.

Corinne Valls, Maire, Vice-présidente du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

 

Apportez votre soutien au projet de la Corniche des Forts

Lettre de Corinne Valls aux Romainvilloises et Romainvillois.

Madame, Monsieur,

Je tiens à m’adresser personnellement à vous au travers de cette lettre pour vous alerter sur ce qui se passe actuellement concernant le projet de la Corniche des forts. Depuis cet été, des articles de presse paraissent, dénonçant plus ou moins ce projet d’aménagement sans même, pour certains, donner la parole aux collectivités qui soutiennent le projet. Et depuis quelques jours quelques militant·e·s tentent de bloquer par tous les moyens les travaux qui ont débuté.

Je déplore que de nombreuses contre-vérités, par méconnaissance du projet voire sciemment assumées, se diffusent sur les réseaux sociaux. Certains parlent d’un « Notre Dame Des Landes bis », d’un « Europa city bis », d’autres de la destruction complète d’une forêt « primaire » ou encore d’un cadeau fait aux promoteurs. A l’ère où les informations fallacieuses (les « fake news ») se sont banalisées je ne peux concevoir que certains mentent et utilisent cette mobilisation pour de seuls calculs politiciens.

Le projet de la Corniche des Forts a pour but d’ouvrir un nouvel espace naturel au public.

Il offrira un équilibre entre des espaces verts respectueux de l’environnement ouverts aux habitant·e·s et la préservation d’une nature spontanée. Je souhaite ici réaffirmer notre mobilisation pour mettre en œuvre des politiques publiques de transition écologique. La Municipalité de Romainville est engagée pour faire de l’écologie un véritable levier d’amélioration du cadre de vie des habitant·e·s.

Ouvrir un espace vert pour toutes et tous, c’est justement permettre de défendre la place de la nature en ville. Préserver les espaces naturels, c’est favoriser la biodiversité.

Le projet d’aménagement de la Corniche des Forts répond donc à ces objectifs.

Vous avez été destinataire d’un dépliant sur le projet. Pour rappel, sur les 28 hectares aujourd’hui fermés et dangereux, seuls 8 hectares vont être comblés :

– 4,5 hectares vont former une zone consacrée aux loisirs et à l’observation de la nature

– 2,4 hectares de zone d’éco-pâturage, fermée au public mais entourée d’un chemin d’observation, pour permettre le développement de nouvelles espèces végétales et limiter l’expansion d’espèces invasives comme la Renouée du Japon. Cette zone redeviendra à terme boisée de façon naturelle.

– 1,1 hectare pour une zone d’activités ludiques créée dans un second temps.

Les 20 hectares restants seront complètement fermés au public et sanctuarisés, permettant ainsi au bois, aujourd’hui à un stade de développement jeune, de devenir mature. De plus après les travaux, un hectare sera reboisé.

Il est illusoire d’affirmer que sans comblement un autre projet est possible.

Le site de la Corniche des Forts se situe sur d’anciennes carrières de gypse comportant de nombreux risques. Daniel Obert, géologue, expert honoraires près de la Cour d’Appel de Paris explique que « le gypse est une roche fragile, soluble dans l’eau […] et que le seul moyen d’éviter les désordres est le comblement.

Aujourd’hui le site est interdit d’accès car des fontis peuvent se créer à tout moment puisque « les risques, et donc la dangerosité des anciennes carrières de gypse, sont liés à leur vieillissement après abandon […] pouvant aboutir à l’effondrement total. Ces phénomènes sont prévisibles mais non prédictibles ». Cela peut donc survenir dans 10 ans ou dans un mois.

Un travail de concertation a été mené depuis 1992 et jusqu’à aujourd’hui.

Il y a 26 ans, les villes des Lilas, de Pantin, de Romainville et de Noisy-le-Sec ont candidaté auprès de la Région, propriétaire du site, pour que soit réalisé un aménagement de Base de Plein Air et de Loisirs. Un travail partagé en ateliers urbains a eu lieu au début des années 2000 pour définir les attentes. Depuis 2002, chaque projet et étape ont été soumis par la Région Île-de-France à la concertation publique et ont fait l’objet d’études. En 2015, la Région a engagé la nouvelle phase du projet pour sécuriser le site et aménager 12 hectares. Soucieux de réduire l’impact environnemental du projet en terme de défrichement, les élu.e.s locaux ont demandé une diminution de l’emprise de la future zone aménagée. En 2017, c’est donc un projet de 8 hectares qui a fait l’objet d’une étude d’impact et d’un nouvel avis de l’Autorité environnementale. Cette dernière version du projet a alors été présentée par les services de la Région aux associations, qui n’ont à l’époque fait aucun commentaire.

De plus, à la suite de la visite de Valérie Pécresse, Présidente de la Région, sur les lieux le 29 septembre 2018, une dernière réunion s’est tenue dans les locaux de la Région avec l’ensemble des associations le 5 octobre dernier. A cette occasion, les échanges ont duré plus de 5heures et ont notamment mis en exergue un avis positif de l’Agence régionale de la biodiversité.

Aujourd’hui, après des années d’attente et de travail des différents partenaires, les travaux démarrent, avec comme premier chantier le défrichement puis le comblement des carrières, indispensables pour sécuriser le lieu. La Municipalité de Romainville souhaite la poursuite de ces travaux afin d’offrir aux habitant·e·s du territoire un nouvel espace naturel accessible au public.

Il est donc intolérable que des perturbateurs, viennent bloquer les travaux en menaçant les ouvriers et en espérant créer une ZAD (Zone à Défendre). Je sais que de nombreuses Romainvilloises et nombreux Romainvillois attendent l’ouverture de ce nouvel espace vert pour améliorer leur cadre de vie et accéder à un nouvel îlot de fraîcheur. Je prendrai donc toutes mes responsabilités pour que les travaux puissent continuer et j’espère pouvoir compter sur votre soutien.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de mes salutations les plus respectueuses.

Corinne VALLS, Maire, Vice-présidente du conseil départemental de Seine-Saint-Denis

N.B. : A ce jour, aucune disposition pérenne n’a été prise par le Préfet de Seine-Saint-Denis pour éviter toutes intrusions sur le site, en dépit des appels répétés sur la dangerosité de celui-ci. Si un accident venait à se produire, la responsabilité sera donc à rechercher tant auprès des occupants du site que de l’État.

Apportez votre soutien au projet en envoyant un mail à citoyen@ville-romainville.fr, ou par message sur les réseaux sociaux de la ville (facebook, twitter).

« Je souhaite que les 4.5 hectares sécurisés par comblement me permettent de bénéficier d’un nouvel espace vert ». Merci de préciser votre nom, votre prénom et votre adresse

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Un nouveau drame

Un terrible drame s’est déroulé ce week-end sur la commune des Lilas avec la mort d’un jeune adolescent à la suite d’une rixe entre bandes.
Les municipalités et les habitants sont une nouvelle fois abasourdis par ce terrible événement et par ce décharnement de violence qui est inacceptable.

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n’est pas resté insensible en venant au commissariat des Lilas pour sa première visite ministérielle.

Corinne Valls, Maire de Romainville, a pu à cette occasion, avec ses collègues maires, le Président du Conseil départemental et le Président d’Est Ensemble, insisté de nouveau sur le manque d’effectifs de policiers nationaux au sein du commissariat et plus globalement sur le manque de moyens nécessaires en terme d’éducation, de police et de justice pour les habitants de notre territoire.

Nous regrettons l’absence de la députée de la circonscription, Sabine Rubin, qui n’a certainement pas jugé utile d’être présente pour cette rencontre.

Péri-PVC : une simple mesure de précaution

Comme a son habitude l’opposition crie a l’incompétence de la municipalité en omettant de dire que toutes les mesures de suivi et précaution ont été prises. Depuis 2016 les services techniques surveillent les fissures présentes dans les dalles en console des écoles Gabriel Péri et Paul Vaillant Couturier.

Relativement invisibles au tout début de l’exploitation du bâtiment, elles ont par la suite évolué et pris un aspect pouvant paraître inquiétant pour les non-initiés. Afin de s’ assurer de la non dangerosité, la ville a fait appel au bureau de contrôle qui a suivi la construction et ce dernier a confirmé que les fissures visibles n’étaient pas d’ordre structurel mais d’ordre esthétique.

Pour traiter ces fissures – les services techniques devant procéder au sciage des dalles nécessaire à la création de joints de fractionnement évitant ainsi l’apparition de nouvelles fissures – un bureau d’études spécialisé a été mandaté. Ce dernier a demandé des investigations complémentaires avant de faire jouer la garantie décennale de l’entreprise.

En attendant un expert a été désigné. La ville a souhaité sécuriser l’ouvrage par l’intermédiaire d’étais. Il s’agit bien entendu d’une simple mesure de précaution.